Mot-clé - hopital

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi, janvier 1 2014

bonne année 2014

Hugh_Turvey_radiographie_chirurgie_orthopedie_sterilisation.jpg

mais il n'y a pas que l'orthopédie dans la vie du service. nous pouvons vous aider à résoudre beaucoup de problèmes, passez-nous voir !
guerisseur_des_seins_medecin_hopital.jpg
(plus d'humour sur http://www.yves.brette.biz/)

dimanche, septembre 29 2013

nouveaux recrutements dans le service

microbe_sterilisation.jpg
votre mission, si vous l'acceptez, sera de travailler en stérilisation hospitalière, et d'y garder votre sens de l'humour

dimanche, décembre 30 2012

bonne année 2013 !

pour cette nouvelle année, nouvelle image d'en-tête à forte valeur symbolique ajoutée ! :o)

les maîtres de l'eau, au service des services, vous souhaitent un très bonne année 2013 !
lavage_terre_sterilisation.jpg
la stérilisation, toujours à vos côtés (même là où vous ne l'attendez pas)...

vapeur_sterilisation.jpg

d'autres voeux sur le blog humour

mardi, octobre 30 2012

hopital public : fin des 35H en stérilisation ?

"Les agents hospitaliers refusent le plan d’austérité

Près de 200 agents du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain- en-Laye ont manifesté, hier matin, contre la menace de suppression des 35 heures. Laurent Mansart | Publié le 29.10.2012, 04h26

POISSY, HIER. Les agents hospitaliers du CHI Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont venus faire entendre leur voix dans le centre-ville une bonne partie de la matinée et ont reçu le soutien de la population et de la mairie. | (LP/L.MT.) 5 réactionsRéagir « Ré-sis-tance! » Le slogan est simple et veut tout dire. Les agents du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont entrés clairement dans l’affrontement contre le plan d’économies prévu par la direction. Celle-ci entend combler le déficit financier de l’établissement, lequel s’élève à 4,9 M€.

Un plan qui prévoit, entre autres, l’éventuelle suppression des 35 heures pour le personnel technique, soit 650 employés sur près de 3000 au total.

Environ deux cents d’entre eux sont donc descendus hier matin dans le cœur de Poissy, s’installant devant la mairie, avant de défiler dans les allées du marché afin de faire entendre leurs revendications à la population locale. Dans une ambiance bon enfant, les hospitaliers sont venus chercher réconfort et soutien dans leur lutte. « Ils ont l’air remontés et je les comprends, assure un passant. »

Les syndicats dénoncent un plan social déguisé

« La partie du plan qui touche le personnel est inacceptable, martèle Marc Duprat, secrétaire de la CGT au sein du Chips. Les gens sont déjà limites au niveau des salaires. Avec quinze jours de repos en moins, ils devront payer pour faire garder les enfants. » L’intersyndicale, où figurent également SUD-Santé et la CFDT, souligne des conditions de travail « qui se dégradent » ainsi qu’un plan social « déguisé ».

« Le personnel souffre, les patients souffrent aussi », poursuit Fabienne Lauret, membre du collectif de défense de l’hôpital public. Une délégation a été reçue par le maire (PS) de Poissy, Frédérik Bernard, désireux de peser « dans une reprise des négociations » et qui a alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le président de l’agence régionale de la santé, Claude Evin.

En attendant des réponses, le personnel soignant, qui n’entre pas en ligne de compte dans la suppression des 35 heures, s’inquiète également des répercussions. « L’hôpital est une grosse machine, le moindre problème technique peut déjà durer plusieurs jours, soupire Sarah, infirmière en psychiatrie. Si on laisse faire, ensuite, ce sera peut-être notre tour. »

Le directeur, Yves Bloch, assurait dans nos colonnes qu’il est « impératif d’être à l’équilibre fin 2013 ».

Le Parisien"

mercredi, septembre 12 2012

l'endoscopie expliquée aux enfants

Aujourd'hui, dans une visée pédagogique, expliquons simplement le domaine fascinant de l'endoscopie diagnostique et interventionnelle aux plus jeunes :

endoscopie_chirurgie_bloc_sterilisation.jpg

mardi, août 14 2012

Rambouillet, son chateau, sa foret, sa sterilisation

Le Centre Hospitalier de Rambouillet communique régulièrement sur son unité de stérilisation centrale. Voici la dernière mouture :

dimanche, janvier 8 2012

2012

bonne_annee_ou_autre.jpg

aiguilles.jpg

Les spécialistes du recyclage vous souhaitent une bonne année 2012.

samedi, novembre 19 2011

Biberons hospitaliers...

Lorsque l'actualité met en avant des inquiétudes concernant les biberons et téterelles stérilisés à l'oxyde d'éthylène, nous repensons à l'époque où la stérilisation des biberons représentait une part importante de notre activité. Le recyclage à la vapeur d'eau de biberons en verre à tétines de caoutchouc était garanti exempt de toxicité, du "biberon bio", si l'on peut dire, mais le passage à l'usage unique nous avait été présenté comme LA solution d'avenir face à nos pratiques archaïques et surtout couteuses en personnel.

