samedi, février 9 2019

solidarité avec les infirmières IBO-IBODE du bloc opératoire de Poissy-St-Germain en grève contre la dégradation de leurs conditions de travail

Témoins quotidiens de l'investissement professionnel de nos collègues, nous relayons leurs revendications :

"Aujourd’hui, nous, les IBO-IBODE, disons STOP à l’ensemble de ces dégradations et de nos conditions de travail actuelles. Nous souhaitons pouvoir retrouver la dignité et la fierté d’exercer notre métier.
Nous dénonçons :

  • Etre seul sur deux blocs distincts la nuit
  • Etre seul en 12 heures la journée
  • Une augmentation du nombre de nuits et de week-end
  • Le manque d’effectifs et la surcharge de travail liée à l’augmentation de vacataires et d’intérimaires non fidélisés
  • Un encadrement des nouvelles arrivées qui n’est pas de qualité suffisante
  • Encore et toujours trop de dysfonctionnements de la cellule de remplacement
  • La vétusté et le manque d’entretien de notre lieu de travail, le bloc opératoire
  • La suppression des chambres de garde dans une période difficile

Nous demandons également, afin de reconnaitre les difficultés actuelles de nos conditions de travail, le versement d’une prime spécifique, l’équivalent de 3 heures supplémentaires par nuits effectuées ainsi que le déplafonnement des heures supplémentaires.
La sécurité des patients et la santé des personnels doivent être prioritaires dans toutes les décisions. Nous ne sommes pas des noms dans des cases !"
le tract syndical du mouvement : tract Sud Poissy.docx

mardi, avril 7 2015

recomposition des plateaux opératoires, difficultés du transfert de compétences aux agents de stérilisation

Etats des lieux et bilan de certaines expériences aux 37èmes journées nationales d'études sur la stérilisation dans les établissements de santé, Nantes.
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dimanche, mars 17 2013

recul de l'âge de départ à la retraite

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la suppression des retraites ? m'en fous, j'ai des pneus neufs

dimanche, février 24 2013

La stérilisation centrale de l'AP-HM

Film destiné à l'information et à la formation des agents de stérilisation centrale des hôpitaux de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille. Novembre 2012

dimanche, août 5 2012

L'infirmière générale et la stérilisation en tant que choix stratégique pour l'hopital

En ce mois d'aout où beaucoup souffrent d'être éloigné de leur chère stérilisation, nous vous proposons de relire sur la plage le très stimulant mémoire de Mme Vasseur Roselyne soutenu à la Formation des Infirmiers Généraux à l'Ecole Nationale de la Santé Publique intitulé :


"La stérilisation, un choix stratégique pour l'hôpital : Contribution de l'Infirmière Générale"


Son questionnement sur plusieurs points-clefs comme la centralisation, la sous-traitance, l'usage unique, la qualification des personnels, les équilibres soin / pharmacie nous semblent présenter un intérêt qui ne se limite pas à l'histoire de la stérilisation.

dimanche, février 6 2011

emploi IBODE ou IDE au Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges

Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges RECRUTE
Pour le BLOC PLURIDISCIPLINAIRE de 8 salles I.B.O.D.E.S ou I.D.E.S de BLOC
Pour tous renseignements contacter le Cadre du Bloc : 01.43.86.21.11

Pour son service de STÉRILISATION CENTRALE Une I.B.O.D.E ou I.D.E. ayant une expérience de bloc opératoire
Missions :
• Participe à l’encadrement de l’activité de stérilisation.
• Encadre les agents de stérilisation et valide l’étape de recomposition des plateaux opératoires réalisée par les agents de stérilisation.
• Assure la gestion la gestion de la traçabilité des dispositifs stérilisés pour le Bloc Opératoire et les services de soins.
• Réalise et met à jour les documents utilisés par les agents de stérilisation pour les activités de stérilisation.
• Participe aux activités de gestion (approvisionnement, stocks, réparations, prêts).
• Participe à la mise en oeuvre du système d’assurance qualité.

Pour tous renseignements contacter :
Mme le Pharmacien : 01.45.10.41.98 ou corinne.martine@chiv.fr
ou le f.f Cadre de santé : 01.43.86.21.16 ou beatrice.lagant@chiv.fr
Adresser candidature avec C.V. à :
Monsieur le Directeur des Ressources Humaines.
Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges
40 allée de la Source - 94195 VILLENEUVE-SAINT-GEORGES

vendredi, janvier 28 2011

enquete nationale sur la formation des agents de sterilisation

L’AFASTE (Association des agents de stérilisation) lance une enquête nationale sur la formation des agents de stérilisation (document à télécharger en bas de page).

Aidez-nous en remplissant le questionnaire suivant.
Vous retrouverez les résultats de cette enquête sur notre site Internet : www.afaste.fr
Type d’établissement : ¨ Public ¨ Privé
Ville :
Qualification initiale : ¨ AS ¨ ASH ¨ IDE ¨ IBODE ¨ Autre

Postes occupés en stérilisation : ¨ Réception – tri ¨ Nettoyage¨ Recomposition ¨ Chargement - déchargement des autoclaves ¨ Encadrement
Nombre d’années d’exercice en stérilisation :

FORMATION INITIALE
Avez-vous bénéficié d’une formation initiale ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Formation théorique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Formation pratique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Tutorat
Durée de la formation initiale :
¨ Moins d’une journée
¨ Une journée
¨ Deux jours
¨ Plus de deux jours
FORMATION CONTINUE
Bénéficiez-vous d’une formation continue ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Tous les ans
¨ Tous les 2 ans
¨ Pas de périodicité


Est-elle réalisée : ¨ par un organisme extérieur ¨ en interne


De quand date votre dernière formation en stérilisation :
¨ Moins d’un an ¨ entre 1 et 3 ans ¨ entre 3 et 5 ans ¨ supérieur à 5 ans
Sur quels thèmes pensez-vous avoir besoin de formation ?
¨ Nettoyage des dispositifs médicaux ¨ Fonctionnement des équipements
¨ Recomposition ¨ Qualité
¨ Hygiène ¨ Autre : ……………………………..

VALIDATION DE LA FORMATION D’AGENT DE STERILISATION :
Que souhaiteriez-vous pour une reconnaissance du métier d’agent de stérilisation ?
¨ Diplôme ¨ Validation des acquis certifiante
A quel niveau diplômant estimez vous votre formation ?
¨ BEP ¨ BAC PRO
Merci d’envoyer votre réponse par fax au 0144735310
Ou par mail a infos@afaste.fr ou afaste.ste@laposte.net

questionnaire_formation_sterilisation.doc

dimanche, novembre 21 2010

Ide ou ibode en stérilisation AP-HP Hôpital Robert Debré Paris

Ide ou ibode en stérilisation

Annonce déposée le vendredi 29 octobre 2010

Devant être pourvue le mercredi 29 décembre 2010 au plus tard.
Etablissement

AP-HP Hôpital Robert Debré
48, boulevard Sérurier
75019 Paris

http://www.aphp.fr/

Site géographique de l'offre

AP-HP Hôpital Robert Debré
48, boulevard Sérurier
75019 Paris

Détail de l'offre
Poste proposé :

IDE ou IBODE en Stérilisation Contrat(s) :

Mutation Descriptif :

Présentation de la structure et de l'équipe :

Le service de stérilisation centrale a pour mission la préparation de dispositifs médicaux stériles.
Par cette fonction, ce service est fortement impliqué dans la lutte contre les infections nosocomiales, la gestion des risques, la traçabilité des dispositifs médicaux, le respect des règles d'hygiène, la formation et l'information des personnels.
Le service comprend, sur 466 m2 éclairés par une lumière naturelle, une zone de lavage, des zones à atmosphère contrôlée (conditionnement, sortie des autoclaves, stockages et distribution) ainsi que des locaux annexes (vestiaires, karcher, zone de décartonnage, bureaux). Le service est équipé de 4 machines à laver les instruments, de 4 stérilisateurs à vapeur d'eau (autoclaves) et de logiciels de traçabilité et de supervision des équipements.

