Mot-clé - hopital public

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dimanche, mars 17 2013

recul de l'âge de départ à la retraite

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la suppression des retraites ? m'en fous, j'ai des pneus neufs

mardi, octobre 30 2012

hopital public : fin des 35H en stérilisation ?

"Les agents hospitaliers refusent le plan d’austérité

Près de 200 agents du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain- en-Laye ont manifesté, hier matin, contre la menace de suppression des 35 heures. Laurent Mansart | Publié le 29.10.2012, 04h26

POISSY, HIER. Les agents hospitaliers du CHI Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont venus faire entendre leur voix dans le centre-ville une bonne partie de la matinée et ont reçu le soutien de la population et de la mairie. | (LP/L.MT.) 5 réactionsRéagir « Ré-sis-tance! » Le slogan est simple et veut tout dire. Les agents du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont entrés clairement dans l’affrontement contre le plan d’économies prévu par la direction. Celle-ci entend combler le déficit financier de l’établissement, lequel s’élève à 4,9 M€.

Un plan qui prévoit, entre autres, l’éventuelle suppression des 35 heures pour le personnel technique, soit 650 employés sur près de 3000 au total.

Environ deux cents d’entre eux sont donc descendus hier matin dans le cœur de Poissy, s’installant devant la mairie, avant de défiler dans les allées du marché afin de faire entendre leurs revendications à la population locale. Dans une ambiance bon enfant, les hospitaliers sont venus chercher réconfort et soutien dans leur lutte. « Ils ont l’air remontés et je les comprends, assure un passant. »

Les syndicats dénoncent un plan social déguisé

« La partie du plan qui touche le personnel est inacceptable, martèle Marc Duprat, secrétaire de la CGT au sein du Chips. Les gens sont déjà limites au niveau des salaires. Avec quinze jours de repos en moins, ils devront payer pour faire garder les enfants. » L’intersyndicale, où figurent également SUD-Santé et la CFDT, souligne des conditions de travail « qui se dégradent » ainsi qu’un plan social « déguisé ».

« Le personnel souffre, les patients souffrent aussi », poursuit Fabienne Lauret, membre du collectif de défense de l’hôpital public. Une délégation a été reçue par le maire (PS) de Poissy, Frédérik Bernard, désireux de peser « dans une reprise des négociations » et qui a alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le président de l’agence régionale de la santé, Claude Evin.

En attendant des réponses, le personnel soignant, qui n’entre pas en ligne de compte dans la suppression des 35 heures, s’inquiète également des répercussions. « L’hôpital est une grosse machine, le moindre problème technique peut déjà durer plusieurs jours, soupire Sarah, infirmière en psychiatrie. Si on laisse faire, ensuite, ce sera peut-être notre tour. »

Le directeur, Yves Bloch, assurait dans nos colonnes qu’il est « impératif d’être à l’équilibre fin 2013 ».

Le Parisien"

dimanche, août 5 2012

L'infirmière générale et la stérilisation en tant que choix stratégique pour l'hopital

En ce mois d'aout où beaucoup souffrent d'être éloigné de leur chère stérilisation, nous vous proposons de relire sur la plage le très stimulant mémoire de Mme Vasseur Roselyne soutenu à la Formation des Infirmiers Généraux à l'Ecole Nationale de la Santé Publique intitulé :


"La stérilisation, un choix stratégique pour l'hôpital : Contribution de l'Infirmière Générale"


Son questionnement sur plusieurs points-clefs comme la centralisation, la sous-traitance, l'usage unique, la qualification des personnels, les équilibres soin / pharmacie nous semblent présenter un intérêt qui ne se limite pas à l'histoire de la stérilisation.

lundi, mai 21 2012

Pas d'infirmière noire pour ma femme !

Bien sûr, nous ne sommes pas en première ligne dans les relations avec les patients et leur famille.

Bien sûr, ces idées -nauséabondes- diffusent de plus en plus et se banalisent.

Bien sûr, pour beaucoup, la toile est un territoire "à part", une terre d'expression sans limite.