Peut-être l'ouverture de ce débat pourrait elle également amener à s'interroger sur l'usage et l'innocuité des procédés dits de "stérilisation à froid"...

Sinon, par rapport à l'actualité... :

"Biberons : les Belges nient le risque

AFP Mis à jour le 18/11/2011 à 17:42 | publié le 18/11/2011 à 17:24

L'emploi de biberons à usage unique stérilisés à l'oxyde d'éthylène, un gaz cancérogène, "ne présente pas de risque pour la santé publique", ont assuré vendredi des responsables sanitaires belges, au lendemain de l'ouverture en France d'une enquête sur ce procédé.



La technique incriminée par les autorités françaises consiste à "gazer" les biberons et tétines à stériliser avec de l'oxyde d'éthylène (ET0). En France, cette méthode est autorisée pour le matériel médical comme les compresses, les gants et autres. En revanche, le procédé est interdit pour "tout ce qui est en contact alimentaire direct", selon l'Agence française en charge de la sécurité alimentaire. Une société belge, Beldico, qui fournit des millions de biberons à usage unique aux hôpitaux et maternités des deux pays, a admis recourir à ce procédé pour les biberons à usage unique mais n'avoir jamais été interpellés par les autorités à ce sujet.



Le ministre français de la Santé, Xavier Bertrand, a diligenté jeudi une enquête pour "comprendre comment un tel dysfonctionnement a pu se produire" et demandé que les biberons et tétines incriminés "soient retirés dans les plus brefs délais".

La méthode de stérilisation à l'ETO des biberons à usage unique, répertoriés en Belgique comme des "dispositifs médicaux", est "conforme aux normes de sécurité européennes" pour ces produits, a indiqué vendredi l'Agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé (AFMPS). L'emploi de ces biberons dans les maternités "ne présente pas de risque pour la santé publique", ajoute l'agence belge. La présence de résidu de ce gaz très volatile est largement inférieur aux normes européennes, a précisé à l'AFP la porte-parole de l'AFMPS, tandis qu'un expert cité par les médias belges, Alfred Bernard, qualifiait le risque "d'extrêmement improbable, voire nul".



Il ne faut toutefois pas confondre le cas des biberons à usage unique utilisés en milieu hospitalier, où cette stérilisation est "essentielle lors du traitement des prématurés", et les biberons vendus dans le commerce. Pour ces derniers, l'utilisation de d'oxyde d'éthylène est également interdite en Belgique, selon l'agence.

Un collège d'experts chargé de conseiller le gouvernement belge "confirme également qu'il n'y a pas de danger immédiat pour la santé publique" mais va cependant "analyser cette problématique plus en profondeur avant de transmettre un avis au ministre", conclut le communiqué."

vendredi, novembre 11 2011

Urgences chirurgicales de nuit à Poissy

"Les urgences chirurgicales de nuit menacées

Seuls les hôpitaux de Poissy et du Chesnay accueilleront les urgences chirurgicales de nuit à partir de 2012. L’inquiétude grandit dans la région mantaise face à cette situation inédite.

MANTES-LA-JOLIE, HIER MATIN. A partir du 1er janvier 2012, tout patient nécessitant une opération chirurgicale de nuit ne sera plus pris en charge à l’hôpital de Mantes-la-Jolie.

L’année prochaine, les patients victimes d’une occlusion intestinale ou d’une plaie au ventre ne seront plus opérés la nuit à l’hôpital de Mantes-la-Jolie. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France va expérimenter, pendant un an, la fermeture des urgences viscérales et orthopédiques en « nuit profonde » au centre hospitalier François-Quesnay.

En cas de problème grave entre 22h30 et 8h30 les patients seront opérés à Poissy ou à André-Mignot au Chesnay, les seules urgences chirurgicales ouvertes la nuit dans le département.



Pourquoi une telle mesure ? Depuis plusieurs mois, l’ARS rationalise la prise en charge médicale des Franciliens. Certains services, comme la coronarographie, ont ainsi été fermés parce qu’ils étaient sous-utilisés. Dans le cadre des urgences chirurgicales nocturnes, il s’agit de répondre, entre autres, à la pénurie de spécialistes.



« Nous n’enregistrons en moyenne que trois ou quatre interventions viscérales ou orthopédiques en nuit profonde par mois », admet la direction. Dans cette logique, l’intérêt de mobiliser un chirurgien de nuit, qui devra récupérer de son astreinte le jour suivant, ne serait donc pas justifié.



Quelles conséquences pour les malades ? A l’heure actuelle, un habitant de Mantes-la-Jolie nécessitant une opération urgente des intestins à minuit est d’abord transféré vers les urgences de Mantes. Si les médecins l’estiment, et si son cas n’est pas complexe, il est opéré sur place. A partir du 1er janvier, il pourra toujours être admis aux urgences locales mais, au besoin, il sera transféré en ambulance vers Poissy ou Versailles. Dans tous les cas, et pour le même problème, ce patient pourra être opéré de jour à Mantes-la-Jolie. Quant aux urgences médicales, elles continuent de fonctionner 24 heures sur 24.



