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samedi, février 9 2019

solidarité avec les infirmières IBO-IBODE du bloc opératoire de Poissy-St-Germain en grève contre la dégradation de leurs conditions de travail

Témoins quotidiens de l'investissement professionnel de nos collègues, nous relayons leurs revendications :

"Aujourd’hui, nous, les IBO-IBODE, disons STOP à l’ensemble de ces dégradations et de nos conditions de travail actuelles. Nous souhaitons pouvoir retrouver la dignité et la fierté d’exercer notre métier.
Nous dénonçons :

  • Etre seul sur deux blocs distincts la nuit
  • Etre seul en 12 heures la journée
  • Une augmentation du nombre de nuits et de week-end
  • Le manque d’effectifs et la surcharge de travail liée à l’augmentation de vacataires et d’intérimaires non fidélisés
  • Un encadrement des nouvelles arrivées qui n’est pas de qualité suffisante
  • Encore et toujours trop de dysfonctionnements de la cellule de remplacement
  • La vétusté et le manque d’entretien de notre lieu de travail, le bloc opératoire
  • La suppression des chambres de garde dans une période difficile

Nous demandons également, afin de reconnaitre les difficultés actuelles de nos conditions de travail, le versement d’une prime spécifique, l’équivalent de 3 heures supplémentaires par nuits effectuées ainsi que le déplafonnement des heures supplémentaires.
La sécurité des patients et la santé des personnels doivent être prioritaires dans toutes les décisions. Nous ne sommes pas des noms dans des cases !"
le tract syndical du mouvement : tract Sud Poissy.docx

lundi, mai 15 2017

valves et écarteurs de gynécologie

gynécologie : valves et écarteurs chirurgicaux

mardi, juin 28 2016

stérilisation des instruments chirurgicaux : des pratiques mystérieuses


plus de gif animés sur http://www.yves.brette.biz/

mercredi, janvier 1 2014

bonne année 2014

Hugh_Turvey_radiographie_chirurgie_orthopedie_sterilisation.jpg

mais il n'y a pas que l'orthopédie dans la vie du service. nous pouvons vous aider à résoudre beaucoup de problèmes, passez-nous voir !
guerisseur_des_seins_medecin_hopital.jpg
(plus d'humour sur http://www.yves.brette.biz/)

lundi, février 18 2013

Prothèse totale de genou MyKnee PTG

Prothèse totale de genou MyKnee PTG, avec scanner pré-opératoire, mesure des angles et recontruction en 3D du genou en résine afin de frabriquer un ancillaire de coupe sur mesure adapté à son genou. Vidéo de la Clinique du Sport.

lundi, décembre 24 2012

révisons notre anatomie

Jason_Freeny_gingerbread_dissection_chirurgie_gateau_cookie.jpg

Avec Jason Freeny, profitons des fêtes pour réviser notre anatomie !

lundi, novembre 12 2012

videos de phacoemulsifications

En complément du billet sur l'entretien du matériel de phaco-émulsification et toujours dans l'esprit de la fracture bimalléolaire, nous présentons quelques videos d'interventions sur cataracte permettant de mieux visualiser l'utilisation de l'instrumentation recyclable en optalmologie :
Chirurgie de la cataracte: haute efficacité par Dr. Shawn Cohen



phacoemulsification 3D



Chirurgie de cataracte laiteuse par Phacoémulsification sans sutures par Dr Yasser RIFAY



Chirurgie de cataracte sous hypnose pure

dimanche, novembre 11 2012

Appel à communications, 3ème édition du congrès international dédié à la prévention, au diagnostic et à la lutte contre les infections chirurgicales

La troisième édition d’Aseptic Surgery Forum (ASF), congrès dédié à la prévention, au diagnostic et au traitement des infections du site opératoire (ISO), se tiendra les 28 & 29 mars 2014, à l’Espace Champerret de Paris.
Organisée à l’initiative du Dr Patrick Mamoudy, Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon (DCSS), Paris, cette rencontre multidisciplinaire et internationale rassemble tous les acteurs du secteur de la santé mobilisés au quotidien contre les infections.

« Les infections chirurgicales sont une préoccupation de chaque instant. Tout geste est lié, à un moment ou à un autre, à la prévention de l’infection » nous rappellent les Drs Patrick Mamoudy et Simon Marmor, chirurgiens orthopédistes, DCSS, Paris.

Le programme des conférences d’ASF2014 sera animé par des praticiens ainsi que des experts européens et internationaux des différentes spécialités médicales et technologiques, avec une forte orientation « revue des pratiques ». Thèmes des propositions de communications attendues :

o Qui est responsable du risque infectieux: le patient, le chirurgien, l'A-R ?

o Les infections ostéo articulaires post-chirurgicales: prévention et traitements, Revue des pratiques EU & Int.

o Quand le patient doit-il quitter la Clinique pour le CRIOA ? Revue des Bonnes Pratiques Médico Chirurgicales Française et Européenne

o Les CRIOA : situation et perspective, le développement d’un réseau Européen

o Les séquelles: handicaps liés à l’infection, comment apprécier une séquelle?

o Coûts des infections : qui paye la prévention? (Laboratoires, Pharmaciens, etc.)

o Le lavage des mains : point de l’utilisation des solutés hydro alcooliques, revue des pratiques Européennes et Internationales (EU & Int) / Effets secondaires du lavage des mains pour les soignants

o La préparation cutanée : quel impact sur la « prévention » ? Revue des pratiques EU & Int.

o La stérilisation: revue et comparaison « pratiques / qualité / coûts / Responsabilités » en EU & Int; Innovation traçabilité des instruments

o La Chirurgie ambulatoire: quels enjeux, quelles perspectives ?

Autant de thématiques qui offriront aux participants l’occasion d’échanger, pendant deux jours, avec leurs pairs sur leurs expériences et pratiques quotidiennes, mais aussi avec les industriels sur les dernières innovations technologiques permettant de limiter les risques.

« Un certain nombre de pratiques ont été reconnues par la Haute Autorité de Santé (HAS) de façon à réduire les infections. Aujourd’hui nous savons que c’est le respect des pratiques qui permettrait de diminuer les infections et pas obligatoirement d’avoir des méthodes correctives en augmentant les désinfectants, en augmentant l’antibiothérapie ou en augmentant le matériel », souligne le Pr Philippe Arnaud, Pharmacien Chef de service, à l’Hôpital Bichat-Claude Bernard AP-HP.