N'empêche qu'à un moment, on se sent soignant, solidaire de ses collègues et citoyen d'un pays de droit. Hier, par exemple, en trouvant via facebook une vidéo sur Dailymotion intitulée "Pas d'infirmière noire pour ma femme !" dans laquelle l'auteur explique en large et en travers son indignation que sa requête "exprimée poliment" (sic !) que sa femme ne soit pas en contact avec quelque infirmière noire que ce soit n'ait pas été prise en compte, au mépris de ce qu'il semble considérer comme son droit le plus fondamental à une certaine préférence...

Nous ne nous étonnerons pas que cette vidéo ait pu être publiée (pas de filtre ? pas de contrôle de l'hébergeur avant mise en ligne ?) et noterons que le rappel à la législation et à ses propres CGU a entraîné la mise hors-ligne quasi immédiate.

Bien sûr, d'aucuns nous diront que c'est un coup d'épée dans l'eau, qui ne change rien au fond.

Bien sûr...

lundi, mars 12 2012

L'hôpital de Montfermeil s'interroge sur sa stérilisation centrale

Une nouvelle association 1901 s'intéresse à ce sujet :

Association CHOCS9cube, résumé des statuts

"L'association CHOCS9cube a été créée en février 2012 par un groupe de soignants de l'hôpital de Montfermeil, associé à des non soignants du fait de la nécesité qui s'est imposée à eux de développer un lieu de paroles et d'échanges libres, affranchi du carcan de la très lourde hiérarchie hospitalière, la loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire) dite loi Bachelot, de 2009, ayant confié des pouvoirs quasi absolus au directeur. L'impossibilité d'exprimer des "opinions divergentes", la véritable langue de bois pratiquée dans l'enceinte de l'hôpital, rendait urgent la création d'un espace de liberté, d'information et de créativité, ne serait-ce que pour atténuer la souffrance d'une grande partie des personnels. Les fourmis laborieuses de l'hôpital de Montfermeil, les sans-voix, sont encouragées à s'exprimer ou à poser les questions qui les préoccupent dans le blog de l'association et leur anonymat y sera garanti. Mais cette association dont les statuts sont conformes à la loi de 1901 tire son originalité de n'être pas réservée aux seuls soignants médecins ou non médecins de l'hôpital, elle est ouverte à tout adulte majeur, nos correspondants médicaux et paramédicaux sont conviés à nous rejoindre, et aussi nos patients et patientes: pour faire partie de l'association et se joindre à ses activités, il faut en faire la demande à l'adresse de l'association: chocs9cube@yahoo.fr. Le montant de la cotisation annuelle pour les patients et les personnes à faible revenu est l'euro symbolique. Bien sûr l'association est aussi en mesure d'accepter les dons...

Nous retranscrivons dans les lignes qui suivent, le préambule figurant dans les statuts ainsi que l'objet et les moyens d'action de CHOCS9cube.

Préambule

L’hôpital, lieu où la plupart de nos concitoyens découvrent, tentent de préserver et perdent ce qu’ils ont de plus cher : la vie,

vecteur essentiel de paix sociale,

est menacé à court et moyen terme par les orientations gestionnaires actuelles.

Nous avons souhaité créer une association de défense et de promotion de l’hôpital et maternité de proximité de Montfermeil, qui œuvrera entre autres à :

- remettre au cœur des stratégies les patients, les soignants et la santé publique

- réaffirmer les valeurs du service public

- éviter le démantèlement d’un système considéré comme un ensemble historique humain complexe et interdépendant, ancré dans le territoire, dont on souhaite préserver l’intégrité et optimiser la gestion

- encourager l’entretien, la rénovation ou reconstruction in situ des services, entre autres : accueil des urgences, stérilisation centrale, blocs opératoires, maternité, pédiatrie, cancérologie, autres plateaux techniques…"

Site internet à consulter : http://chocs9cube.over-blog.com/

vendredi, novembre 11 2011

Urgences chirurgicales de nuit à Poissy

"Les urgences chirurgicales de nuit menacées

Seuls les hôpitaux de Poissy et du Chesnay accueilleront les urgences chirurgicales de nuit à partir de 2012. L’inquiétude grandit dans la région mantaise face à cette situation inédite.