Les élus réagissent. A quelques mois des législatives, la décision suscite évidemment des réactions politiques. Le PS local dénonce « une remise en cause de la qualité des soins d’un établissement hospitalier qui accueille (...) les patients du Mantois mais aussi du Val-d’Oise, de l’Eure et de l’Eure-et-Loir ».



La députée UMP Cécile Dumoulin, également présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, dit « ne pas trop voir l’intérêt de cette proposition. Le risque c’est que, sur le long terme, les patients soient transférés à Poissy même pour des urgences médicales et non chirurgicales ». L’élue a demandé un rendez-vous à Claude Evin, président de l’ARS."

Source : Le Parisien M.G. | Publié le 10.11.2011, 07h00

dimanche, juin 5 2011

Décroissance et santé : réutilisation ou matériel jetable ?

Bonjour,

J'ai eu connaissance de votre adresse e-mail par votre blog. Je fais partie du réseau d'objection de croissance en Suisse et nous avons formé un petit groupe de réflexion sur le thème "Santé et décroissance". Nous avons évoqué la problématique des déchets médicaux et nous posons la question de savoir comment les réduire. Il apparaît que le matériel jetable génère beaucoup de déchets. Une alternative est donc la réutilisation du matériel après la stérilisation, ce qui se fait, certes, depuis longtemps déjà... J'en viens à ma question. Pensez vous qu'il y a eu ces dernières années une augmentation de l'utilisation du matériel jetable? Est ce une bonne chose dans le sens où cela augmente la sécurité des patients ou cela n'est il pas nécessaire?

Connaissez vous des établissements engagés dans une démarche de réduction d'utilisation de matériel jetable? Cela nous aiderait grandement.

En vous remerciant d'avance de votre réponse,

Marie.

samedi, janvier 29 2011

Le projet de futur hopital à Chambourcy enterré

Suite des articles Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips) et leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, premiers épisodes il y a 14 ans...

"Le projet de futur hôpital à Chambourcy enterré
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Claude Evin a tranché, le projet de construire un nouvel hôpital à Chambourcy ne se fera pas.

YVES FOSSEY | Publié le 29.01.2011, 07h00
Retour à la case départ pour le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips). Hier Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS) a enterré le projet d’implantation d’un nouveau pôle ultramoderne à Chambourcy. Il évoque la situation financière de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Et les réactions n’ont pas manqué après cette annonce. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le Chips qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.

Frédérik Bernard, le maire PS de Poissy et vice-président du conseil de surveillance du Chips, est plus que jamais favorable à l’idée émise par Claude Evin qui suggère une rénovation du site de Poissy, plutôt qu’une reconstruction ailleurs. « L’établissement moderne qui devait être construit à Chambourcy peut voir le jour à Poissy, confie-t-il. Le site renferme des problèmes sanitaires à cause de l’amiante et n’est pas aux normes de sécurité, mais une mise en conformité est possible. »

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, est « révolté ». Il a défendu bec et ongles le projet de site unique. « Cette décision confirme le mépris de l’ARS pour les 700000 habitants du bassin de santé, s’emporte le parlementaire. Les terrains de Chambourcy ont été achetés 21 M€, c’est l’argent des contribuables qui est jeté par la fenêtre. »

Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, a été sollicité par Arnaud Péricard, élu DVD d’opposition, hier, pour l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. « Il faut arrêter les querelles politiciennes et que les décideurs pensent aux habitants du bassin de santé, souligne Arnaud Péricard. Les patients ont besoin d’une offre de soins de qualité. » source : Le Parisien"

vendredi 28 janvier 2011 Chambourcy : il n’y aura pas de futur hôpital > Lotfi Hammoumraoui
Claude Evin, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a demandé au CHI de Poissy-Saint Germain de mettre fin à la procédure actuelle de choix du prestataire en charge des études préparatoires à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy.

Cette décision a été expliquée aujourd’hui à une délégation représentant les professionnels de cet établissement. Elle est basée sur les conclusions de la mission d’appui et de conseil menée par deux conseillers généraux des établissements de santé depuis le mois de juillet dernier pour évaluer la capacité de l’établissement à réaliser un tel projet.
« Cette mission a constaté que cet établissement ne pouvait justifier le programme capacitaire qui prévoyait la création de 834 lits sur le site de Chambourcy. Aucune méthode d’élaboration de ce programme ni aucun projet médical pour le futur hôpital n’a pu être fourni par l’établissement » indique l’ARS dans un communiqué.

Pas de regroupement sur un site unique pour le CHI intercommunal L’analyse financière dans ce rapport met en évidence que le CHI de Poissy-Saint-Germain « n’a pas la capacité financière de construire un nouvel établissement dans les conditions envisagées » rapporte l’ARS.

Cette analyse révèle un déficit cumulé de près de 90 millions d’euros, la disparition des fonds propres, l’existence d’une trésorerie négative fin 2010 et un endettement de 106 millions d’€, constituant la quasi totalité des ressources stables qui s’élèvent à 117 millions d’€.