Plus de 1.000 praticiens et professionnels de la santé (47 pays représentés en 2012) sont attendus pour cette 3ème édition d’ASF : chirurgiens, IBODES, Anesthésistes-réanimateurs, IADES, Médecins, Hygiénistes, Radiologues, Rhumatologues, Urgentistes, Bactériologistes, Infectiologues, Microbiologistes, Pharmaciens, Direction des établissements de santé, Laboratoires pharmaceutiques, Fournisseurs de technologies et produits médicaux, Autorités de santé, Associations de patients, etc.

Les propositions de communication (coordonnées complètes, résumé, short CV, photo) doivent être adressées pour le 26 Août 2013, à « jappert@oriex.fr ». Les propositions de conférences en binômes « praticiens et industriels santé » sont particulièrement attendues.



Pour toute information :

Josette Appert, + 33 1 48 91 89 89 « jappert@oriex.fr »

ORIEX Communication : 25 rue André Joineau, 93310 Le Pré Saint Gervais, France.

mardi, juin 12 2012

Excision : une étude souligne le succès de la chirurgie reconstructrice

Dans un article publié mardi 12 juin par le journal médical britannique The Lancet, le Dr Pierre Foldes, chirurgien à l'hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye et ses collègues font état du succès de la procédure, en se fondant sur le suivi de 866 patientes.

"La reconstruction du clitoris est possible", affirment les auteurs de l'article, qui ajoutent que cette chirurgie "peut améliorer le plaisir des femmes et diminuer leurs douleurs. Cela permet également aux femmes mutilées de récupérer leur identité".

UNE INTERVENTION REMBOURSÉE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE

Plus d'un tiers des femmes qui n'avaient jamais connu d'orgasme auparavant, ont commencé à en avoir après l'intervention chirurgicale. Avec l'aide d'un sexologue, la moitié de celles qui avaient des "orgasmes limités" parviennent désormais régulièrement au plaisir.

Parmi les patientes du Dr Pierre Foldes, l'un des rares médecins en France spécialement formés pour pratiquer ce type d'intervention, remboursée par la Sécurité sociale française depuis 2004, Fatima Sheriff explique que sa vie a changé après avoir subi une opération de reconstruction de son clitoris.

"C'est la meilleure chose que j'aie jamais faite. Pour la première fois, je vis ma vie", explique Mme Sheriff, qui a récemment commencer à raconter son expérience et envisage de lancer un blog intitulé "Mon clitoris et moi" pour encourager d'autres femmes à subir l'intervention.

"JE ME SOUVIENS QUE J'AI RÉSISTÉ"

Fatima Sheriff fait partie des 140 millions de femmes à travers le monde qui ont subi des mutilations génitales - il s'agit généralement de l'ablation du clitoris et des petites lèvres, soit partiellement, soit en totalité -, une pratique censée réduire la libido et garantir la chasteté.

"Je me souviens que j'ai résisté", explique la jeune femme originaire de la Sierra Leone, aujourd'hui âgée de 32 ans, en pointant son dos, qui porte une cicatrice provoquée par une pierre. Elle avait quatre ans. "Si quelqu'un m'infligeait cela aujourd'hui, je crois que je le tuerais", ajoute-t-elle.

Les 2 938 patientes traitées par le Dr Foldes entre 1998 et 2009 étaient principalement originaires du Mali, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, mais 560 avaient été excisées en France. La plupart d'entre elles avaient entre 5 et 9 ans au moment de l'ablation.

TROIS MILLIONS DE VICTIMES CHAQUE ANNÉE

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque trois millions de fillettes font l'objet chaque année de mutilations sexuelles. Au-delà de l'Afrique subsaharienne, la pratique est également présente au Proche-Orient et dans les communautés immigrées originaires de ces pays installées en Europe ou en Amérique du nord.

Interdites en France et dans les autres pays occidentaux, les mutilations sont combattues par l'OMS et l'Unicef, notamment en raison des problèmes de santé qu'elles entraînent. Parmi lesquels figurent les infections urinaires, les kystes, la stérilité et un risque accru de complication lors de l'accouchement.

Mais, reconnaît l'étude, dans la plupart des pays, notamment ceux en développement, le coût de la chirurgie reconstructrice reste prohibitif.

"Entre 55 000 et 65 000. C'est le nombre de filles et de femmes victimes de mutilations sexuelles ou menacées de l'être en France. Pour lutter contre ce fléau, la secrétaire d'Etat à la solidarité, Valérie Létard, a lancé une campagne de sensibilisation mardi 14 avril. Affiches et brochures d'information invitent les femmes à "briser la loi du silence" en leur rappelant que "la loi française est applicable à toutes les jeunes filles, quelle que soit leur origine ethnique".

Henri-Jean Philippe, chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU de Nantes et président de l'association Gynécologie sans frontières, pratique la reconstruction du clitoris. Principales mutilations : l'excision - ablation de la partie externe du clitoris - mais aussi l'infibulation - suture des grandes ou petites lèvres de la vulve. Pour le médecin, cette "maladie" possède une triple dimension, médicale, psychologique et culturelle, qui nécessite une prise en charge globale des patientes.

L'existence d'un acte chirurgical visant à réparer l'excision prouve qu'il s'agit d'une véritable "mutilation", souligne Henri-Jean Philippe. Ses conséquences sur la santé sont désastreuses, à court et long terme, qu'il s'agisse d'infections, de difficultés à avoir des rapports sexuels ou à accoucher. Sans compter les jeunes filles qui décèdent suite à cette pratique.

Des répercussions sexuelles peuvent aussi survenir, selon l'âge ou est pratiquée l'excision. "Les filles qui l'ont subie à 2 ou 3 ans vont débuter leur sexualité sans clitoris. Il n'y aura donc pas d'avant et d'après, explique le médecin. Au contraire, si une femme est excisée autour de 12 ou 14 ans, sa vie sexuelle est totalement détruite."