MANTES-LA-JOLIE, HIER MATIN. A partir du 1er janvier 2012, tout patient nécessitant une opération chirurgicale de nuit ne sera plus pris en charge à l’hôpital de Mantes-la-Jolie.

L’année prochaine, les patients victimes d’une occlusion intestinale ou d’une plaie au ventre ne seront plus opérés la nuit à l’hôpital de Mantes-la-Jolie. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France va expérimenter, pendant un an, la fermeture des urgences viscérales et orthopédiques en « nuit profonde » au centre hospitalier François-Quesnay.

En cas de problème grave entre 22h30 et 8h30 les patients seront opérés à Poissy ou à André-Mignot au Chesnay, les seules urgences chirurgicales ouvertes la nuit dans le département.



Pourquoi une telle mesure ? Depuis plusieurs mois, l’ARS rationalise la prise en charge médicale des Franciliens. Certains services, comme la coronarographie, ont ainsi été fermés parce qu’ils étaient sous-utilisés. Dans le cadre des urgences chirurgicales nocturnes, il s’agit de répondre, entre autres, à la pénurie de spécialistes.



« Nous n’enregistrons en moyenne que trois ou quatre interventions viscérales ou orthopédiques en nuit profonde par mois », admet la direction. Dans cette logique, l’intérêt de mobiliser un chirurgien de nuit, qui devra récupérer de son astreinte le jour suivant, ne serait donc pas justifié.



Quelles conséquences pour les malades ? A l’heure actuelle, un habitant de Mantes-la-Jolie nécessitant une opération urgente des intestins à minuit est d’abord transféré vers les urgences de Mantes. Si les médecins l’estiment, et si son cas n’est pas complexe, il est opéré sur place. A partir du 1er janvier, il pourra toujours être admis aux urgences locales mais, au besoin, il sera transféré en ambulance vers Poissy ou Versailles. Dans tous les cas, et pour le même problème, ce patient pourra être opéré de jour à Mantes-la-Jolie. Quant aux urgences médicales, elles continuent de fonctionner 24 heures sur 24.



Les élus réagissent. A quelques mois des législatives, la décision suscite évidemment des réactions politiques. Le PS local dénonce « une remise en cause de la qualité des soins d’un établissement hospitalier qui accueille (...) les patients du Mantois mais aussi du Val-d’Oise, de l’Eure et de l’Eure-et-Loir ».



La députée UMP Cécile Dumoulin, également présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, dit « ne pas trop voir l’intérêt de cette proposition. Le risque c’est que, sur le long terme, les patients soient transférés à Poissy même pour des urgences médicales et non chirurgicales ». L’élue a demandé un rendez-vous à Claude Evin, président de l’ARS."

Source : Le Parisien M.G. | Publié le 10.11.2011, 07h00

dimanche, juin 5 2011

Décroissance et santé : réutilisation ou matériel jetable ?

Bonjour,

J'ai eu connaissance de votre adresse e-mail par votre blog. Je fais partie du réseau d'objection de croissance en Suisse et nous avons formé un petit groupe de réflexion sur le thème "Santé et décroissance". Nous avons évoqué la problématique des déchets médicaux et nous posons la question de savoir comment les réduire. Il apparaît que le matériel jetable génère beaucoup de déchets. Une alternative est donc la réutilisation du matériel après la stérilisation, ce qui se fait, certes, depuis longtemps déjà... J'en viens à ma question. Pensez vous qu'il y a eu ces dernières années une augmentation de l'utilisation du matériel jetable? Est ce une bonne chose dans le sens où cela augmente la sécurité des patients ou cela n'est il pas nécessaire?

Connaissez vous des établissements engagés dans une démarche de réduction d'utilisation de matériel jetable? Cela nous aiderait grandement.