Dans ces conditions, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a demandé « à l’établissement de mettre fin à la procédure actuelle préparatoire à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy ». L’établissement de Chambourcy aurait dû regrouper en 2014 les hôpitaux de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye au lieu-dit « Les vergers de la plaine » entre l’autoroute A14 et la départementale RD 113.
source : mediaseine

"Poissy-Saint-Germain, SOS Hôpital Au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain, l'intérêt du patient passe en second. Le directeur est débarqué.

Par François Malye et Jérôme Vincent L'hôpital n'est pas une entreprise. Pour l'avoir oublié, le directeur d'un des plus gros hôpitaux français, Gilbert Chodorge, patron du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), va être débarqué. Ce professionnel respecté a certes réduit le déficit de son établissement de moitié depuis sa nomination il y a trois ans (de 35 à 19 millions d'euros) mais il n'a rien changé aux dysfonctionnements médicaux criants du CHI. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), terminé en juin dernier et qui vient seulement d'être rendu public, est sans pitié. L'histoire mérite d'être racontée, car "l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est un cas d'école", commente Jean Mallot, député UMP qui a dirigé l'an passé une mission d'information parlementaire sur le fonctionnement de l'hôpital en France. Ce CHI, né le 1er mai 1997 de la fusion sur le papier de deux établissements hospitaliers distants de 7 kilomètres, concentre tous les travers d'un bon nombre d'hôpitaux publics : une crise financière doublée d'un manque de qualité des soins prodigués, deux conséquences d'une très mauvaise organisation.
À Poissy et à Saint-Germain, les services de chirurgie sont "en mauvaise posture" et "la communauté médicale est toujours divisée". Les équipes des deux services d'orthopédie et leurs homologues de chirurgie digestive et viscérale, avec autant de chefs de service dont un a démissionné, n'ont aucun projet commun. Leur activité est globalement faible. Ce qui n'a pas empêché l'un des chefs, âgé de 66 ans, de solliciter sa prolongation pour trois ans, une demande acceptée. "Cette situation montre que les interventions politiques continuent à interférer dans les décisions internes de l'établissement", écrivent les inspecteurs de l'IGAS. Les deux services d'urgence sont toujours maintenus, ce qui "ne se justifie pas" au regard du nombre d'habitants autour des deux sites. Chaque établissement abrite encore un service de réanimation, celui de Poissy possédant de surplus une unité de soins continus. Les usagers et les professionnels ne se trompent pas : "Le recrutement des patients baisse" et le remplacement des infirmières commence à poser problème. Heureusement quelques activités sont de bon niveau, comme la maternité, la néonatalité et la pédiatrie, la chirurgie de la cataracte, la diabétologie, la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales ou encore la chirurgie digestive simple sur le site de Poissy.
Petits intérêts entre médecins et élus locaux
Mais, en trois ans, aucune décision franche n'a été prise pour remédier à ces problèmes d'organisation médicale. Pire, des chances pour se redresser ont été gâchées, à cause de "l'absence de suivi" de deux dossiers clés. "La non-prise en considération des problèmes de partenariat public-privé survenus fin 2007, quelques mois après l'ouverture du centre de radiothérapie, a conduit après plusieurs dysfonctionnements à la suspension de l'autorisation" de cette activité pourtant cruciale pour le traitement des malades atteints de cancers. "Le retard à l'installation du Pet-Scan un équipement de pointe, dont peu ... va conduire à une perte de l'autorisation."
À l'origine de ces défaillances en série, qui durent maintenant depuis 14 ans et n'ont pas trouvé de solution avec Gilbert Chodorge, se cache la défense d'intérêts personnels de médecins et d'élus locaux au mépris de l'intérêt général. Les patients et leurs familles, 600.000 personnes réparties entre 60 communes du territoire de santé couvert par le CHI, apprécieront. La dernière proposition du CHI et d'élus - la dernière dérive selon certains - était de construire un nouvel hôpital à Chambourcy. Coût pour le contribuable : au moins 400 millions d'euros. Claude Évin, le directeur de l'Agence régionale de la santé, vient de mettre fin à cette illusion: "Il n'est pas sérieux de laisser cet établissement se lancer dans un projet aussi lourd, sans vision médicale, ce serait irresponsable."
source : le point

vendredi, janvier 21 2011

Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips)

Après l'annonce du gel du nouvel hopital de Chambourcy, encore un nouvel épisode et de nouvelles incertitudes pour les soignants et les patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en Laye. Ce n'est encore pas un sujet essentiellement centré sur la stérilisation mais sur l'hopital public. Il y a de tels remous actuellement dans la santé publique et le secteur hospitalier que nous ne pouvons pas ne pas les évoquer :

POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE L’annonce du départ du directeur de l’hôpital crée des remous | Réagir YVES FOSSEY | 17.01.2011, 07h00 En première ligne depuis plusieurs mois, Gilbert Chodorge, le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips), va partir. Son départ a été confirmé par Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS). Il devrait quitter ses fonctions le 24 janvier. Ainsi, aujourd’hui à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, lors de la cérémonie des vœux au personnel du site, l’ambiance risque d’être ternie par cette annonce.