Seule solution : l'opération chirurgicale. Elle consiste à pratiquer une incision du pubis afin de "dégager" le reste du clitoris, enfoui sous la cicatrice liée à l'excision. Cet acte, qui dure en moyenne une demi-heure, permet aux femmes de récupérer la sensibilité du clitoris, trois à six mois plus tard, dans plus de deux tiers des cas.

Henri-Jean Philippe insiste sur l'importance de sensibiliser les femmes excisées pour éviter qu'elles ne pratiquent à leur tour des mutilations sur leurs filles.

Audrey Garric"

Source : Le Monde.fr avec AFP | 12.06.2012 à 17h18

samedi, avril 28 2012

ASF 2012 : infections sur prothèses

differences_PTG_et_PTH_infectees.pdf

Avis_d_experts__cas_cliniques.pdf
Sur le mode "qui veut gagner des millions ?" : Qui sait gérer une infection ?

ASF 2012 : hygiène des mains

Hygiene_des_mains_quelle_observance.pdf

Hygiene_des_mains_apport_des_technologies_WIFI_et_WLAN_pour_l_observance.pdf

jeudi, mars 8 2012

Invitation gratuite pour l' Aseptic surgery forum 2012

sterilisation-hopital.com a le plaisir de proposer à ses lecteurs deux places gratuites pour la session 2012 de l'ASF.

N'hésitez pas à poser votre candidature pour bénéficier d'une de ces places en laissant un commentaire à ce billet ou en nous contactant par mail. Les invitations sont réservées aux chirurgiens, médecins, pharmaciens et personnels de santé concernés par les technologies et services pour la prévention, le diagnostic et le traitement des infections chirurgicales.

vendredi, janvier 27 2012

Traitement chirurgical des fractures

Toujours dans l'esprit de la présentation des fractures bimalléolaires, une présentaion powerpoint concernant le traitement chirugical des fractures.

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dimanche, juillet 17 2011

ASF 2012 – Pré-programme des sessions de conférences

ASF 2012 – Pré-programme des sessions de conférences
ASEPTIC SURGERY FORUM
International Expert Meeting on Good
Surgical Practices and Technological
Innovations to Prevent and Cure Infection
3 et 4 avril 2012, Espace Champerret, Paris, France •
www.aseptic-surgery-forum.com

Paris, le 29 juin 2011
Suite au succès de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum qui s’est déroulée à Paris, les 26 et 27 mars 2010, avec plus de 1.100 participants en provenance d’une vingtaine de pays, la seconde édition se tiendra les 3 et 4 avril 2012 à l’espace Champerret, Paris. Les différentes spécialités tant médicales que technologiques qui contribuent au quotidien à la prévention, au diagnostic et au traitement des infections chirurgicales seront représentées.
L’objectif d’ASF2012 est de réunir les spécialistes internationaux, qui au quotidien ont la charge de la prévention, du diagnostic et du traitement des infections chirurgicales : IBODES, IADES ; Chirurgiens, Médecins, Pharmaciens, Services achats, logistique et travaux ; Fournisseurs d’aménagements, d’équipements, de médicaments et DM, de produits, de technologies et de services. ASF2012 a pour ambition :
o de structurer et améliorer la prise en charge des malades infectés, les pratiques professionnelles sur le plan de l’hygiène ;
o de contribuer au développement des technologies et à leur mise au point avec les industriels concernés des dispositifs médicaux pour limiter les risques ;
o de promouvoir et explorer la recherche fondamentale sur les mécanismes de ces infections qui sont encore peu connus ;
o de rassembler les praticiens des différentes spécialités tant médicales que technologiques qui contribuent à la lutte au quotidien contre le phénomène infectieux.

Cette rencontre des acteurs doit, par les échanges entre professionnels de différents mondes, booster l’innovation et contribuer à la mobilisation des personnels de santé. L’équipe d’ASF prépare actuellement le programme des conférences. La prise en compte de l’environnement et du développement durable fait partie intégrante de l’ensemble des conférences. Les thèmes des sessions qui sont en cours de finalisation aborderont :

1ère Journée d’ASF 2012 - Mardi 3 Avril 2012
08H00 Ma1) Le patient et l’infection
Le patient et ses risques ; Facteurs de risques : tabac, malnutrition, sexe, médicaments, foyers infectieux ; Les influences des conditions psychologiques du malade sur le résultat d’une intervention, séquelles des anesthésies itératives sur la qualité de prise en charge ; Surveillance des ISO en 2012 ; Relations entre le foyer d’infection dentaire et l’infection « chirurgicale ».

ASF 2012 – Pré-programme des sessions de conférences
10H45 Ma2) La prévention des infections
L’hygiène des mains ; Les composants d'un programme d'hygiène de main pour soin aigu en chirurgie ambulatoire ; La préparation cutanée ; Nouvelle technologie de gants chirurgicaux pour améliorer la sécurité ; Nouvelle technologie anti-bactérienne pour limiter la colonisation des bactéries sur les textiles hospitaliers ; La prévention des infections : dépistage et décontamination.

14H00 Ma3) Conception, Entretien, Management du bloc opératoire Les robots en chirurgie : nettoyage, désinfection, stérilisation ; La conception, l'entretien, le management du bloc opératoire : recommandations de la SF2H ; Impact de l'innovation chirurgicale et technologique sur la conception et le management du bloc ; Antibactériens pour les sols ; Le management des instruments et ancillaires.

16H45 Ma4) Innovation pour le diagnostic et l’analyse Avancées récentes ; Après sonication, « debonding chimique » du biofilm d'implants infectés ; Place et limite du PMSI ; Nouvelle technique de diagnostique rapide des infections post-opératoires.

2ème JOURNÉE d’ASF 2012 - Mercredi 4 avril 2012
08H00 Me1) Technologies de prévention des infections chirurgicales : innovations
Avancées récentes : Panorama ; Principe de précaution ou de prévention ? Chirurgie mini invasive, les voies naturelles ; Infections et chirurgie ambulatoire ; Conception et traitement des surfaces pour empêcher la création de biofilm ; 10 conseils de base pour le management de prothèses infectées.

10H30 Me2) Traitement chirurgicales des PTG
Retour d’expérience; Avancées récentes ; Prévenir les infections liées au matériel dans PTG ; La prévention des infections dans la chirurgie du genou chez les sportifs de haut niveau ; Techniques de reconstruction.