En vous remerciant d'avance de votre réponse,

Marie.

vendredi, juin 3 2011

infirmier de sterilisation chef de production

emploi de chef de production de sterilisation a pourvoir a l hopital tenon, paris 20e
travail collaboratif avec blocs operatoires et services de soins
gestion de l equipe d agents de sterilisation : developpement des competences et gestion quotidienne
controle qualite de la production des etapes de sterilisation
solene.lambert@trs.aphp.fr
drh hopital tenon
4 rue de la chine
75020 paris

vendredi, février 4 2011

Rapport de l'IGAS sur le centre hospitalier Poissy Saint-Germain en Laye

Pour les personnels et patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en laye, ainsi que pour celles et ceux qui s'intéressent à l'évolution du secteur hospitalier public en France, la lecture du rapport "Contrôle du centre hospitalier Poissy Saint Germain en Laye" présente un intérêt certain, notamment la conclusion et les recommandations.

samedi, janvier 29 2011

Le projet de futur hopital à Chambourcy enterré

Suite des articles Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips) et leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, premiers épisodes il y a 14 ans...

"Le projet de futur hôpital à Chambourcy enterré
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Claude Evin a tranché, le projet de construire un nouvel hôpital à Chambourcy ne se fera pas.

YVES FOSSEY | Publié le 29.01.2011, 07h00
Retour à la case départ pour le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips). Hier Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS) a enterré le projet d’implantation d’un nouveau pôle ultramoderne à Chambourcy. Il évoque la situation financière de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Et les réactions n’ont pas manqué après cette annonce. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le Chips qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.

Frédérik Bernard, le maire PS de Poissy et vice-président du conseil de surveillance du Chips, est plus que jamais favorable à l’idée émise par Claude Evin qui suggère une rénovation du site de Poissy, plutôt qu’une reconstruction ailleurs. « L’établissement moderne qui devait être construit à Chambourcy peut voir le jour à Poissy, confie-t-il. Le site renferme des problèmes sanitaires à cause de l’amiante et n’est pas aux normes de sécurité, mais une mise en conformité est possible. »

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, est « révolté ». Il a défendu bec et ongles le projet de site unique. « Cette décision confirme le mépris de l’ARS pour les 700000 habitants du bassin de santé, s’emporte le parlementaire. Les terrains de Chambourcy ont été achetés 21 M€, c’est l’argent des contribuables qui est jeté par la fenêtre. »

Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, a été sollicité par Arnaud Péricard, élu DVD d’opposition, hier, pour l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. « Il faut arrêter les querelles politiciennes et que les décideurs pensent aux habitants du bassin de santé, souligne Arnaud Péricard. Les patients ont besoin d’une offre de soins de qualité. » source : Le Parisien"

vendredi 28 janvier 2011 Chambourcy : il n’y aura pas de futur hôpital > Lotfi Hammoumraoui
Claude Evin, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a demandé au CHI de Poissy-Saint Germain de mettre fin à la procédure actuelle de choix du prestataire en charge des études préparatoires à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy.

Cette décision a été expliquée aujourd’hui à une délégation représentant les professionnels de cet établissement. Elle est basée sur les conclusions de la mission d’appui et de conseil menée par deux conseillers généraux des établissements de santé depuis le mois de juillet dernier pour évaluer la capacité de l’établissement à réaliser un tel projet.
« Cette mission a constaté que cet établissement ne pouvait justifier le programme capacitaire qui prévoyait la création de 834 lits sur le site de Chambourcy. Aucune méthode d’élaboration de ce programme ni aucun projet médical pour le futur hôpital n’a pu être fourni par l’établissement » indique l’ARS dans un communiqué.

Pas de regroupement sur un site unique pour le CHI intercommunal L’analyse financière dans ce rapport met en évidence que le CHI de Poissy-Saint-Germain « n’a pas la capacité financière de construire un nouvel établissement dans les conditions envisagées » rapporte l’ARS.

Cette analyse révèle un déficit cumulé de près de 90 millions d’euros, la disparition des fonds propres, l’existence d’une trésorerie négative fin 2010 et un endettement de 106 millions d’€, constituant la quasi totalité des ressources stables qui s’élèvent à 117 millions d’€.

Dans ces conditions, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a demandé « à l’établissement de mettre fin à la procédure actuelle préparatoire à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy ». L’établissement de Chambourcy aurait dû regrouper en 2014 les hôpitaux de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye au lieu-dit « Les vergers de la plaine » entre l’autoroute A14 et la départementale RD 113.
source : mediaseine

"Poissy-Saint-Germain, SOS Hôpital Au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain, l'intérêt du patient passe en second. Le directeur est débarqué.