L'équipe se compose de :
- 1 Pharmacien Chef de Service
- 1 Pharmacien praticien hospitalier responsable de la stérilisation
- 1 cadre
- 1 préparateur en pharmacie
- 6 Aides soignants
- 5 Agents hospitaliers.

Horaires de travail :
7H00–14H50 ou 12H40–20H30 1 samedi sur 3 (7H-14H50)
Détails :
lundi au vendredi 7H00 (sauf lundi 6h30)–20H30;samedis et lundis fériés : 7h_14h50

Liaisons hiérachiques :
Cadre paramédical du pôle: Catherine Hédin à compter du 1er novembre
Cadre du service: Anne Marie Cazes (01 40 03 40 74)

Missions Générales :
- Etre référent et garant de la qualité des bonnes pratiques de stérilisation auprès de l'équipe de l'unité et des services utilisateurs.
- Coordonner au quotidien l'ensemble des activités en respectant les procédures d'assurance qualité et de traçabilité.
Missions Permanentes :- Participer à l'encadrement du personnel,
- Assurer le bon fonctionnement du service en l'absence du cadre,
- Contrôler l'exécution des tâches nécessaires au respect des bonnes pratiques de stérilisation,
- Participer à l'animation de l'équipe et au suivi des activités du service
- Valider les cycles de lavage et de stérilisation permettant la libération des charges
Activités :¬Assurance qualité :
- Participer à l'élaboration des procédures selon les Bonnes Pratiques de Stérilisation
- Contrôler et vérifier l'application des procédures par le personnel de stérilisation
- Organiser, coordonner et contrôler la diffusion et la transmission de l'information auprès des services de soins, des blocs opératoires et du personnel
de stérilisation
- Entretenir la certification ISO 9001 du service
- Assurer l'intégration et la formation du personnel nouvellement recruté
- Assurer la formation du personnel sur la prise en charge de nouveaux dispositifs médicaux et sur les nouveaux protocoles
- Participer à l'évaluation du personnel

Gestion des ressources humaines :
- Participer à la planification des moyens en relation avec le cadre

Gestion économique et financière :
- Prévoir, contrôler et réajuster les stocks stériles et non stériles, en fonction de l'activité des services utilisateurs
- Facturer aux services les consommables et l'instrumentation perdue mise en dotation

Risques professionnels liés à l'activité :
Port de charges plus ou moins lourdes
Utilisation de produits potentiellement allergisants (détergents, pré-désinfectants,…..)

Savoir faire requis
- Connaissance de l'instrumentation de bloc opératoire, des dispositifs médicaux, des règles d'hygiène et de la stérilisation
- Connaissance de l'outil informatique.

QUALITES REQUISES
Capacité d'adaptation à de nouvelles techniques, sens de l'organisation et des responsabilités, rigueur, esprit d'équipe, dynamisme, capacité de communication (équipe et services utilisateurs), respect des règles d'éthique

PREREQUIS
Diplôme d'État infirmier

EXPERIENCE CONSEILLEE
Expérience en bloc opératoire et/ou stérilisation

Personne à contacter :

Mme Cazes
Hôpital Robert Debré
Stérilisation
48 bd Serrurier
75019 Paris
anne-marie.cazes@rdb.aphp.fr

(Pour postuler à cette offre vous devez être fonctionnaire titulaire)

source : http://emploi.fhf.fr/offre-emploi.php?id=19329

vendredi, novembre 5 2010

Traçabilité des instruments de chirurgie re-stérilisables : apport de la technologie RFID

Communication de l' ASEPTIC SURGERY FORUM 26 & 27 mars 2010, Cité des Sciences, Paris, France Congrès-exposition international pour la prévention Le diagnostic et le traitement des infections post-chirurgicales

Traçabilité des instruments de chirurgie re-stérilisables : apport de la technologie RFID par Damien Talon, pharmacien à l’Hôpital Bichat Claude Bernard de Paris

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Traditionnellement la stérilisation des instruments chirurgicaux est pratiquée sur le lieu d’utilisation. Aujourd’hui, certains établissements hospitaliers choisissent d’externaliser ce process en faisant appel à des prestataires industriels distants. Lors de la première édition, du congrès Aseptic Surgery Forum (26 & 27 mars 2010, Cité des Sciences, Paris, France) les utilisateurs et les prestataires de services ont fait le point de leurs expériences sur plusieurs années. Au cours de son intervention Damien Talon, Pharmacien, Hôpital Bichat - Claude Bernard de Paris (France) a présenté une étude sur l’implémentation de la technologie RFID au sein de Unité Fonctionnelle de Stérilisation Centrale de cet établissement, pour assurer la traçabilité des instruments de chirurgie re-stérilisables.

Résumé

La stérilisation des instruments chirurgicaux est un processus de production complexe qui doit être parfaitement maîtrisé. L’identification des risques en stérilisation passe par la compréhension du cycle de production et du cycle de vie des produits. La traçabilité informatisée à l’instrument est un moyen de maîtrise des risques et de sécurisation des processus en stérilisation et aux blocs opératoires. La traçabilité informatisée des instruments n’est pas actuellement réalisée en routine, plusieurs essais hospitaliers sont en cours pour valider la meilleure façon d’identifier les instruments de chirurgie par des technologies émergentes (code data matrix et puces RFID). L’objectif de ce travail est de présenter le retour d’expérience de la stérilisation de notre établissement sur la traçabilité à l’instrument chirurgical, effectuée depuis ces dernières années, avec la technologie RFID.

Introduction

L’Unité Fonctionnelle de Stérilisation Centrale (UFSC) d’un établissement de santé prend en charge les instruments utilisés lors d’une intervention chirurgicale et réalise les opérations de nettoyage, de conditionnement et de stérilisation des Dispositifs Médicaux (DM) réutilisables pour produire des DM stériles (DMS). Ces opérations sont tracées par un logiciel renseignant « qui fait, quoi, où, quand et comment ». Actuellement, l’unité d’œuvre tracée correspond au contenant (sachets, paniers emballés ou conteneurs) disposant d’un code à barres, mais pas au contenu, c’est-à-dire à l’instrument individuel. La mise en place d’un Système de Traçabilité Informatique (STI) à l’instrument permettrait de retrouver quels sont les DMS utilisés pour un patient donné, de pouvoir suivre ou retrouver un DMS particulier, d’aider les opérateurs à l’étape de conditionnement et de résoudre certaines non conformités. A l’UFSC de notre établissement, nous déployons, depuis ces 3 dernières années, un système de traçabilité informatisé à l’aide de puces RFID soudées sur les instruments. Les objectifs de cette étude sont de montrer l’apport d’un STI à l’instrument à l’aide de la technologie RFID et de présenter le retour d’expérience de l’utilisation de cette technologie aux étapes de conditionnement et de lavage de l’UFSC.