11h30 Me3) Chirurgie Vasculaire et infection : Que pouvons nous apprendre des autres domaines?
Chirurgie vasculaire et orthopédie : les liens avec l'orthopédie, la physiopathologie, les risques d'infections sur matériel ; Écologie bactérienne cutanée de la coiffe de l’épaule ; Chirurgie laparoscopique et taux d'infection des plaies.

14H15 Me4) Antibioprophylaxie
La préparation médicamenteuse, recommandations, les molécules à privilégier, les molécules de remplacement, durée de la prophylaxie, à quel moment ; Ciment avec antibiotique : retour d’expérience en termes d’antibioprophylaxie ; Point des substituts osseux avec antibiotiques.

15h15 Me5) Antibiothérapie des infections ostéo-articulaire
Point de la RPC infections ostéo-articulaires sur matériel ; Antibiothérapie ambulatoire à domicile ; Bon usage des antibiotiques, questions soulevées par l’évolution de la résistance bactérienne en Europe.
ASF 2012 – Pré-programme des sessions de conférences
16H015 Me6) Les traitements écologiques ont-il encore une place ?

s16H30 Me7) Séquelles : la communication avec le patient et sa famille, les conséquences psychologiques, sociales, juridiques

16H45 Me8) Les centres de référence : situation et prochaines étapes
Afin de faciliter la participation des associations et des personnels de santé concernés par la prévention des infections chirurgicales, des invitations gratuites leurs sont réservées pour : l’exposition, les conférences, les documents, les repas et moments de convivialité. L’inscription se fera en ligne dés le mois de Juillet.
Pour toute information Agathe FOREST «aforest@oriex.fr », tel 33 1 48 91 89 89

vendredi, février 18 2011

chirurgie de l'obésité

Toujours dans l'esprit de la fracture bimalléolaire, un point sur la chirrugie de l'obésité :
"La chirurgie bariatrique -du grec « baros » le poids- regroupe plusieurs techniques chirurgicales différentes qui répondent à deux mécanismes principaux.

Soit la restriction de l'apport alimentaire simple :
l'anneau
la gastroplastie
la sleeve gastrectomie

soit une combinaison d'une restriction et d'une malabsorption :
le by-pass ou le mini by-pass
le duodenal switch



Ces techniques doivent être réalisées à bon escient en fonction de chaque patient. Chacune comporte des risques (y compris un risque de mortalité) et le patient doit être prêt, déterminé, et doit avoir suivi toutes les recommandations de l'équipe pluridisciplinaire.
Aux états unis, l'intervention de prédilection est le by pass gastrique. Il représente 85% des interventions alors que l'anneau gastrique ne représente que 9%, la gastroplastie verticale calibrée (Mason-Mc Lean) 2%, et la diversion bilio pancréatique 2,5%. La gastrectomie en manchon n'est que rarement pratiquée. Sous l'impulsion des firmes, les "lap band" (anneaux gastriques) sont de plus en plus posés en ce moments. La tendance est donc inverse de celle rencontrée en Europe.



Sleeve gastrectomie (ou gastrectomie en manchette)

L'intervention consiste à enlever une partie de l'estomac sans interrompre la continuité digestive. Le tube gastrique est calibré sur une sonde gastrique de manière à ne pas risquer de rétrécir exagérément son diamètre.
L'hospitalisation est prévue 24h avant la chirurgie. La veille de l'intervention, l'équipe soignante s'occupe de la préparation cutannée du champs opératoire au niveau de l'abdomen et vérifie le dossier.
Post-opératoire
Après l'intervention le patient séjourne de 3 à 6 heures en salle de reveil pour s'assurer que tout se passe bien tant sur le plan chirurgical qu'anesthésique. Le risque post opératoire principal est la survenue d'un saignement sur la suture gastrique.
Au réveil
A son réveil, le patient a une perfusion et selon les cas une sonde gastrique (qui passe dans le nez), un redon (tuyau de plastique) et une sonde vésicale. Ces différents dispositifs seront enlevés progressivement. Dans les cas les plus favorables, seul la perfusion est mise en place.
Le lendemain
Dés le lendemain ou parfois le soir même, on conseille au patient de se lever avec de l'aide en commencant par un "bord du lit". C'est également le lendemain que l'on vérifie l'absence de fuite sur le montage chirurgical par un examen radiologique simple appelé T.O.G.D (transit oeso-gastro-duodenal). Il consiste a faire boire un demi verre de produit radio-opaque au patient. Des radios simples sont prises pendant le passage du liquide. Si cet examen ne révéle aucune anomalie, les boissons sont autorisées dès le soir.
Les jours suivants
L'alimentation va être élargi progressivement. Celle-ci sera suivie par la diététiciènne du service. On conseillera au patient de remplir lui-même, dans la mesure du possible, sa feuille de surveillance alimentaire. L'ablation du redon (si il y en a un) est en général possible au 2 ème ou 3 ème jour post opératoire en fonction de la quantité et de l'aspect du liquide receuilli. Les perfusions sont enlevées 2 à 3 jours après l'opération.
La sortie
Le patient quitte l'hopital après moins d'une semaine d'hospitalisation. Son arrêt de travail est de 1 mois. L'ordonnance du chirurgien comporte des antidouleurs classiques, un traitement anticoagulant injectable (par une infirmière a domicile) et une ordonnance de controle biologique (examens standards, coagulation et évaluation nutritionnelle.
En plus du rendez vous de controle avec le chirurgien, une consultation diététique sera organisée 2 à 3 semaines après la sortie pour avoir une évaluation précise de l'alimentation et pour renouveller les conseils d'équilibre alimentaire.
video sur http://www.chirurgie-digestive.com/index.php?fiche=53&sommaire=2



Anneau gastrique

La pose d'un anneau gastrique est une technique simple qui consiste à diminuer considérablement la capacité de l'estomac.
Un dispositif en silicone qui ressemble à une "bouée" est mis autour de la partie supérieure de l'estomac.
Cette « bouée » est reliée par une tubulure à un boitier mis sous la peau qui permet de gonfler la bouée.
Ce gonflage a comme effet de réduire la poche gastrique. Cela diminue alors le passage des aliments dans les intestins.