Par François Malye et Jérôme Vincent L'hôpital n'est pas une entreprise. Pour l'avoir oublié, le directeur d'un des plus gros hôpitaux français, Gilbert Chodorge, patron du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), va être débarqué. Ce professionnel respecté a certes réduit le déficit de son établissement de moitié depuis sa nomination il y a trois ans (de 35 à 19 millions d'euros) mais il n'a rien changé aux dysfonctionnements médicaux criants du CHI. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), terminé en juin dernier et qui vient seulement d'être rendu public, est sans pitié. L'histoire mérite d'être racontée, car "l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est un cas d'école", commente Jean Mallot, député UMP qui a dirigé l'an passé une mission d'information parlementaire sur le fonctionnement de l'hôpital en France. Ce CHI, né le 1er mai 1997 de la fusion sur le papier de deux établissements hospitaliers distants de 7 kilomètres, concentre tous les travers d'un bon nombre d'hôpitaux publics : une crise financière doublée d'un manque de qualité des soins prodigués, deux conséquences d'une très mauvaise organisation.
À Poissy et à Saint-Germain, les services de chirurgie sont "en mauvaise posture" et "la communauté médicale est toujours divisée". Les équipes des deux services d'orthopédie et leurs homologues de chirurgie digestive et viscérale, avec autant de chefs de service dont un a démissionné, n'ont aucun projet commun. Leur activité est globalement faible. Ce qui n'a pas empêché l'un des chefs, âgé de 66 ans, de solliciter sa prolongation pour trois ans, une demande acceptée. "Cette situation montre que les interventions politiques continuent à interférer dans les décisions internes de l'établissement", écrivent les inspecteurs de l'IGAS. Les deux services d'urgence sont toujours maintenus, ce qui "ne se justifie pas" au regard du nombre d'habitants autour des deux sites. Chaque établissement abrite encore un service de réanimation, celui de Poissy possédant de surplus une unité de soins continus. Les usagers et les professionnels ne se trompent pas : "Le recrutement des patients baisse" et le remplacement des infirmières commence à poser problème. Heureusement quelques activités sont de bon niveau, comme la maternité, la néonatalité et la pédiatrie, la chirurgie de la cataracte, la diabétologie, la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales ou encore la chirurgie digestive simple sur le site de Poissy.
Petits intérêts entre médecins et élus locaux
Mais, en trois ans, aucune décision franche n'a été prise pour remédier à ces problèmes d'organisation médicale. Pire, des chances pour se redresser ont été gâchées, à cause de "l'absence de suivi" de deux dossiers clés. "La non-prise en considération des problèmes de partenariat public-privé survenus fin 2007, quelques mois après l'ouverture du centre de radiothérapie, a conduit après plusieurs dysfonctionnements à la suspension de l'autorisation" de cette activité pourtant cruciale pour le traitement des malades atteints de cancers. "Le retard à l'installation du Pet-Scan un équipement de pointe, dont peu ... va conduire à une perte de l'autorisation."
À l'origine de ces défaillances en série, qui durent maintenant depuis 14 ans et n'ont pas trouvé de solution avec Gilbert Chodorge, se cache la défense d'intérêts personnels de médecins et d'élus locaux au mépris de l'intérêt général. Les patients et leurs familles, 600.000 personnes réparties entre 60 communes du territoire de santé couvert par le CHI, apprécieront. La dernière proposition du CHI et d'élus - la dernière dérive selon certains - était de construire un nouvel hôpital à Chambourcy. Coût pour le contribuable : au moins 400 millions d'euros. Claude Évin, le directeur de l'Agence régionale de la santé, vient de mettre fin à cette illusion: "Il n'est pas sérieux de laisser cet établissement se lancer dans un projet aussi lourd, sans vision médicale, ce serait irresponsable."
source : le point

vendredi, janvier 21 2011

Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips)

Après l'annonce du gel du nouvel hopital de Chambourcy, encore un nouvel épisode et de nouvelles incertitudes pour les soignants et les patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en Laye. Ce n'est encore pas un sujet essentiellement centré sur la stérilisation mais sur l'hopital public. Il y a de tels remous actuellement dans la santé publique et le secteur hospitalier que nous ne pouvons pas ne pas les évoquer :

POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE L’annonce du départ du directeur de l’hôpital crée des remous | Réagir YVES FOSSEY | 17.01.2011, 07h00 En première ligne depuis plusieurs mois, Gilbert Chodorge, le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips), va partir. Son départ a été confirmé par Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS). Il devrait quitter ses fonctions le 24 janvier. Ainsi, aujourd’hui à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, lors de la cérémonie des vœux au personnel du site, l’ambiance risque d’être ternie par cette annonce.