Matériels et méthode

Les instruments chirurgicaux sont des Dispositifs Médicaux Re-Stérilisables (DMRS). Ils sont utilisés aux blocs opératoires soit sous forme de sachets individuels, soit sous forme de compositions de plusieurs instruments pour réaliser une intervention chirurgicale. Ils sont prédésinfectés au niveau des blocs opératoires puis acheminés à l’UFSC ou ils seront traités ou préparés dans le respect de la réglementation Arrêté, 22 juin 2001. C’est-à-dire qu’ils sont réceptionnés, nettoyés, conditionnés, stérilisés, libérés, puis livrés aux blocs opératoires. Les DMRS sont alors stockés dans l’arsenal stérile en prévision d’une prochaine intervention chirurgicale. Actuellement, la traçabilité effectuée à l’UFSC correspond au suivi des différentes étapes du processus de production par le logiciel Optim® version 3.8.8. Il est ainsi possible de suivre pour chaque composition de DM quel opérateur effectue quelle étape, à quel moment. Depuis 2009, le logiciel de traçabilité à l’instrument SEDISTE® (société SEDIA) a été installé sur un serveur Oracle avec 4 postes clients PC dédiés disposant de lecteurs de puces RFID (Radio Frequency IDentification) de la société MBBS CH. Ce logiciel a été installé en mai 2009 à l’étape de conditionnement et en novembre 2009 à l’étape de réception – lavage de l’UFSC. Ce logiciel est utilisé aux étapes de conditionnement et de lavage par le pharmacien, l’interne en pharmacie et le préparateur de l’UFSC. Une formation est en cours pour son utilisation par les agents de stérilisation. Actuellement, les logiciels OPTIM® et SEDISTE® ne sont pas inter-opérables.

Principe de la traçabilité des instruments disposant de puces RFID

La RFID est une technologie d’identification qui se compose d’un lecteur (ou module de lecture / écriture) et d’une étiquette électronique (ou étiquette intelligente, tag, puce, transpondeur). Le lecteur transmet un signal radio à la puce qui « s’éveille » et peut ainsi recevoir et/ou transmettre des informations. Le transpondeur RFID utilisé dans cette étude se compose d’une e-unit c’est à dire d’une puce électronique (chip) et d’une antenne (bobine de fil de cuivre). L’encapsulation de cette e-unit dans une résine de synthèse permet de créer un petit cylindre de 5,6 mm de diamètre appelé « tag résine ». Pour pouvoir être fixés sur les instruments, les tag résine sont encapsulés, hermétiquement par soudure laser, dans une boîtier en inox cylindrique 304L ayant un diamètre de 7,4 mm et une épaisseur de 2,6 mm Besnard 2004. Le boîtier inox contenant le tag résine est appelé puce RFID. La capacité de mémoire de la puce est de 128 bits, soit au moins 256 caractères alphanumériques. Les données sont échangées entre la puce RFID et son lecteur dans les basses fréquences (125 kHz) Anonyme 2007. La puce RFID a été soudée sur chaque instrument par fraisage des instruments pour créer une encoche (ou logement) puis soudure laser de ces puces RFID sur les instruments par la société IS Médical. Le système de traçabilité à l’instrument se compose des instruments « pucés », d’un ordinateur, de lecteurs spécifiquement dédiés à la reconnaissance des puces RFID et du logiciel de traçabilité à l’instruments Sedisté®. Pour lire (ou écrire) des informations dans la puce RFID, le lecteur doit être au contact du boîtier inox de la puce RFID.

Retour d’expérience de la traçabilité des instruments par puces RFID

Depuis mai 2009, les instruments chirurgicaux de 9 boîtes de Circulation Extra-Corporelle (CEC) du bloc de cardiologie, sur un total de 16 ont été envoyés pour être pucés, soit 1035 instruments. L’envoi des instruments a été progressive, à raison d’environ une boîte par mois. Le paramétrage du logiciel Sédisté est réalisé par le pharmacien, l’interne ou le préparateur en pharmacie et la recomposition est effectuée par toute personne formée à l’utilisation du logiciel de traçabilité (préparateur, agent de stérilisation, externe en pharmacie). Lors du paramétrage, chaque instrument pucé est associé à une boîte d’appartenance, et dispose d’un libellé et d’une photo. Certains instruments ne peuvent pas être pucés, telles que les alènes de Redon et les cupules en plastiques ou en aluminium : dans ce cas, il est possible d’associer un numéro unique à chaque type d’instrument non pucé. Ce système de recomposition a été installé à l’étape de conditionnement (depuis mai 2009) et à l’étape de réception/lavage (depuis décembre 2009).
- A l’étape de conditionnement : L’opérateur scanne la puce du panier ce qui ouvre un menu de recomposition pour une boîte de CEC donnée. La « lecture » de la puce de chaque instrument permet de les identifier par leur photo et libellé. Chaque instrument passe alors d’une fenêtre « instruments à valider » à une fenêtre « instruments validés ». Si un instrument n’appartient pas à la boîte, le logiciel émet un message d’alerte (sonore et affiché) et indique à quelle boîte il appartient. Un message d’alerte apparaît également si un instrument a déjà été « lu ».
· A l’étape de lavage, la même méthode est employée pour vérifier le contenu de chaque boîte utilisée arrivant du bloc cardiologie.


Pour chacune de ces étapes, il est possible d’imprimer un rapport de recomposition récapitulant le contenu de la boîte et précisant les instruments manquants. La comparaison des rapports de recomposition au lavage et au conditionnement permet de définir la source des non conformités. Deux types de comparaisons sont possibles :
- Entre le lavage et le conditionnement : une différence de contenu d’une boîte peut être a priori imputable à la stérilisation.
- Entre le conditionnement précédent et le lavage : une différence peut a priori être imputable au bloc.


Cette évaluation s’est déroulée sur 8 mois pour la traçabilité de l’étape de conditionnement et sur un mois pour le suivi du lavage associé à celui du conditionnement.

Résultats :

Il est présenté dans cette étude, le retour d’expérience sur la traçabilité à l’instrument par la technologie RFID depuis ces 8 derniers mois à l’étape de conditionnement et depuis un mois aux étapes de lavage et conditionnement.

A l’étape de conditionnement :
Dans la première partie de ce travail, de juin à novembre 2009, le logiciel de traçabilité était installé uniquement à l’étape de conditionnement. L’évaluation porte donc sur l’apport de la technologie RFID et les difficultés rencontrées au cours de cette étape.
Sur les 9 boîtes de CEC, une n’est pas utilisée, car ses instruments servent de réserve. De juin à novembre 2009, pour les 8 autres boîtes, elles ont été reconditionnées 115 fois à l’aide du logiciel Sédisté®. Le temps moyen de conditionnement de ces boîtes est de 20 minutes. Dans 70% des cas (80/115), il y avait au moins une non-conformité détectée au conditionnement, pour un total de 104 non conformités. La répartition de ces non conformités est présentée dans la figure 1.
La majorité des non-conformités rencontrées (67%) correspondent à des DM manquants, soit 139 instruments dont 26% de pinces à clamper, 24% de cupules inox, 15% de ciseaux, 14% de clamps, 7% d’écarteurs, 7% d’alènes de Redon et 7% divers. Ces DM ont été remplacés par des DM pucés de la réserve (50% des cas) ou non pucés (38%) dans l’attente de disposer d’instruments équivalents pucés. Dans le cas ou le DM ne peut être remplacé, la boîte est mise en attente ou non selon avis du bloc.
Pour les instruments non fonctionnels (12%), ils ont tous été remplacés par des instruments pucés. Les mélanges d’instruments correspondent à 10% des cas. Ils sont soit liés à des remplacements d’instruments au conditionnement précédent, soit à la présence d’instruments surnuméraires dans la boîte de CEC. Dans 9% des cas, une erreur de paramétrage ou une panne de réseau a été la cause de la non-conformité. Dans 1% des cas, la non-conformité était liée à une puce illisible. L’instrument a été considéré comme non fonctionnel et remplacé.