By-pass

Avant une intervention de ce type, des informations précises auront été donné au patient sous la forme d'un "dossier patient" d'une dizaine de page. Le patient aura remis au chirurgien son consentement éclairé. Le rendez vous anésthésique est également un moment important ou le patient obtient des informations complémentaires sur les modalités pratiques de son anésthésie et son intervention.
L'entrée dans le service a lieu la veille de l'opération. Le patient est pesé et les prescriptions de kinésithérapie et d'examen radiologique sont préparés. En effet la mobilisation précoce et les exercices respiratoires sont essentiels a une bonne récupération post opératoire.
Le chirurgien remplira également un bon d'examen radiologique (TOGD ) pour la vérification post opératoire de l'absence de fuite ou d'anomalie du montage. L'infirmière vérifiera l'état cutanné en particulier au niveau des plis. A 19h un repas leger est servi au patient.
Réduire la capacité gastriqueL'intervention consiste a réduire la capacité gastrique et a court circuiter le bol alimentaire sur l'intestin grele de manière a ce qu'il ne soit pas complétement absorbé par l'organisme. L'apport calorique sera ainsi réduit en quantité et en qualité puisque l'absorption des aliments sera rendu incomplette.
Au réveil
A son réveil, le patient a une perfusion, une sonde vésicale. Pour les patients les plus fragiles un séjour en réanimation est préconisé. La surveillance en salle de révéil est plus ou moins prolongée en fonction du patient.
Le lendemain
Dès le lendemain de l'intervention, si le patient est bien réveillé, l'infirmière conseille au patient un lever précoce avec l'aide des soignants ou du kinésithérapeute. L'examen radiologique de vérification du montage est réalisé a J1 ou J2 après ablation de la sonde nasogastrique. En l'absence d'anomalie radiologique, dès que le cirurgien a vu l'examen, une alimentation légére est autorisée.
Après 3-4 jours
Entre le troisième jour et le quatrieme jour post opératoire, la sonde vésicale sera retirée ainsi que les perfusions. Parallélement l'alimentation est élargie selon un protocole interne au service. La diététiciènne va suivre au jour le jour l'alimentation légère et mixée fournie au patient. Une feuille d'alimentation est fournie au patient qu'il doit remplir lui meme.
La sortie
La sortie du service est organisée après une semaine d'hospitalisation. L'arret de travail est de 4 a 6 semaines. Une anticoagulation (prévention des phlébites) est prévue par des injections sous cutanné a domicile pendant un mois avec un traitement préventif des ulcères gastriques par de l'oméprazole. L'alimentation a domicile sera fractionnée et moulinée pendant le premier mois post opératoire puis uniquement fractionnée selon les consignes données par la diététiciènne.
Lors de la sortie les modalités du suivi seront expliquées au patient et les différents rendez vous seront pris."

source : http://www.abcd-chirurgie.fr/les-interventions-chirurgie-de-l-obesite/page_6cp.html

dimanche, janvier 23 2011

Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

Dans le même esprit que le billet sur la fracture bimalléolaire, quelques éléments d'information sur les fractures de l’extrémité supérieure du fémur :

"6.1 Definition, épidémiologie Véritable problème de santé publique, car leur incidence ne cesse de croître, les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont lourdes de conséquence. En effet elles mettent en jeu le pronostic vital chez les personnes âgées et le pronostic fonctionnel chez le sujet jeune.
Ces fractures sont extrêmement fréquentes, quotidiennes dans les services d’accueil des urgences.
Dans la forme typique il s’agit d’une fracture du sujet âgé, de sexe féminin (2/1) survenant au décours d’une chute de sa hauteur (parfois la fracture est spontanée et entraîne la chute). La population féminine est plus souvent atteinte car la principale cause de ces fractures est l’ostéoporose, plus fréquente en post-ménopausique. Chez le sujet jeune, il s’agit d’un accident violent à haute énergie, souvent dans le cadre d’un polytraumatisme.

6.2 Ce qu’il faut comprendre

6.2.1 Sur le plan anatomique

•Le col fémoral est le segment osseux reliant la tête fémorale aux massifs trochantériens. Ce col fémoral forme avec la diaphyse fémorale un angle de 130° (angle cervico-diaphysaire) dans le plan frontal, et de 10 à 15° vers l’avant dans le plan sagittal appelé antéversion.

•Le massif trochantérien comprend le grand trochanter, sur lequel s’insère le muscle moyen fessier, et le petit trochanter, sur lequel s’insère le muscle psoas. Ce massif osseux se situe juste en dessous du col fémoral. Il s’agit d’un os spongieux très bien vascularisé, donc exposant peu au risque de pseudarthrose et consolidant facilement.

6.2.2 Dans les fractures de l’extrémité supérieure du fémur il faut différencier deux types
•Les fractures du col du fémur (cervicales vraies).
•Les fractures pertrochantériennes.

Ces fractures sont opposées car elles ont des évolutions naturelles différentes.
En effet la face postérieure du col du fémur possède des rapports anatomiques intimes avec l’artère circonflexe postérieure, principal élément de vascularisation de la tête fémorale. Lors d’une fracture cervicale cette artère peut être lésée et entraîner une complication majeure : la nécrose aseptique de la tête fémorale.
Cette artère circonflexe postérieure n’est pas atteinte lors d’une fracture pertrochantérienne, n’exposant pas la tête fémorale à un risque de nécrose.
Une autre complication majeure pouvant survenir après le traitement orthopédique ou chirurgical, est la pseudarthrose du col fémoral, apanage des fractures cervicales vraies.
En effet les contraintes mécaniques auxquelles sont soumises ces deux régions sont opposées :
•Les forces mécaniques séparent les fragments au niveau du col fémoral, favorisant la pseudarthrose dans les fractures cervicales vraies.
•Alors qu’elles les impactent au niveau du massif trochantérien aidant ainsi la consolidation osseuse, parfois en cal vicieux dans les fractures pertrochantériennes.