Gilbert Chodorge, contacté samedi, n’a pas fait de commentaire. « Je pars en vacances », indique-t-il sans s’étendre. Il rappelle seulement qu’il bénéficie d’un contrat de quatre ans, dont l’échéance arrive à son terme en octobre. Il n’ira pas jusqu’au bout. Claude Evin le place « en recherche d’affectation ». « Je pense que, pour diverses raisons, il est préférable qu’il parte sur un autre projet, déclare le président de l’ARS. Je ne manquerai pas de l’aider. » Les deux hommes ont travaillé ensemble lorsque Claude Evin occupait le poste de ministre de la Santé de 1988 à 1991. Il avait été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand.



Gilbert Chodorge « en recherche d’affectation »



Mais si Gilbert Chodorge ne s’est pas exprimé samedi lors de la cérémonie aux personnalités du maire de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, faisait part de sa stupéfaction. « Evin veut jouer le rôle d’un ministre de la Santé bis », lâche-t-il. Le parlementaire est très remonté contre le président de l’ARS, qui a décidé courant décembre de geler le projet d’implantation d’un centre hospitalier à Chambourcy pour remplacer les deux établissements aujourd’hui obsolètes. « Maintenant, il pousse vers la sortie un homme compétent, regrette-t-il. Je reste perplexe concernant ses motivations. »

Arrivé en 2007 en provenance de la Seine-Saint-Denis, Gilbert Chodorge, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’Ecole nationale de santé publique, doit assainir les comptes du Chips. Les finances de l’établissement accusent un déficit de 37 M€. Fin 2010, ce montant a été ramené à 14 M€ après une vaste réorganisation des services. « Il a pris des coups et a fait le sale travail, insiste Pierre Morange. Il a agi selon les ordres de l’Etat. »
L’élu cherche à comprendre. Il évoque aussi les affaires judiciaires qui éclaboussent la gestion de l’établissement. Même si les faits, entre autres des irrégularités autour de marchés publics, sont antérieurs à l’arrivée de l’actuel directeur, Pierre Morange espère que Gilbert Chodorge « n’en fait pas les frais ». Et saluant l’efficacité de celui-ci, le député-maire entend demander à Claude Evin de « reconsidérer sa position ».
source :http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/l-annonce-du-depart-du-directeur-de-l-hopital-cree-des-remous-17-01-2011-1230066.php

Front uni pour l’hôpital à Chambourcy | Réagir LAURENT MAURON | 18.01.2011, 07h00 Le départ précipité de Gilbert Chodorge de la direction du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain-en-Laye était, hier à Saint-Germain, sur toutes les lèvres lors de la cérémonie des vœux au personnel, inquiet de cette annonce. Un soutien unanime est cependant apparu au projet d’implantation du futur centre hospitalier à Chambourcy.
« Je ne crois pas aux bidouillages sur Poissy ni aux ravaudages à Saint-Germain. Rénover de l’ancien coûte trop cher. Je me bats auprès de l’agence régionale de santé pour que le projet de Chambourcy soit compris », a déclaré Gilbert Chodorge. Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain, lui a emboîté le pas. « Chambourcy est le choix le plus rationnel même si son dimensionnement est moins important que prévu. Il faut que les hésitations de la tutelle cessent », a-t-il affirmé.
Les praticiens et cadres de santé, réunis en assemblée générale à la mi-journée à Poissy, sont à l’unisson. « Chambourcy est indispensable pour répondre à l’offre de soins du bassin de population du nord des Yvelines », estime Hervé Outin, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui ressent un personnel « très soudé » derrière ce projet. En privé, certains médecins vont jusqu’à déplorer une stratégie de « pourrissement » qualifiée « d’intolérable ».
« Tous les élus doivent rester unis pour qu’un projet d’hôpital, apte à répondre aux besoins de la population, voie le jour le plus vote possible », martèle Frédérik Bernard, maire PS de Poissy, qui a récemment rencontré Claude Evin, président de l’agence régionale de santé (ARS). « Ce ne sera pas une perte pour les habitants de Poissy si un établissement ultramoderne est construit à 200 m de notre ville », ajoute Frédérik Bernard. Quant aux syndicats SUD-Santé et CFDT, ils ont rencontré, hier après-midi à Chambourcy, Pierre Morange, député-maire UMP de la ville. Un communiqué commun a été élaboré dans la foulée et signé — c’est une première — par les personnels, les médicaux et les maires de Poissy, Saint-Germain et Chambourcy. Dans le texte, tous se disent « atterrés » par les annonces récentes et exigent tous que l’ARS « clarifie ses positions » sur « l’organisation des soins et la relance du projet » de Chambourcy. A noter enfin que la présidente du conseil de surveillance, Laéticia Laude soutient également cette initiative.
source : http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/front-uni-pour-l-hopital-a-chambourcy-18-01-2011-1231692.php