Les non-conformités ont été résolues le jour même à l’étape de conditionnement dans 95% (109/115) des cas. Pour les autres, le délai de mise en attente a été de 4 à 7 jours avant de retrouver les instruments pucés dans d’autres compositions.

Aux étapes de nettoyage et de conditionnement

La deuxième partie de l’étude a permis d’évaluer 22 passages des boîtes pucées à la stérilisation, qui ont été tracés à la fois aux étapes de lavage et de conditionnement.
- Comparaison entre le lavage et le conditionnement. Sur les 22 boîtes tracées au conditionnement, 4 boîtes n’ont pas été tracées au lavage, 8 boîtes présentaient le même nombre d’instruments entre le lavage et le conditionnement et pour 10 boîtes il y avait une différence. Cette différence portait sur 13 instruments : 10 instruments absents au lavage ont été retrouvés au conditionnement. Il semble que ces instruments soient arrivés par un circuit différent du reste des instruments de la boîte de CEC : soit lavés en décalé (cupules inox), soit présents dans un autre panier d’instrument, soit non scannés au lavage. Deux instruments n’ont pas été retrouvés et une puce était illisible.
- Comparaison entre le conditionnement précédent et le lavage : Sur les 22 boîtes, 12 boîtes disposaient de tous leurs instruments au niveau du lavage par rapport au conditionnement précédent et pour les 10 autres boîtes il manquait au moins un instrument, pour un total de 11 instruments ; parmi eux 8 n’ont pas été retrouvés.

Discussion

Nous avons choisi la technologie RFID comme support de traçabilité des instruments de chirurgie car elle apporte plusieurs avantages :

- une robustesse du support de traçabilité à l’environnement : absence d’altération chimique, thermique et mécanique lié aux contraintes du cycle de vie des instruments. Ce qui n’est pas toujours le cas des autres supports de traçabilité, comme les codes data matrix gravés sur les instruments qui peuvent présenter des phénomènes de corrosion CRITT 2003, Vincent 2004, Kramp 200... ou des pastilles Infodot® qui se décollent et/ou se fragmentent.
- une fiabilité du lien à l’instrument car les puces RFID sont soudées sur les instruments,
- une capacité de stockage de données importante qui permet de paramétrer un identifiant unique et non ambigu AFNOR 2006,
- une rapidité de lecture,
- une collecte des données à l’étape de conditionnement mais également aux étapes de fin d’intervention chirurgicale ou de nettoyage à la stérilisation dans des conditions défavorables (présence de résidus organiques ou liquides). Il n’est pas certain que les codes data matrix puissent être reconnus dans ces conditions défavorables.


Les inconvénients de cette technologie sont les suivants :
- une taille, forme et localisation du support RFID qui nécessitent une concertation avec les chirurgiens pour déterminer une localisation qui n’entraîne pas d’altération fonctionnelle des instruments ni de gêne pour le geste chirurgical Talon 2007. Le support RFID ne peut être inséré sur tous les instruments mais c’est aussi le cas pour les supports de type Data matrix, dont la taille, la courbure ou l’état de surface ne permet pas le gravage Kramp 2008.
- une durée d’immobilisation importante des instruments car ceux-ci sont obligatoirement traités par un prestataire incorporant les puces RFID,
- un coût élevé par rapport au gravage laser ou micropercussion des codes data matrix.

L’objectif de la traçabilité à l’instrument est de finaliser les étapes de traitement des DM à l’UFSC, notamment en ayant une recomposition conforme dans tous les cas, et la preuve que cette étape a été correctement réalisée. Depuis 8 mois, nous nous apercevons que dans 70% des cas les boîtes arrivent non conformes à l’étape de conditionnement, la cause étant dans plus de deux tiers des cas des instruments manquants.


Il nous est apparu nécessaire d’analyser cette non-conformité connue de longue date. Il a donc été décidé de mettre en place le suivi des instruments reçus à la stérilisation en effectuant une traçabilité rigoureuse des instruments disposant d’une puce RFID. Cette étude s’inscrit également dans une démarche d’amélioration des pratiques en stérilisation, qui consiste à identifier précisément ce qui arrive dans le circuit de production de la stérilisation, et sécuriser, fiabiliser le produit fini.

Après seulement un mois d’analyse, quelques pistes se distinguent.

Lorsque l’on compare le conditionnement précédemment réalisé et les instruments réceptionnés au lavage, il apparaît que tous les instruments d’une même boîte ne sont pas réceptionnés en même temps : soit les instruments ne sont pas retrouvés, soit ils arrivent en décalé par rapport à la majorité des instruments. Nous pouvons émettre comme hypothèse que les instruments ont pu être perdus lorsque la salle d’opération a été débarrassée (instruments jetés dans le champ opératoire) ou bien mis en prédésinfection dans un autre bac que celui contenant la boîte. Lorsque l’on compare le lavage et le conditionnement réalisés successivement, il y a également des non conformités liées au lavage différé de certains instruments qui arrivent avant ou après la majorité du contenu de la boîte. Ce décalage dans le lavage peut être imputable à la stérilisation qui dissocie les instruments d’une même boîte dans plusieurs paniers de lavage (exemple : les cupules inox) mais peut aussi venir du fait que les instruments nous parviennent du bloc opératoire dans un autre panier.
Il est nécessaire de poursuivre cette évaluation afin d’identifier les non conformités rencontrées et de mettre en place des actions de réduction de ces non conformités.

Un des objectifs de la traçabilité à l’instrument est de pouvoir confier la recomposition des boîtes à des agents de stérilisation, personnel moins qualifié que les Infirmières de Bloc Opératoire Diplômées d’Etat (IBODE). En effet la traçabilité à l’instrument est une aide à l’identification des instruments : en scannant la puce RFID, le libellé, la photo et la boîte d’appartenance apparaissent. Mais dans cette étude, 70% de non conformités ont été constatés ; cela montre la nécessité d’une formation du personnel et de la présence sur le terrain de personnel de référence ayant les compétences pour la prise de décision de valider le conditionnement de ces boîtes.

Actuellement, il semble qu’il y ait autant de non conformités de la part des blocs ou de la stérilisation avec des instruments « perdus » ou n’étant pas disponibles en temps et en heure au lavage et/ou au conditionnement.

Par contre la traçabilité mise en place permet bien de répondre à des exigences réglementaires, tels que :
- connaître les instruments utilisés pour un patient donné Circulaire 2001, éviter les mélanges d’instruments entre plusieurs compositions, identifier à quelle composition appartient un instrument donné,
- effectuer un retrait de lot Circulaire DH/EM1 1995, Décret 96-...,
- prouver que les étapes de lavage et conditionnement ont bien été réalisées à la stérilisation et localiser un instrument à n’importe quelle étape aux blocs ou à la stérilisation Arrêté 2001.


La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment mis en place une « check-list sécurité du patient au bloc opératoire » dans le cadre de la certification des établissements de santé : celle-ci exige notamment « une confirmation du compte final des instruments utilisés ». La mise en place de la traçabilité à l’instrument en sortie d’intervention permettrait de répondre à cette exigence HAS 2010.