6.2.3 Evolution naturelle L’évolution naturelle de ces fractures se fait vers des complications potentiellement mortelles chez les personnes âgées. Il n’est donc pas possible de laisser un blessé immobilisé pendant 3 à 6 mois, délai de consolidation de ces fractures. Dès lors le traitement chirurgical expose à moins de complication que l’abstention thérapeutique qui serait un véritable abandon thérapeutique et qui aboutirait au décès du blessé. Le but du traitement est donc de redonner au malade l’autonomie qu’il avait avant sa chute, le plus rapidement possible et d’éviter les complications de décubitus et les décompensations de tares qui mettent en jeu le pronostic vital du patient. Seule la chirurgie répond au mieux à cet impératif. Cet acte chirurgical doit être réalisé le plus précocement possible. Il s’agit d’une urgence chirurgicale. Ces patients âgés ne supporteraient pas plusieurs interventions, on ne peut donc pas proposer un traitement qui expose à des complications tardives nécessitant un nouveau traitement chirurgical, telles que l’ostéonécrose aseptique ou la pseudarthrose du col fémoral. Dès lors un remplacement prothétique de la tête fémorale s’impose. Chez les patients plus jeunes (avant 60 ans), la tête fémorale doit être conservée, même dans les fractures très déplacées, dans le but de préserver le capital osseux.

6.6 Traitement

6.6.1 Principes Le but du traitement est de redonner l’autonomie le plus rapidement possible. Pour cela, les principes thérapeutiques sont les suivants :
•Hospitalisation et traction collée à visée antalgique.
•Mise en condition du malade avant de l’opérer (arrêts des médicaments potentiellement toxiques pour une intervention : AVK, Aspirine, IEC ; réhydratation, équilibration d’un diabète, traitement d’une infection urinaire...)
•Bloc opératoire : traitement chirurgical.
•Remise en charge précoce quel que soit le montage, à l’aide d’un déambulateur ou de cannes béquilles.
•Rechercher la cause de la chute (AVC, IDM, PHC, excès médicamenteux...).
•Rééducation douce du membre inférieur, mobilisation de la hanche et du genou, aide à la marche.
•Prévention des complications de décubitus précédemment citées.
•Orientation vers un centre de convalescence.
• Prévention de la porose et de la malacie osseuse (alimentation, soleil, exercice, calcium et VitD, Fluor Etc...) et des chutes.

6.6.2 Méthodes
6.6.2.1 Traitement fonctionnel Encore appelé méthode de Lucas-Championnière. Traitement abandonné actuellement, qui était réservé aux patients en mauvais état général. Cette méthode consistait en des soins de nursing et une mise au lit-fauteuil afin d’éviter les complications de décubitus.
6.6.2.2 Traitement orthopédique Une traction collée peut être posée à titre antalgique, en attendant une chirurgie. Le traitement orthopédique consiste en une mise en décharge sans appui pendant 3 mois.
6.6.2.3 Traitement chirurgical
Ostéosynthèse :◦Vissage dans l’axe du col fémoral.
◦Vis-plaque (type DHS, THS), clou-plaque ou clou-gamma.
Sous anesthésie, le blessé est installé sur une table orthopédique. La réduction de la fracture est obtenue par traction dans l’axe et rotation interne du membre, contrôlée sous amplificateur de brillance. L’extrémité supérieure du fémur est alors abordée par voie externe. La fracture est synthésée par une vis qui suit l’axe du col et va se fixer dans la tête. Cette vis est ensuite solidarisée à une plaque fixée à la partie externe du fémur.
Prothèse cervico-céphalique monobloc type Moore ou prothèse intermédiaire à double mobilité.

6.6.3 Indications
6.6.3.1 Fractures cervicales
Fractures Garden 1 et 2Fractures stables et à faible taux d’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale et de complication.•Ostéosynthèse : fixation en place (sans réduction) par deux vis axiales ou par une vis-plaque.
•Traitement orthopédique pour certains chez le sujet jeune.
Fractures Garden 3 et 4•Avant 60 ans : Ostéosynthèse.
Il faut tenter de préserver le capital osseux et donc conserver la tête fémorale chez ces patients jeunes.
•Après 70 ans : Prothèse.
Il faut traiter ces patients en un seul acte chirurgical et éviter de les exposer aux complications dues à la conservation de la tête fémorale, et à l’alitement prolongé.
•Entre 60 et 70 ans : Ostéosynthèse ou Prothèse.
Selon l’état physiologique du patient.
Cette présentation des indications est un peu schématique, en pratique le type de traitement envisagé dépend plus de l’âge physiologique que de l’âge civil
6.6.3.2 Fractures trochantériennes Ostéosynthèse quel que soit l’âge, dans l’immense majorité des cas.
Prothèse dans certains cas particuliers : fracture très instable ou grande ostéoporose car il existe un risque d’échec de l’ostéosynthèse (démontage, migration des vis céphaliques dans le cotyle).
6.7 Conclusions Fractures du sujet âgé ostéoporotique au décours d’une chute qu’il faut documenter, dont le pronostic est vital. Le traitement est résolument chirurgical pour redonner l’appui rapidement et sans risque de déplacement secondaire (synthèse solide ou prothèse).
En augmentation permanente du fait du vieillissement de la population : cela deviendra un vrai problème de santé publique à court terme (hospitalisation en court et moyen séjour de 3 mois quasi-systématique après traitement chirurgical). Il faudra à coup sur agir de manière préventive sur l’ostéoporose et l’ostéomalacie et sur la structure d’aval (moyens séjours de réadaptation fonctionnelle)."
source : http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.6.html

vendredi, janvier 21 2011

Fracture bimalléolaire

Certaines interventions chirurgicales reviennent fréquemment sur le tableau des urgences et conditionnent notre activité de stérilisation. Afin de mieux comprendre l'utilisation des conteneurs d'instrumentation qui nous arrivent de ces salles d'opération, un petit aperçu sur une intervention d'orthopédie : la fracture bimalléolaire.

11.1 Définition C’est la fracture de la pince bimalléolaire constituée de la partie distale du péroné et du tibia qu’on appelle respectivement malléole externe et malléole interne.

11.2 Ce qu’il faut comprendre
•La stabilité de la cheville est assurée par des éléments osseux (les deux malléoles et le pilon tibial), par des éléments ligamentaires (les ligaments péronéo-tibiaux inférieurs antérieurs et postérieurs) et la membrane interosseuse.
•Les deux articulations qui existent entre le tibia et le péroné (articulation péronéo-tibial supérieure (PTS) et articulation péronéo-tibiale inférieure (PTI)) n’ont pas la même valeur mécanique quant à la stabilité de la cheville où la PTI joue un rôle fondamental.
•C’est une fracture articulaire où le traitement doit restituer une anatomie la plus parfaite possible pour espérer un bon résultat à moyen et long terme.
•Malgré une bonne réduction de ces fractures le pronostic est le plus souvent lié aux dégâts cartilagineux engendrés par le traumatisme.
•C’est une urgence thérapeutique surtout lorsque la fracture est associée à une luxation tibio-astragalienne.