Gilbert Chodorge, contacté samedi, n’a pas fait de commentaire. « Je pars en vacances », indique-t-il sans s’étendre. Il rappelle seulement qu’il bénéficie d’un contrat de quatre ans, dont l’échéance arrive à son terme en octobre. Il n’ira pas jusqu’au bout. Claude Evin le place « en recherche d’affectation ». « Je pense que, pour diverses raisons, il est préférable qu’il parte sur un autre projet, déclare le président de l’ARS. Je ne manquerai pas de l’aider. » Les deux hommes ont travaillé ensemble lorsque Claude Evin occupait le poste de ministre de la Santé de 1988 à 1991. Il avait été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand.



Gilbert Chodorge « en recherche d’affectation »



Mais si Gilbert Chodorge ne s’est pas exprimé samedi lors de la cérémonie aux personnalités du maire de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, faisait part de sa stupéfaction. « Evin veut jouer le rôle d’un ministre de la Santé bis », lâche-t-il. Le parlementaire est très remonté contre le président de l’ARS, qui a décidé courant décembre de geler le projet d’implantation d’un centre hospitalier à Chambourcy pour remplacer les deux établissements aujourd’hui obsolètes. « Maintenant, il pousse vers la sortie un homme compétent, regrette-t-il. Je reste perplexe concernant ses motivations. »

Arrivé en 2007 en provenance de la Seine-Saint-Denis, Gilbert Chodorge, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’Ecole nationale de santé publique, doit assainir les comptes du Chips. Les finances de l’établissement accusent un déficit de 37 M€. Fin 2010, ce montant a été ramené à 14 M€ après une vaste réorganisation des services. « Il a pris des coups et a fait le sale travail, insiste Pierre Morange. Il a agi selon les ordres de l’Etat. »
L’élu cherche à comprendre. Il évoque aussi les affaires judiciaires qui éclaboussent la gestion de l’établissement. Même si les faits, entre autres des irrégularités autour de marchés publics, sont antérieurs à l’arrivée de l’actuel directeur, Pierre Morange espère que Gilbert Chodorge « n’en fait pas les frais ». Et saluant l’efficacité de celui-ci, le député-maire entend demander à Claude Evin de « reconsidérer sa position ».
source :http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/l-annonce-du-depart-du-directeur-de-l-hopital-cree-des-remous-17-01-2011-1230066.php