samedi, janvier 15 2011

sterilisation hopital obtient la certification des sites de santé HON HAS

Comme le logo en bas de page en atteste, le site stérilisation hopital a été certifié aujourd'hui.
"HONcode est le plus ancien et le plus utilisé code de déontologie fiable pour l'information médicale et relative à la santé disponible sur Internet. Le HONcode est conçu pour trois types d’audience : le grand public, les professionnels de santé et l'éditeur web, faisant participer activement le responsable du site en cours de certification.
HON est une organisation non gouvernementale, internationalement connue pour son travail pilote dans le domaine de l'éthique de l'information médicale en ligne, notamment pour l'établissement de son code de conduite de déontologie, le HONcode."
source : http://www.hon.ch/HONcode/Webmasters/Visitor/visitor_f.html

"La certification des sites de santé en France résulte d’une disposition réglementaire.
La fondation Health On the Net (HON), Organisation Non Gouvernementale, effectue l'activité de certification des sites de santé depuis 1996. HON est l’organisme de certification accrédité par la Haute Autorité de Santé (HAS) en novembre 2007 pour certifier les sites de santé en France."
source : http://www.hon.ch/HONcode/Pro/visitor_safeUse3_f.html

dimanche, janvier 9 2011

La stérilisation externalisée selon Sterience

Ci dessous, la contribution de Bertrand Couton, Directeur des opérations chez Sterience, faisant le point sur l’externalisation de la stérilisation chez Sterience, lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

Externalisation de la sterilisation selon Sterience
Résumé :
Bertrand Couton, Directeur des opérations chez Sterience, a fait un point sur « L’externalisation de la stérilisation » : « Le 1er site Sterience a été ouvert à Lyon en 2001. Les services attendus des chirurgiens : obtention de l’état stérile conforme aux normes et à la règle, une réponse pharmaceutique, une traçabilité du process, la garantie d’un niveau de sécurité pour le patient, une adaptabilité aux pics d’activité des établissements de soin, être innovants. Il a brossé les pistes d’amélioration : des boîtes complètes, une identification individuelle et une traçabilité totale des instruments, une gestion « just in time », un véritable partenariat. » Le document ci-dessus part du concept ("L’approvisionnement SECURISE des DMR STERILES nécessaires à l’activité de soins des établissements (Bloc opératoire et Services) par la réalisation de stérilisations externalisées ou in situ et la mise à disposition de prestations personnalisées.") pour terminer par les facteurs de réussite ("Présence régulière du prestataire au bloc opératoire Accompagnement des évolutions de l’établissement de soins Un stock tampon de DM sur le centre de stérilisation La transmission des plannings opératoires Pour les ancillaires systématiquement des listings et des photos Une réelle prise en compte de l’étape de pré désinfection dans l’établissement de soins Une application de la circulaire HAS (check list") et conclure que "La qualité finale de la stérilisation des DM dépend du niveau de qualité de chacune des étapes".

samedi, janvier 8 2011

Gilles Orgeret, un kinésithérapeute passionné

Ce billet peut ne pas sembler ciblé "stérilisation" et pourtant, l'importance d'une bonne hygiène posturale, des préoccupations ergonomiques et la prise en compte du mal de dos est cruciale dans ce service médico-technique, au moins autant que dans les services de soins.
Par là au moins, les nombreux livres de Gilles Orgeret et sa démarche pédagogique de sensibilisation et de formation des personnels hospitaliers à la prévention des douleurs dorsales (notamment), justifieraient déjà largement sa mention ici.
Pourtant, c'est bien à titre personnel que je tiens à remercier ce kinésithérapeute d'exception qui se dévoue sans compter à l'hôpital pour ses patients et le service public. Je sais que si ma capsulite rétractile évolue favorablement, ce sera en très grande partie grace à lui. Merci.

vendredi, janvier 7 2011

Externalisation de la stérilisation chez Sterience, bilan de l'Hopital Saint Joseph

Ci dessous, la contribution de Valérie Talon, Pharmacien, hôpital Saint Joseph de Paris, concernant la sous-traitance de la stérilisation de son établissement hospitalier par Sterience, lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt et en anglais.

Externalisation de la stérilisation chez Sterience, bilan de l'Hopital Saint Joseph
Un petit résumé en français ? C’est un « Bilan à trois ans de l’externalisation de la stérilisation » qui a été présenté: « Nous avons externalisé notre service de stérilisation en octobre 2006. Pour nous, le circuit doit être parfaitement sécurisé, c’est à dire que le chirurgien doit récupérer la bonne boîte, parfaitement composée et au bon moment. Ce qui n’est pas toujours le cas. Le matériel fragile est souvent endommagé. 20% des containers sont incomplets. Les retards de livraison sont trop courants ce qui génère la désorganisation du bloc, de l’équipe chirurgicale, et une augmentation du stress. Les pistes de progression : la mise en place de la traçabilité à l'instrument et repasser à une stérilisation qui se ferait en partie de jour alors qu’elle se fait actuellement entièrement la nuit. »
Valérie TALON
Hopital Saint Joseph
185 rue Raymond Losserand
75014 PARIS

samedi, décembre 18 2010

Les voeux sont faits !