11.4 - Formes cliniques
11.4.1 La fracture de Maisonneuve elle associe une lésion malléolaire interne et un trait de fracture sur le col du péroné. Elle s’accompagne de lésion majeure de la syndesmose étendue à la quasi-totalité de la membrane interosseuse.
Attention donc de ne pas passer à côté d’une fracture du péroné quand on a une lésion ligamentaire ou osseuse de la malléole interne. D’où l’obligation de demander une radiographie de la jambe entière devant une lésion de la malléole interne. Un examen soigneux de la mobilité et de la sensibilité est impératif pour mettre en évidence le cas échéant une atteinte du nerf péronier commun (nerf sciatique poplité externe).
11.4.2 La fracture par abduction-compression La fracture par abduction basse à trait très distal, sectionnant les deux malléoles dans le plan de l’interligne correspond à une fracture par abduction-compression dont le trait péronier comminutif coupe horizontalement la syndesmose.
11.4.3 Les équivalents de fracture bimalléolaire La fracture de la malléole externe représente la lésion la plus fréquente des fractures de la cheville. Cette fracture peut être isolée et représente alors 40 % de toutes les fractures de la cheville. Son association avec la lésion du ligament latéral interne définit la fracture équivalente bi-malléolaire qui représente 1/3 des cas des fractures de la pince tibio-malléolaire inférieure.
11.4.4 Les fractures trimalléolaires La fracture bimalléolaire est associée à une fracture marginale postérieure qui peut être plus ou moins importante et qui nécessite un traitement propre si elle représente plus du tiers de la surface articulaire et/ou si une marche d’escalier articulaire persiste après réduction de la fracture des deux malléoles.

11.5 - Traitement
C’est une urgence thérapeutique en raison de la souffrance cutanée et du risque d’ouverture secondaire.
11.5.1 Traitement orthopédique
1.Traitement orthopédique sans réduction : indiqué pour les fractures sans déplacement et stable avec un revêtement cutané normal. L’immobilisation est assurée par une botte plâtrée sans appui ou mieux par un plâtre cruro-pédieux. Le genou est fléchi à 20° et l’angle d’immobilisation de la cheville est de 90 degrés. C’est le cas le moins fréquent.
2.Traitement orthopédique avec réduction sous anesthésie loco-régionale ou générale sous contrôle radiologique en temps réel par un amplificateur de brillance. ce traitement est indiqué pour les fracture peu déplacées avec une peau d’aspect correct qui ne nécessite pas de surveillance étroite et qui supporte un plâtre bien moulé. La réduction doit être parfaite et l’immobilisation est assurée par un plâtre cruro-pédieux, genou fléchi à 20° et la cheville positionnée idéalement à angle droit mais le plus souvent en équin varus pour maintenir la réduction. Cette méthode est rarement utilisée car :◦Une surveillance hebdomadaire clinique et radiologique est impérative pendant la première période de l’immobilisation (6 semaines) pour vérifier l’absence de déplacement secondaire et/ou de complication cutanée.
◦Une longue immobilisation stricte de l’articulation du genou est nécessaire (6 semaines) et de la cheville (3 mois) avec risque d’amyotrophie et/ou de raideur.
◦Elle nécessite une très bonne collaboration du patient qui doit être discipliné.

3.Critères radiographiques de bonne réduction d’une fracture bimalléolaire par abduction :
Figure 4 : réduction de fracture bimalléolaire
◦Réduction satisfaisante sur une radio de face (A) :1.longueur de fibula respectée
2.bonne réduction de la malléole médiale
3.chevauchement normal de la fibula et du tubercule tibial antérieur. Interligne joue du talus-malléole médiale non élargi.
◦Mauvaise réduction sur une radio de face (B) :1.fibula ascensionnée
2.décalage des fragments malléolaires médiales
3.diastasis tibiofibulaire et élargissement de l’espace joue du talus-base de la malléole médiale
4.perte de parallélisme tibiotalien (enfoncement externe).
Le diastasis tibio-péronier témoigne d’une rupture des ligaments péronéo-tibiaux inférieurs :
élargissement de la pince bimalléolaire
une perte du parallélisme entre la poulie astragalienne et la mortaise péronéo-tibiale.
◦Mauvaise réduction sur une radio de profil (C) :1.subluxation postérieure de l’astragale
2.ascension du fragment marginal postérieur.

11.5.2 Traitement chirurgical C’est le traitement de choix pour les fractures déplacées et instables car on contrôle bien la réduction de la surface articulaire de la malléole interne et on redonne la longueur à la malléole externe. Ce traitement doit permettre une réduction anatomique des fractures car le résultat à moyen et à long terme en dépend. La réduction à ciel ouvert est obtenue en abordant les deux foyers de fracture par une voie externe et une voie interne en manipulant très doucement les berges de l’incision pour éviter les gestes agressifs qui compromettent la vascularisation du tissu cutané.
Une fois la réduction de la fracture de la malléole externe obtenue, la synthèse est faite idéalement par une plaque vissée ou parfois par des vis selon le degré de comminution. La synthèse par broches centro-médullaires avec ou sans cerclage n’est pas recommandée car souvent la réduction n’est pas parfaite et le cerclage peut altérer la vascularisation osseuse.
La synthèse de la facture de la malléole interne est faite par une vis ou mieux par 2 vis qui ont une direction antéro-postérieure et ascendante.