CONCLUSION

Cette étude montre le déploiement de la traçabilité à l’instrument à la stérilisation aux étapes de réception/lavage et recomposition/conditionnement. La plupart des boîtes arrivent actuellement non conformes au conditionnement, ce qui semble lié à des erreurs dans les pratiques de prise en charge des instruments aux blocs et en stérilisation. La traçabilité à l’instrument représente un investissement important en temps (formation, paramétrage, utilisation en routine) et en coût, mais sécurise le circuit des dispositifs médicaux et leur utilisation lors des interventions chirurgicales.

Auteurs
D. Talon1, E. Rochais1, C. Content1, R. Capré1, J.-C. Bocquet2, A. Desroches3, Ph. Arnaud1.

1 Service Pharmacie, AP-HP, Hôpital Bichat, 46 rue H. Huchard, Paris 75018.
2 Laboratoire de Génie Industriel, 3 Pôle Santé et Biotechnologies, Ecole Centrale de Paris, Grande Voie des Vignes F-92 295 Châtenay-Malabry.

BIBLIOGRAPHIE

AFNOR 2006 AFNOR; Association Française de Normalisation; Paris (FRA). nf xp s 94-467 : 2006. Instruments chirurgicaux – définition des spécifications d’immatriculation a des fins de traçabilité. (indice de classement : s 94-467) (janvier 2006).
Anonyme 2007 Anonyme 2007. Etude sur les étiquettes électroniques et la traçabilité des objets – panorama stratégique. Etude conduite par alcom consulting et Newton-Vaureal consulting pour le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, direction générale des entreprises. 31 octobre 2007, 90 pages. Consulté sur Internet le 20 janvier 2010, http://www.telecom.gouv.fr/fonds_documentaire/rapports/07/panorama_strategique.pdf
Arrêté 2001 Arrêté du 22 juin 2001 relatif aux bonnes pratiques de pharmacie hospitalière. Ligne directrice particulière n°1 : préparation des dispositifs médicaux stériles.
Besnard 2004 Besnard Y. La transmission des données par radio-fréquence sur les rangs de la traçabilité à l’instrument. Dossier Technologie : Nouvelle technologie vue aux 26èmes JNS du CEFH – Nantes. Stérilisation magazine n°36. Avril – Mai 2004 ; 11-13.
Circulaire 1995 Circulaire DH/EM1 n° 952498 du 10 mai 1995 relative à l'organisation de la matériovigilance.
Circulaire 2001 Circulaire DGS/5C/DHOS/E2/2001/138 du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors des soins en vue de réduire les risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels.
CRITT 2003 Rapport d’étude du Centre Régional d’Innovation et de Transfert de Technologie (CRITT) n°B 03.07.30 N. Validation du marquage laser ayant pour but d’assurer la traçabilité des produits lors de la réparation d’instruments chirurgicaux afin de déterminer si cette nouvelle identification ne présente pas un risque de non respect des exigences du marquage C.E. (B.C. du 11.07.2003).
Décret 1996 Décret n°96-32 du 15 janvier 1996 relatif à la matériovigilance exercée sur les dispositifs médicaux (art R. 665-48 à R. 665-64 du Code de la Santé Publique, JO du 17 janvier 1996, p.803).
HAS 2010 HAS – Haute Autorité de Santé. Check-list sécurité du patient au bloc opératoire. Version 2010.
Kramp 2008 F. Kramp, F. Laugerette, V. Archer, A. Astier Identification Of Surgical Instruments By Means Of Data Matrix Codes. Zentral Sterilisation n°5; 2008.
Talon 2007 Damien Talon, Alain Ragon, Aude Coquard, Florence Vincent, Rose-Marie Laredo. Atelier N°2. Les différents systèmes de marquage des instruments. 29èmes Journées Nationales d'Etudes sur la Stérilisation CEFH 2007. 25 et 26 Avril 2007, Lyon.
Talon 2008 Talon D., Reberga A., Blatt A.-C., Hamami K., Saada L., Arnaud Ph.. Faisabilité et fiabilité de la traçabilité des instruments de chirurgie restérilisables à l’aide de puces RFID. Steriprocess International 2008; vol I, n°1 : 23-27.
Vincent 2004 Vincent F., Talon D., Ioos S., Tessier D. Traçabilité des instruments : solutions actuelles et futures. Revue de l’ADPHSO 2004 ; 29(3) : 19-23.

Figure 1 : non conformités constatées sur 115 conditionnements de mai à novembre 2009

dimanche, octobre 24 2010

Des personnes agées en stérilisation ?

Le travail dans un service de stérilisation, comme en service de soins, est assez physique. Suite à la nouvelle loi sur les retraites et à la réforme sur le statut des personnels infirmiers de la fonction publique on peut s'interroger sur ce que sera l'adaptation d'une aide-soignante ou d'une infirmière de 62 ans ou plus aux postes actuels.
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http://www.asterix.com/index.html.fr?rub=francais
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mardi, février 16 2010

Une nouvelle association pour les agents de stérilisation

Cette association s'étant exprimée dans un commentaire, nous vous présentons son argumentaire, dans l'attente de plus d'informations :

"Depuis aout 2009 AFASTE est née Association Française des Agents de STErilisation Un groupe composé d'agents de stérilisation de formation de base différente et d'horizons différents, de pharmaciens experts, d'IBO et de cadre IBODE( 10 personnes) forment AFASTE Cette association nouvellement crée à pour objectifs de rendre les agents de stérilisation Acteurs pour

  •  Promouvoir leur fonction d’ « agent de stérilisation »
  •  Uniformiser leur formation
  •  Représenter les agents de stérilisation auprès des instances et congrès
  •  Partager les expériences en organisant des ateliers de travail


Si vous voulez adhérer a AFASTE , ecrivez nous infos@afaste.fr"

dimanche, novembre 15 2009

Discours de Madame Roselyne Bachelot au Salon Infirmier 2009

Le 16 octobre 2009 ,lors du Salon Infirmier Madame la Ministre s’est adressé aux infirmier(e)s :

" Mesdames, messieurs,

Le salon infirmier appartient à ces rendez-vous que je me plais à honorer, comme en atteste ma fidélité depuis trois années.

J’y vois l’occasion privilégiée de vous exprimer, à vous qui exercez un métier qui est aussi une passion, l’intérêt que je porte à une profession pour laquelle j’ai une réelle admiration.

Cette année, je me réjouis tout particulièrement de vous rencontrer. L’an dernier, en effet, je vous avais dit que 2009 serait l’année des infirmières. J’ai tenu mes engagements et, si vous me le permettez, je voudrais revenir avec vous sur le chemin parcouru.

Premier chantier : je vous avais dit que nous mettrions en place le LMD. Nous y sommes.

La promotion d’élèves infirmiers qui a fait sa rentrée il y a un mois sortira en 2012 avec un diplôme d’Etat reconnu au grade de licence.

J’en ai conscience, ce calendrier était ambitieux et certains, je le sais, auraient préféré que nous attendions un an pour mettre en place cette réforme d’envergure.

Je crois que cette attente ne nous aurait pas été bénéfique. C’est la raison pour laquelle, avec le pragmatisme qui est le mien, j’ai voulu profiter de l’envie et de l’enthousiasme suscités, ainsi que du travail que nous avons mené.