Pour finir l'année 2010 avec un peu d'humour et d'autodérision :
dr-house-sterilisation.jpg
Comme, le Dr House, la stérilisation a le plus souvent un décalage certain avec l'activité du bloc opératoire...
Dr_house_dejeuner.jpg
confronté à des urgences ORL parfois étranges...
Tintin_Bilal.jpg
mais quoi qu'il en soit, à la fin de l'année :
voeux stérilisation

jeudi, décembre 9 2010

leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

"CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE Le projet du nouvel hôpital est gelé Nouveau rebondissement dans le dossier du nouvel hôpital. Le projet, qui semblait être acquis, est au point mort. Le président de l’agence régionale de santé (ARS) s’interroge sur son financement YVES FOSSEY | 06.12.2010, 07h00


Coup d’arrêt pour le projet de construction d’un nouvel hôpital à Chambourcy. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS), présidée par Claude Evin, a décidé de geler le dossier jusqu’à nouvel ordre. Le volet du financement inquiète la tutelle. Un pôle moderne doit être élevé sur des terrains de la Plaine des Vergers en bordure de la D 113, non loin du centre commercial Carrefour, à l’horizon 2014 pour remplacer les deux établissements de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye qui ne sont plus aux normes de sécurité.
Ces tergiversations font craindre le pire aux élus impliqués dans le projet. « De nombreuses rumeurs circulent, reconnaît Pierre Morange, le député-maire (UMP) de Chambourcy. Je reste prudent et je pense que les objectifs seront maintenus. L’hôpital unique est la solution car la rénovation des deux sites actuels est plus coûteuse qu’une nouvelle construction. »



Un coût estimé à 400M€



Plongé lui aussi dans le flou, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye, va demander un rendez-vous à Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé. L’élu perd patience et qualifie Claude Evin, le patron de l’ARS, de cost killer, un homme chargé d’éviter le gaspillage et de faire des économies. « C’est un superpréfet de santé qui a les mains libres, note Emmanuel Lamy. Nous n’avons aucune information sur l’évolution du dossier, or nous avons besoin de réponses à nos questions. »

Claude Evin, qui a décidé de geler les procédures, entend obtenir des informations complémentaires. Le coût du nouveau pôle est estimé à 400M€ pour 850 lits. Il a mandaté deux conseillers généraux de santé sur place. L’objectif est d’étudier le financement du futur centre hospitalier et d’ajuster sa capacité. « Le projet mérite une extrême attention, précise Claude Evin. L’Etat, qui assure la moitié du financement, n’a pas rendu sa décision et l’autre moitié est prise en charge par l’établissement. Or il est déjà très endetté. Je crains qu’un nouvel emprunt soit suicidaire. » Le président de l’ARS attend les conclusions des deux experts pour se positionner. Le projet de nouveau pôle hospitalier semblait pourtant sur les rails le 17 septembre dernier, date de la signature officielle de l’acte d’acquisition des terrains de la Plaine des Vergers pour un montant de 21 M€. Dans la foulée, courant octobre, un jury devait retenir le cabinet d’architectes chargé de la conception du futur hôpital. Mais cette étape n’a pas eu lieu. C’est désormais Claude Evin qui détient la clé de la reprise des procédures."




source : Le Parisien http://www.leparisien.fr/yvelines-78/le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele-06-12-2010-1179304.php

vendredi, novembre 19 2010

le blog stérilisation premier pour la requete "stérilisation" sur les moteurs de recherche ?

Nous observons avec plaisir la progression de ce site sur la stérilisation hospitalière dans les moteurs de recherche.
Nous pensons en effet que pour être utile, il faut être vu.
Le fait que google nous positionne en 3ème place pour le mot-clé stérilisation est déjà une excellente chose, les volumes de recherche en question entre la stérilisation à l'hôpital, la "stérilisation" comme processus de conservation des aliments par une ébullition prolongée à 100°, la stérilisation, acte chirurgical à visée contraceptive chez l'homme ou la femme et la stérilisation des animaux, particulièrement des chattes n'étant pas vraiment en notre faveur.
Nous espérons continuer à vous intéresser suffisamment pour que http://www.sterilisation-hopital.com/ soit bientôt en première position pour la recherche "stérilisation"

vendredi, novembre 5 2010

Doit-on garder la stérilisation en interne aux établissements ? (contribution ASF 2010)

Cette question très actuelle au sein des établissements de soin a fait l’objet d’une session de conférences lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, qui s’est déroulée à Paris, les 26 et 27 Mars derniers. Cette rencontre internationale et pluridisciplinaire a mobilisé un grand nombre de praticiens et de professionnels de santé autour de la prévention, le diagnostic et le traitement des infections chirurgicales.

Philippe Arnaud, Pharmacien, Hôpital Bichat Claude-Bernard, Paris, France a modéré cette session dont l’objectif était de partager l’expérience des utilisateurs de l’externalisation et des prestataires de services.