Les suites opératoires :
Une attelle postérieure est remplacée après l’ablation des redons par une botte plâtrée qui sera bivalvée pour permettre la rééducation de la cheville sans appui pendant 6 semaines puis un appui partiel est autorisé selon l’évolution de la consolidation osseuse. Dans le cas d’une synthèse sur un os ostéoporotique, l’immobilisation de la cheville sera assurée par une botte plâtrée fermée sans appui pendant 6 semaines.

source : http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.11.html

samedi, janvier 15 2011

De l'usage unique pour poser une prothese de hanche ? L'avis d'un chirurgien

Ci dessous, la contribution de Christophe Fornasieri, chirurgien, sur le thème « Utilisation et avantages d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche », lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

avis chirurgien sur ancillaire a usage unique
Résumé :
Christophe Fornasieri, Chirurgien à la Clinique Générale d’Annecy, a fait part de son expérience sur « Utilisation et avantages d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « Les avantages sont multiples et concernent tous les maillons de la chirurgie : l'instrumentation (absence d'usure et d'oxydation), le chirurgien (instrumentation toujours à disposition, sans défaut de stérilisation), les unités de stérilisation et chirurgicales (légèreté des boîtes, limitation des manipulations), l'établissement (gain de temps, d'énergie et d'espace, diminution des coûts), le patient (innocuité, sécurité). »

vendredi, janvier 14 2011

Ancillaire à usage unique pour la prothese de hanche, l'avenir selon Biomet

Ci dessous, la contribution de Muriel Benedetto-Marmilloud, laboratoire BIOMET, exposant la « conception et la validation d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche », lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

instrumentation usage unique prothèse de hanche
Résumé :
Muriel Benedetto-Marmilloud, directeur R&D au sein de BIOMET, a abordé la « conception et la validation d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « L’idée est d’apporter une solution aux problèmes de stérilisation pour la pose d’une prothèse de hanche avec l’usage unique. Une première phase a été réalisée et validée avec 50 interventions « test ». La phase de finalisation a permis d’introduire de nouveaux instruments et d’améliorer l’ergonomie. Une étude environnementale et un travail sur le packaging sont en cours. ».
Idée : Développer une instrumentation complète à usage unique pour l’arthroplastie de la hanche. Remplacer intégralement l’utilisation d’un ancillaire métallique
Exigences générales : Bio-compatibilité Résistance à la stérilisation Gamma et vapeur Possibilité d’obtention d’état de surface lisse évitant la rétention de polluants Grande ténacité pour éviter les bris d’instruments et risques d’abandon de débris dans le patient Stabilité fonctionnelle : conserver dans le temps l’aspect, la morphologie, les propriétés d’usage
Exigences particulières : La fonction de l’instrument détermine des exigences mécaniques particulières : Râpe : résistance à l ’usure (éviter les débris), grande qualité de coupe ou résistance à l’abrasion, aux déformations et aux risques de rupture, malgré une géométrie parfois complexe Impacteurs: résistance aux chocs, au matage Autres : résistance à la déformation , au matage
Composition renforcée à base de polyarylamide Très haute rigidité Module d’élasticité > 23GPa Forte résistance aux contraintes mécaniques Résistance en flexion peut atteindre 400 Mpa Facilité de mise en œuvre, également en parois minces et formes complexes Faible retrait au moulage, très reproductible Excellent fini de surface Très résistant aux rayons Gamma et à la stérilisation vapeur
Essais et validations : Caractérisation physico-chimique complète Essais mécaniques Analyses de biocompatibilité Incidence de la stérilisation et stabilité dans le temps Validations :Injection Nettoyage final Conditionnement Stérilisation Gamma
Biocompatibilité : Matériau sans antécédent pour une application similaire Données toxicologiques limitées Caractérisation chimique fournie par le fabricant insuffisante Or, Polymère, type considéré comme à risque les râpes sont en contact direct avec l’os, mais aussi le sang hypothèse : possible casse ou relargage de débris => contact permanent Cytotoxicité NF EN ISO 10993-5 Toxicité systémique aigue NF EN ISO 10993-11 Test d’irritation cutanée NF EN ISO 10993-10 Test maximalisé de sensibilisation NF EN ISO 10993-10 Hémolyse NF EN ISO 10993-4 Génotoxicité : test d’AMES NF EN ISO 10993-3 Toxicité subchronique par implantation sous-cutanée - 28 jours Essai d’implantation NF EN ISO 10993-6 Caractérisation physico-chimique complète ISO 10993-18 & -19
Tests de performance : Simulation de transport, Simulation de stockage en conditions extrêmes Test de maintien de la stérilité Test de maintien de la présentation aseptique
Prochaines étapes : Etude environnementale en cours Comparaison ancillaire 2U et traditionnel Analyse du cycle de vie Bio Intelligence service Travail sur le conditionnement des instruments Ergonomie Design Image

dimanche, janvier 9 2011

l'avis sur l'externalisation de la stérilisation de Luc Kerboull, en tant que chirurgien du CMC Paris V

Ci dessous, la contribution de Luc Kerboull, CMC Paris V, exposant « Le point de vue du chirurgien orthopédiste utilisateur de la prestation de stérilisation Sterience", lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

L'externalisation de la sterilisation selon Luc Kerboull, chirurgien
Résumé :
Luc Kerboull, CMC Paris V, a exposé « Le point de vue du chirurgien utilisateur » : « Nous coopérons avec Sterience depuis 2004. Nous travaillons avec deux rotations quotidiennes : une le matin et une le soir. Nous avons constaté de nombreux avantages : d’abord un gain de place et de temps. Le personnel peut être employé à autre chose. Tout est parfaitement sécurisé et la traçabilité est parfaite. Quel est le coût véritable ou plutôt le surcoût véritable ? On ne le sait pas vraiment. Il faut se montrer rigoureux dans l’utilisation des boîtes. Les vrais problèmes rencontrés : défauts dans la recomposition des boîtes, défaut d'application des filtres des couvercles. L’éducation des équipes chirurgicales concerne surtout l'uniformisation des boîtes de base et la nécessité de réaliser un tri à la fin de l'intervention. Enfin le problème des urgences est double : définir un stock de matériel nécessaire à la prise en charge des urgences de l'établissement dont il faut définir la typologie et sur un autre plan avoir une procédure de stérilisation en urgence en dehors des rotations programmées pour pouvoir faire face à l'imprévu. »
Le document ci- dessus évoque également la sécurité ("le syndrome «Clinique du Sport» la certification est sous la responsabilité de la société prestataire Elle assume la responsabilité du traitement et du transport Elle assume éventuellement la maintenance et le remplacement des instruments") , les problèmes et les façons d'y remédier.

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