Front uni pour l’hôpital à Chambourcy | Réagir LAURENT MAURON | 18.01.2011, 07h00 Le départ précipité de Gilbert Chodorge de la direction du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain-en-Laye était, hier à Saint-Germain, sur toutes les lèvres lors de la cérémonie des vœux au personnel, inquiet de cette annonce. Un soutien unanime est cependant apparu au projet d’implantation du futur centre hospitalier à Chambourcy.
« Je ne crois pas aux bidouillages sur Poissy ni aux ravaudages à Saint-Germain. Rénover de l’ancien coûte trop cher. Je me bats auprès de l’agence régionale de santé pour que le projet de Chambourcy soit compris », a déclaré Gilbert Chodorge. Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain, lui a emboîté le pas. « Chambourcy est le choix le plus rationnel même si son dimensionnement est moins important que prévu. Il faut que les hésitations de la tutelle cessent », a-t-il affirmé.
Les praticiens et cadres de santé, réunis en assemblée générale à la mi-journée à Poissy, sont à l’unisson. « Chambourcy est indispensable pour répondre à l’offre de soins du bassin de population du nord des Yvelines », estime Hervé Outin, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui ressent un personnel « très soudé » derrière ce projet. En privé, certains médecins vont jusqu’à déplorer une stratégie de « pourrissement » qualifiée « d’intolérable ».
« Tous les élus doivent rester unis pour qu’un projet d’hôpital, apte à répondre aux besoins de la population, voie le jour le plus vote possible », martèle Frédérik Bernard, maire PS de Poissy, qui a récemment rencontré Claude Evin, président de l’agence régionale de santé (ARS). « Ce ne sera pas une perte pour les habitants de Poissy si un établissement ultramoderne est construit à 200 m de notre ville », ajoute Frédérik Bernard. Quant aux syndicats SUD-Santé et CFDT, ils ont rencontré, hier après-midi à Chambourcy, Pierre Morange, député-maire UMP de la ville. Un communiqué commun a été élaboré dans la foulée et signé — c’est une première — par les personnels, les médicaux et les maires de Poissy, Saint-Germain et Chambourcy. Dans le texte, tous se disent « atterrés » par les annonces récentes et exigent tous que l’ARS « clarifie ses positions » sur « l’organisation des soins et la relance du projet » de Chambourcy. A noter enfin que la présidente du conseil de surveillance, Laéticia Laude soutient également cette initiative.
source : http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/front-uni-pour-l-hopital-a-chambourcy-18-01-2011-1231692.php

jeudi, décembre 9 2010

leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

"CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE Le projet du nouvel hôpital est gelé Nouveau rebondissement dans le dossier du nouvel hôpital. Le projet, qui semblait être acquis, est au point mort. Le président de l’agence régionale de santé (ARS) s’interroge sur son financement YVES FOSSEY | 06.12.2010, 07h00


Coup d’arrêt pour le projet de construction d’un nouvel hôpital à Chambourcy. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS), présidée par Claude Evin, a décidé de geler le dossier jusqu’à nouvel ordre. Le volet du financement inquiète la tutelle. Un pôle moderne doit être élevé sur des terrains de la Plaine des Vergers en bordure de la D 113, non loin du centre commercial Carrefour, à l’horizon 2014 pour remplacer les deux établissements de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye qui ne sont plus aux normes de sécurité.
Ces tergiversations font craindre le pire aux élus impliqués dans le projet. « De nombreuses rumeurs circulent, reconnaît Pierre Morange, le député-maire (UMP) de Chambourcy. Je reste prudent et je pense que les objectifs seront maintenus. L’hôpital unique est la solution car la rénovation des deux sites actuels est plus coûteuse qu’une nouvelle construction. »



Un coût estimé à 400M€



Plongé lui aussi dans le flou, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye, va demander un rendez-vous à Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé. L’élu perd patience et qualifie Claude Evin, le patron de l’ARS, de cost killer, un homme chargé d’éviter le gaspillage et de faire des économies. « C’est un superpréfet de santé qui a les mains libres, note Emmanuel Lamy. Nous n’avons aucune information sur l’évolution du dossier, or nous avons besoin de réponses à nos questions. »

Claude Evin, qui a décidé de geler les procédures, entend obtenir des informations complémentaires. Le coût du nouveau pôle est estimé à 400M€ pour 850 lits. Il a mandaté deux conseillers généraux de santé sur place. L’objectif est d’étudier le financement du futur centre hospitalier et d’ajuster sa capacité. « Le projet mérite une extrême attention, précise Claude Evin. L’Etat, qui assure la moitié du financement, n’a pas rendu sa décision et l’autre moitié est prise en charge par l’établissement. Or il est déjà très endetté. Je crains qu’un nouvel emprunt soit suicidaire. » Le président de l’ARS attend les conclusions des deux experts pour se positionner. Le projet de nouveau pôle hospitalier semblait pourtant sur les rails le 17 septembre dernier, date de la signature officielle de l’acte d’acquisition des terrains de la Plaine des Vergers pour un montant de 21 M€. Dans la foulée, courant octobre, un jury devait retenir le cabinet d’architectes chargé de la conception du futur hôpital. Mais cette étape n’a pas eu lieu. C’est désormais Claude Evin qui détient la clé de la reprise des procédures."




source : Le Parisien http://www.leparisien.fr/yvelines-78/le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele-06-12-2010-1179304.php