Ainsi, Bertrand Couton, Directeur des opérations chez Sterience, a fait un point sur « L’externalisation de la stérilisation » : « Le 1er site Sterience a été ouvert à Lyon en 2001. Les services attendus des chirurgiens : obtention de l’état stérile conforme aux normes et à la règle, une réponse pharmaceutique, une traçabilité du process, la garantie d’un niveau de sécurité pour le patient, une adaptabilité aux pics d’activité des établissements de soin, être innovants. Il a brossé les pistes d’amélioration : des boîtes complètes, une identification individuelle et une traçabilité totale des instruments, une gestion « just in time », un véritable partenariat. »

Luc Kerboull, CMC Paris V, a exposé « Le point de vue du chirurgien utilisateur » : « Nous coopérons avec Sterience depuis 2004. Nous travaillons avec deux rotations quotidiennes : une le matin et une le soir. Nous avons constaté de nombreux avantages : d’abord un gain de place et de temps. Le personnel peut être employé à autre chose. Tout est parfaitement sécurisé et la traçabilité est parfaite. Quel est le coût véritable ou plutôt le surcoût véritable ? On ne le sait pas vraiment. Il faut se montrer rigoureux dans l’utilisation des boîtes. Les vrais problèmes rencontrés : défauts dans la recomposition des boîtes, défaut d'application des filtres des couvercles. L’éducation des équipes chirurgicales concerne surtout l'uniformisation des boîtes de base et la nécessité de réaliser un tri à la fin de l'intervention. Enfin le problème des urgences est double : définir un stock de matériel nécessaire à la prise en charge des urgences de l'établissement dont il faut définir la typologie et sur un autre plan avoir une procédure de stérilisation en urgence en dehors des rotations programmées pour pouvoir faire face à l'imprévu. »

Avec Valérie Talon, Pharmacien, hôpital Saint Joseph de Paris, c’est un « Bilan à trois ans de l’externalisation de la stérilisation » qui a été présenté: « Nous avons externalisé notre service de stérilisation en octobre 2006. Pour nous, le circuit doit être parfaitement sécurisé, c’est à dire que le chirurgien doit récupérer la bonne boîte, parfaitement composée et au bon moment. Ce qui n’est pas toujours le cas. Le matériel fragile est souvent endommagé. 20% des containers sont incomplets. Les retards de livraison sont trop courants ce qui génère la désorganisation du bloc, de l’équipe chirurgicale, et une augmentation du stress. Les pistes de progression : la mise en place de la traçabilité à l'instrument et repasser à une stérilisation qui se ferait en partie de jour alors qu’elle se fait actuellement entièrement la nuit. »

Damien Talon, pharmacien à l’Hôpital Bichat Claude Bernard de Paris est intervenu sur le thème « Traçabilité des instruments de chirurgie re-stérilisables : apport de la technologie RFID »: « Dans 70% des cas, il manque des instruments à l’étage de conditionnement, on constate 44% de différence entre le conditionnement et la réception et 7% d’instruments perdus. Pour répondre aux problèmes de traçabilité les instruments sont équipés de puces RFID. C’est un projet pilote du Ministère de l’Economie, mais, à ce jour, la technologie développée a encore un coût élevé. »

Muriel Benedetto-Marmilloud, directeur R&D au sein de BIOMET, a abordé la « conception et la validation d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « L’idée est d’apporter une solution aux problèmes de stérilisation pour la pose d’une prothèse de hanche avec l’usage unique. Une première phase a été réalisée et validée avec 50 interventions « test ». La phase de finalisation a permis d’introduire de nouveaux instruments et d’améliorer l’ergonomie. Une étude environnementale et un travail sur le packaging sont en cours. ». Christophe Fornasieri, Chirurgien à la Clinique Générale d’Annecy, a fait part de son expérience sur « Utilisation et avantages d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « Les avantages sont multiples et concernent tous les maillons de la chirurgie : l'instrumentation (absence d'usure et d'oxydation), le chirurgien (instrumentation toujours à disposition, sans défaut de stérilisation), les unités de stérilisation et chirurgicales (légèreté des boîtes, limitation des manipulations), l'établissement (gain de temps, d'énergie et d'espace, diminution des coûts), le patient (innocuité, sécurité). »

Le programme d’Aseptic Surgery Forum 2012 prendra en compte les aspects liés au respect de l’environnement et au développement durable, avec des présentations sur des thématiques clés tels que : Instruments chirurgicaux, ancillaires et DM : innovations dans les domaines des matériaux, TTS et coatings, du nettoyage, de la désinfection et de la stérilisation, du conditionnement, de la traçabilité, etc. Les propositions de communications : thème, titre, résumé d’une dizaine de lignes et principaux points de l’exposé, intervenant (coordonnées, photo et CV) sont à communiquer à « aforest@oriex.fr ».

Pour toute information : 01 48 91 89 89 Agathe Forest « aforest@oriex.fr » Sylviane Robinet « srobinet@aseptic-surgery-forum.com »

ASF2010_Conference.jpg ASF2010_stand.jpg

- page 1 de 2