Le nouveau référentiel a été validé et reconnu par l’université. Cette étape majeure réalisée, il nous fallait la concrétiser sur le terrain.

A cet égard, je tiens à nouveau à remercier les instituts de formation en soins infirmiers, directions et équipes pédagogiques qui se sont dépensées sans compter pour que le nouveau programme soit mis en place dans les meilleurs délais. Je veux également féliciter les infirmiers et les cadres des services qui vont être demain tuteurs, maîtres de stage, référents. Ainsi, ils vont perpétuer ce compagnonnage qui fait toute la richesse de la formation infirmière et que le monde universitaire a reconnu à sa juste valeur.

Je vous annonce d’ailleurs que le comité de suivi du LMD se réunira, pour la première fois, le 6 novembre, sous l’égide du ministère de la santé, avec vos représentants, professionnels et étudiants, et avec l’ensemble de nos partenaires : ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, régions, universités.

C’est donc bien l’ensemble de la filière infirmière qui va contribuer au succès de cette réforme. En la matière, comme toujours, je sais que je peux compter sur vous.

Parce que l’expérience est une richesse que nous devons valoriser, les infirmières qui n’auront pas suivi le nouveau cursus, c’est-à-dire les diplômées de 2011 et toutes celles qui les précédent, pourront suivre plus facilement qu’aujourd’hui, un cursus universitaire en master et en doctorat, pour celles qui le souhaitent.

Les conventions que les IFSI regroupés vont signer avec les universités permettront une meilleure connaissance réciproque des atouts des uns et des autres. Les universités vont pouvoir mesurer l’étendue de la formation délivrée par les IFSI aux infirmières et ceux-ci vont pouvoir approfondir les partenariats avec l’université.

Ensemble, nous allons définir les besoins de demain en pratiques avancées, et les universités proposeront, je le souhaite, les offres de masters correspondantes.

Ainsi, les liens tissés entre le monde infirmier et le monde universitaire bénéficieront à toutes les infirmières. Je m’en réjouis.

De fait, les infirmières spécialisées vont travailler, dans les prochaines semaines, en lien étroit avec mes services, à l’enrichissement de leur exercice afin que rapidement, nous ayons des infirmières anesthésistes, de bloc ou de puériculture de pratiques avancées, dont la pratique, les compétences et la formation auront été étendues. Ce n’est qu’un début, bien sûr, car nous devons explorer d’autres champs au travers des coopérations entre professionnels de santé.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de multiplier les spécialités et de dévoyer les pratiques avancées.

Il s’agit, au contraire, de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Et le champ est vaste. De la même façon, j’ai chargé mes services de réfléchir aux moyens de mieux accompagner les infirmières qui souhaitent se lancer dans un doctorat, pendant leurs années de thèse et après. Car cette recherche infirmière qui aspire à se développer doit être nourrie et encouragée. C’est là tout le sens du programme hospitalier de recherche infirmière que j’ai lancé en septembre.

J’ai nommé Monique Rothan Tondeur, infirmière, professeur, titulaire de la chaire de recherche infirmière AP-HP EHESP, directeur du département de sciences infirmières et paramédicales à l’EHESP, comme présidente du comité de sélection de ce programme.

J’invite les équipes qui ont des projets de recherche et toutes celles et ceux qui militent depuis des années pour son développement à proposer leurs dossiers.

De la faculté à vous mobiliser, de la qualité de ces dossiers, dépendra en effet la pérennité de ce dispositif, et plus largement, l’essor d’une discipline.

La balle est, si j’ose dire, dans votre camp. A travers ces actions, je souhaite que nous disposions demain d’infirmières docteurs capables de créer la filière de soins infirmiers que j’appelle de mes vœux.

Cela passe par la recherche hospitalière, cela passe par des thèses dans des écoles doctorales existantes, qui sont exigeantes, prônent l’excellence, et se sont construites progressivement, comme la santé publique. Pour tout cela, j’ai besoin de vous, de candidats motivés et de très haut niveau, afin de convertir de manière fructueuse l’intérêt bienveillant des universités en intérêt à agir et à créer, à terme, une filière de soins infirmiers.

Deuxième chantier : je m’étais engagée à ce que nous lancions la négociation sur la revalorisation des infirmières.

J’entends par là les discussions sur les nouvelles grilles de l’ensemble des corps de la catégorie B et, bien sûr, l’accès des infirmiers à la catégorie A pour toutes celles qui le voudront.

Cette négociation, nous l’avons engagée en juin dernier, et je souhaite qu’elle se conclue par la signature d’un protocole à la fin de cette année.

La mise en œuvre de cette réforme s’appuie sur une discussion approfondie avec vos organisations syndicales. En effet, les enjeux sont très importants, tant pour votre évolution et pour celle de notre système de santé que sur le plan financier. Votre nouveau statut sera porteur d’une revalorisation réelle, et d’exigences nouvelles.

Nous en avons tous conscience, c’est du passage en catégorie A, de la reconnaissance des compétences, des responsabilités et de l’expertise des infirmières qu’il s’agit. C’est une étape décisive, qui marquera durablement l’histoire de votre profession.

Troisième chantier : je m’étais engagée à lancer une mission sur les cadres hospitaliers, et au premier chef les cadres de santé. Le 11 septembre dernier, Chantal de Singly m’a remis un travail remarquable, par l’ampleur de la concertation qui a été menée et par la justesse de l’analyse.

J’étudie actuellement les 36 propositions que formule son rapport, et je vous ferai part de mes premières conclusions prochainement.

Néanmoins, je peux d’ores et déjà vous dire que je souscris au fait que les cadres doivent être davantage impliqués dans les décisions de l’hôpital.

Par ailleurs, comme pour l’ensemble des infirmiers, la formation des cadres manageurs et formateurs doit être revue, compte-tenu de l’évolution de leurs missions. En cohérence, leurs responsabilités doivent être valorisées.

Ce terme de responsabilité, précisément, caractérise bien votre profession.

Aujourd’hui encore, face à la pandémie grippale, c’est bien à votre sens des responsabilités, à votre professionnalisme et à votre générosité que je fais appel. Parce que vous prenez soin au quotidien des patients, j’ai souhaité réunir toutes les conditions pour faciliter la vaccination contre la grippe A H1N1. Vous êtes, comme tous les professionnels de santé, particulièrement concernés. Je souhaite que vous puissiez vous protéger mais aussi protéger ceux qui vous entourent. Je vous demande donc de participer activement à la campagne de vaccination qui va commencer dans les prochaines semaines. Je compte sur vous.

Vous le voyez, comme je m’y étais engagée, l’année 2009 est celle de la mise en œuvre des grands chantiers, qui feront l’avenir de votre profession.

C’est dans cette voie que nous allons poursuivre, pour une meilleure reconnaissance de votre métier, qui doit faire votre honneur et votre fierté.

Je vous remercie.

Ressources humaines en stérilisation, avant-propos du Dr Goullet au document du groupe de travail AFS 2009

"La stérilisation des dispositifs médicaux fdans les établissements de santé est un acte complexe, de type artisanal, mais relevant d'une organisation de type industriel. i'est une activité principalement manuelle, dans laquelle l'utilisation de la machine n'intervient que dans quelques étapes du processus.

Par ailleurs, la stérilisation est devenue 'adulte-, et est passée d'une annexe de la salle d'opération à un véritable service médico-technique spécialisé dans l'hôpital.

Ces deux constatations font apparaître le rôle fondamental de l'humain dans ce service, dans lequel sont réalisés des soins indirects. C'est une activité hospitalière, qui, au même titre qu'un service d'imagerie médicale, est au cœur de l'activité hospitalière ; c'est un service de soins, avec ses exigences, sa cohésion, ses difficultés, ses joies...

La qualité de la prestation est éminemment dépendante de la qualité du personnel : son implication, sa motivation, et à la clef de tout ceci : sa formation.

Sur la plan qualité et sécurité, de très nombreux aspects de l'exercice de cette activité sont réglementés, codifiés par des bonnes pratiques, des guides, mais toute latitude est laissée pour parvenir aux résultats. Ainsi en est-il tout particulièrement sur le plan du personnel faisant fonctionner ces services médîco-techniques : il doit cire qualifié, habilité pour les tâches auxquelles il est affecté, mais peu d'indications sont apportées par les textes sur les catégories socio-professionnelles, les filières ou sur la qualification ou la formation de base des agents à recruter.

Ce problème n'a pas échappé à l'AFS, qui a souhaité depuis de nombreuses années faire l'état de la situation actuelle, faire des propositions pour la formation du personnel, et la reconnaissance de son activité. Dans la plupart des stérilisations des établissements de santé, l'ensemble des maillons de la chaîne que constitue la stérilisation des dispositifs médicaux, est assuré par des agents ayant une qualification de base non liée à la stérilisation, ou non spécifique, d'origines très diverses (aide-soignant, agent de service hospitalier, ouvrier, technicien...), mais qui ont été formés à cette activité très spécifique qu'est la stérilisation, puis jugés aptes à remplir leur mission. La filière soins, débutant par la fonction ASH, peut être une solution, mais il y en a plusieurs autres, comme l'atteste la situation actuelle dans les établissements de santé. De formidables gisements de richesse peuvent être trouvés dans des formations initiales sans grand rapport avec la santé, mais souvent dans des processus industriels se rapprochant de celui de la Stérilisation.

Quelle(s) catégorie(s) socio-professionnel(les) recruter ? Comment la (les) former ? Comment faire reconnaître cette spécialisation, et ce haut professionnalisme que l'on exige pour faire fonctionner un service de Stérilisation ? Comment faire évoluer la carrière des agents ? La fonction hospitalière ne reconnaît que peu de filières (soignant ou ouvrière), et il n'est pas rare que des agents qui avaient une activité spécialisée en stérilisation, hygiène ou qualité dans l'industrie (médicaments, aliments) soient embauchés comme ASH ou ouvrier professionnel (OP), sans tenir compte de leur expérience ou de leurs diplômes le cas échéant. Ils reçoivent des émoluments correspondant à leur catégorie d'embauché, sans commune mesure avec leur activité réelle, son importance et la responsabilité qu'ils endossent.

La diversité de ces métiers qui sont appelés à collaborer étroitement apporte une grande richesse de complémentarité ; malgré un léger handicap dû à des origines très diverses et des cultures différentes conduisant parfois à des problèmes de compréhension, la diversité n'est en aucun cas rédhibitoire, elle est même à rechercher.

La reconnaissance que l'on peut témoigner aux agents, la valorisation de leur engagement et la qualité de leur travail ne fait actuellement l'objet que de démarches liées aux priorités locales. Sur le plan national, la création d'un grade «agent de stérilisation- serait souhaitable, avec la reconnaissance pécuniaire allant de paire. C'est une voie, qui présente ses avantages et ses inconvénients, mais ce n'est peut être pas la seule, d'autant plus que le résultat d'une démarche dans ce sens n'est pas certain.

Dans un contexte de raréfaction des ressources, faire reconnaître la spécificité, la haute technicité et l'attracti-vité de la fonction d' «agent de stérilisation" est l'un des objectifs que l'AFS poursuit sans relâche. Je salue le très important travail des membres de l'atelier AFS «Formation en stérilisation", qui, au fur et à mesure de son élaboration, a montré que le sujet était plus vaste, et nécessitait sa transformation en un atelier plus large : -Ressources humaines en stérilisation-. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés, et tout particulièrement les pilotes de ces ateliers, qui ont été successivement Jean-Marie Kaiser, puis Dominique Combeau et Christine Denis, sans oublier les précieux renforts d'Annette Beaugas et de Bernadette Valence au cours de certaines étapes.

Je remercie également Brigitte Faoro, qui a repris le flambeau de la présidence de l'AFS tout en ayant à cœur de mener à bien cet atelier". •

Dr Dominique GOULLET Président honoraire AFS Mars 2009

AFS, siège social : CAMSP – Hôpital Edouard Herriot – 69437 LYON cedex 03

dimanche, juin 14 2009

le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, présentation succinte des sterilisations centrales

Une infirmière travaillant à la Pitié-Salpêtrière nous a proposé de présenter d'ici quelques temps sa structure. Nous vous livrons ici sa première ébauche de texte :
"Sur le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, il y a 3 stérilisations centrales (1 Cadre sup, 3 cadres IBODES, 5 IBODES, 3 IDE, 2 PPH, 1 pharmacien senior, 1 pharmacien assistant, 1 interne, 60 ou 80 AS/AH) et nous sommes en plein dans le projet de la direction concernant la recomposition des containers de base par les agents de sté pour cantonner les IBODES des blocs dans leurs services respectifs (en plus de tout le fonctionnement habituel, bien sûr)."

Poissy / Saint Germain, le retour en stérilisation

Je suis donc revenu en stérilisation à l'hopital de Poissy / Saint Germain mais cette fois sur le site de Poissy. Nouvelle expérience intéressante puisqu'il s'agit cette fois d'une stérilisation de bloc, au coeur du bloc opératoire. J'espère y faire du travail de qualité et si possible amener quelques améliorations. Par rapport au travail en stérilisation centrale, j'approfondis mes connaissances du matériel de bloc et développe le versant "relation clients" en direct -live avec les IBODE et les chirurgiens que j'avais déjà trouvé très stimulant chez Sterience. Découverte d'une nouvelle équipe AS et des points forts de l'organisation existante.
Ce service, comme beaucoup, est amené a évoluer rapidement. J'ai toujours apprécié les projets et évolutions. Nous verrons si le choix se fera vers plus de centralisation ou plus de proximité et d'autonomie, en attendant le nouvel hôpital...

lundi, janvier 5 2009

Offre d'emploi : infirmier référent en stérilisation centrale à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye

Ce poste est vacant dès à présent, peuvent postuler infirmier ou préparateur en pharmacie. Merci de nous adresser CV et lettre de motivation. Nous ferons suivre.

Profil de poste de l'infirmier référent en stérilisation :

1- Intitulé du poste :

IDE référent en stérilisation centrale

2- Positionnement du poste :

• Liaisons hiérarchiques :

Le Coordonnateur Général des Soins
Le Directeur des Soins
Le Cadre Supérieur de pôle
Le Cadre de Santé du service

• Liaisons fonctionnelles :

Mme De Bandt, pharmacien par délégation de Mr le professeur Brossard, pharmacien chef de service.



3- Caractéristiques du service :

• Situation géographique :

Le service de stérilisation se trouve dans le pavillon d’Ourches, près des urgences, sur le site de St Germain. Il se situe sur 2 étages.
Une antenne est située au 1er étage du bâtiment central du site de Poissy.

• Mission :

La stérilisation centrale a pour mission de fournir un produit stérile fonctionnel à l’ensemble des services utilisateurs conformément aux Bonnes Pratiques de stérilisation.

• Horaires :

La stérilisation est ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 19h. Le service est fermé le week-end et les jours fériés. Les horaires peuvent évoluer en fonction de la réorganisation ou de l’évolution de la structure hospitalière.

• Organisation du service :


L’organisation du service s’inscrit dans le projet d’établissement. De ce fait, le personnel peut être redéployé sur le site de Poissy ou dans les services de soins du site de St Germain au cours des regroupements de services au moment des vacances.

Le personnel de la Stérilisation Centrale est composé de :

• 1 Cadre de Santé
• 1 IDE référent
• 1 IBODE
• 11 AS (ou ASH positionnés sur des postes AS) répartis sur plusieurs postes correspondant aux différentes étapes du traitement du matériel. Ces postes sont effectués par roulement, y compris sur le site de Poissy :
- Ramassage et distribution du matériel sur les sites de Poissy et de St Germain.
- Lavage du matériel
- Le conditionnement du matériel lavé
- Le conditionnement du linge
- La stérilisation et le stockage
- Le lavage des chariots
• 1 ASH à mi-temps chargé de l’entretien du service.



4- Missions, activités et responsabilités de l’Infirmier(ère) en stérilisation :


La mission de l’Infirmier (ère) en stérilisation s’intègre dans le processus de soins de l’établissement.
Il travaille sous la responsabilité directe du cadre de santé du service. Il participe à la qualité des soins des personnes hospitalisées, à la lutte contre les infections nosocomiales en fournissant un matériel adapté et stérile aux différents services du centre hospitalier Poissy St Germain. Il participe à toutes les étapes de la stérilisation dans le respect des Bonnes Pratiques, en relation avec le pharmacien.

Ses attributions peuvent être distinguées en deux strates :

• un niveau « polyvalent » nécessitant à terme une bonne connaissance de l’ensemble des postes du service pour pouvoir si besoin effectuer des remplacements sur ceux-ci

• cette connaissance des postes lui permet d’effectuer un travail transversal sur le fonctionnement et l’organisation du service.


A. Assumer un rôle charnière dans le fonctionnement quotidien du service :
1. Encadrement et collaboration avec les A.S pour la stérilisation du matériel dans le respect des Bonnes Pratiques de Stérilisation. Implique d’être en mesure d’assumer tous les postes de travail si besoin. L’IDE référent est à l’écoute des problèmes éventuels rencontrés par les agents sur les différents postes et peut proposer une aide ponctuelle si nécessaire pour le bon déroulement des opérations journalières.
2. Collaboration avec l’I.B.O.D.E du service concernant le matériel des blocs. Participe à la réfection des boîtes avec l’IBODE si besoin et la remplace en son absence.
3. Collaboration avec le cadre en pratique courante. Travaille sous sa délégation et lui rend compte. Participation à la validation des charges et libération des lots. Prise en charge des commandes hebdomadaires. Remplacement en son absence et compte-rendu détaillé à son retour.

B. Participer à l’amélioration du service :

1. Hygiène. Rôle de référent avec sa collègue A.S correspondante.
2. Assurance Qualité. Participation active à sa mise en place.
3. Procédures. En collaboration avec le cadre et l’Equipe, rédaction et mises à jour.
4. Problèmes courants. Ecoute, observation, transmission, recherche de solutions.
5. Contrôle de la qualité du travail sur les différents postes. Contrôle avec le cadre et suggestions si nécessaire pour amélioration.
6. Dynamique : aide à la recherche d’améliorations pour le meilleur fonctionnement possible du service.



C. Rôle de formation :
1. Supervision, organisation et suivi de la formation des nouveaux agents
2. Dans le cadre de la mise en place de nouvelles procédures : organisation de réunions, participation et animation de groupes de travail, rédaction et mises à jour en concertation avec l’équipe et l’encadrement.
3. Supervision, organisation et suivi de la formation des stagiaires.



D. Gestion des équipements et des stocks :
1. Gestion des pannes et dysfonctionnements sur les machines du service (lave-intruments, osmoseur, soudeuses, transbordeur, stérilisateurs)
2. Veille vis-à-vis de l’état général des différents équipements du service et appel aux corps de métier concernés dans les services techniques pour maintenance ou dépannage si nécessaire
3. Fait des propositions sur l’achat de nouveaux équipements ou matériels
4. Participe à la réception et à la qualification périodique des appareils
5. Gère les stocks et commandes courantes.



5- Compétences et qualités requises :

• Diplômes requis :


Infirmier (ère) titulaire du diplôme d’Etat. Il (elle) travaille en référence aux actes professionnels, à l’exercice de la profession et aux règles professionnelles infirmiers définis dans le décret 2004-802 du 29 juillet 2004.

• Formation préalable ou programmée:

- Bonne connaissance du service avant de pouvoir assurer son rôle (Dès son affectation en stérilisation, il reçoit une formation interne sur les différents postes de travail suivant le guide de formation interne au service).
- Formation en stérilisation hospitalière.
- Formation en Hygiène.

- Formation informatique de base.

Dès que possible, s’il n’a pas auparavant effectué ces formations, il sera inscrit au plan de formation concernant :
- La conduite d’autoclave
- Les Bonnes Pratiques de stérilisation



Acquisition et développement de connaissances professionnelles spécifiques :


- Le matériel à traiter, les matériaux recyclables en stérilisation, les consommables spécifiques.
- Les procédures élaborées au sein du service.
- Les différentes étapes et les différents modes de stérilisation.
- Les différents appareils et leur fonctionnement.
- Les bonnes pratiques de stérilisation
- Les différents moyens de contrôle permettant de valider chaque étape du process et d’évaluer la qualité
globale du travail.
- Le matériel et les compositions spécifiques aux blocs opératoires ainsi que celles de tous les clients du service.

• Qualités requises :

• Aptitudes physiques :

- Pas de problème de santé incompatible avec les différentes missions du poste :
- Capable de porter des charges lourdes
- Absence d’allergie aux différents produits utilisés

• Aptitudes intellectuelles :

- Rigueur sur l’application des procédures et sur la qualité des matériels délivrés.
- Désir d’approfondir ses connaissances.
- Contribuer activement à l’évolution du Service, selon les axes définis par le chef de service et le cadre.


• Aptitudes techniques :

- Habileté
- Rapidité
- Précision

• Aptitude à travailler en équipe :

- Capable de travailler avec l’équipe et s’exprimer au sein de celle-ci
- Connaître son champ de compétences et les limites de sa fonction
- Savoir travailler seul en acceptant le contrôle
- Savoir travailler en partenariat et en complémentarité avec les agents affectés sur les autres postes
- Savoir établir une relation de confiance avec les différents services des deux sites.
- Rédige des transmissions si besoin

6- Organisation du travail :

L’horaire du poste d’IDE référent est 8H30 / 16H ou l’horaire du poste de remplacement. Ce poste comportant des périodes de remplacement de l’IBODE ou du cadre, les congés seront positionnés en accord avec le cadre.

En dehors des périodes de remplacement, l’IDE référent gère ses attributions quotidiennes en fonction des priorités définies par le cadre ou le pharmacien. Quelles que soient ses occupations, il est souhaitable de conserver un regard et une disponibilité en ce qui concerne les problèmes de chaque jour.

mardi, novembre 11 2008

1 Cadre Responsable Service Stérilisation - H/F

Nous nous ferons ici de temps en temps l'écho d'offres d'emploi en stérilisation. La possibilité de mobilité professionnelle nous paraissant essentielle dans le secteur très spécialisé de la stérilisation.

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