vendredi, novembre 11 2011

Urgences chirurgicales de nuit à Poissy

"Les urgences chirurgicales de nuit menacées

Seuls les hôpitaux de Poissy et du Chesnay accueilleront les urgences chirurgicales de nuit à partir de 2012. L’inquiétude grandit dans la région mantaise face à cette situation inédite.

MANTES-LA-JOLIE, HIER MATIN. A partir du 1er janvier 2012, tout patient nécessitant une opération chirurgicale de nuit ne sera plus pris en charge à l’hôpital de Mantes-la-Jolie.

L’année prochaine, les patients victimes d’une occlusion intestinale ou d’une plaie au ventre ne seront plus opérés la nuit à l’hôpital de Mantes-la-Jolie. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France va expérimenter, pendant un an, la fermeture des urgences viscérales et orthopédiques en « nuit profonde » au centre hospitalier François-Quesnay.

En cas de problème grave entre 22h30 et 8h30 les patients seront opérés à Poissy ou à André-Mignot au Chesnay, les seules urgences chirurgicales ouvertes la nuit dans le département.



Pourquoi une telle mesure ? Depuis plusieurs mois, l’ARS rationalise la prise en charge médicale des Franciliens. Certains services, comme la coronarographie, ont ainsi été fermés parce qu’ils étaient sous-utilisés. Dans le cadre des urgences chirurgicales nocturnes, il s’agit de répondre, entre autres, à la pénurie de spécialistes.



« Nous n’enregistrons en moyenne que trois ou quatre interventions viscérales ou orthopédiques en nuit profonde par mois », admet la direction. Dans cette logique, l’intérêt de mobiliser un chirurgien de nuit, qui devra récupérer de son astreinte le jour suivant, ne serait donc pas justifié.



Quelles conséquences pour les malades ? A l’heure actuelle, un habitant de Mantes-la-Jolie nécessitant une opération urgente des intestins à minuit est d’abord transféré vers les urgences de Mantes. Si les médecins l’estiment, et si son cas n’est pas complexe, il est opéré sur place. A partir du 1er janvier, il pourra toujours être admis aux urgences locales mais, au besoin, il sera transféré en ambulance vers Poissy ou Versailles. Dans tous les cas, et pour le même problème, ce patient pourra être opéré de jour à Mantes-la-Jolie. Quant aux urgences médicales, elles continuent de fonctionner 24 heures sur 24.



Les élus réagissent. A quelques mois des législatives, la décision suscite évidemment des réactions politiques. Le PS local dénonce « une remise en cause de la qualité des soins d’un établissement hospitalier qui accueille (...) les patients du Mantois mais aussi du Val-d’Oise, de l’Eure et de l’Eure-et-Loir ».



La députée UMP Cécile Dumoulin, également présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, dit « ne pas trop voir l’intérêt de cette proposition. Le risque c’est que, sur le long terme, les patients soient transférés à Poissy même pour des urgences médicales et non chirurgicales ». L’élue a demandé un rendez-vous à Claude Evin, président de l’ARS."

Source : Le Parisien M.G. | Publié le 10.11.2011, 07h00

samedi, janvier 29 2011

Le projet de futur hopital à Chambourcy enterré

Suite des articles Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips) et leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, premiers épisodes il y a 14 ans...

"Le projet de futur hôpital à Chambourcy enterré
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Claude Evin a tranché, le projet de construire un nouvel hôpital à Chambourcy ne se fera pas.

YVES FOSSEY | Publié le 29.01.2011, 07h00
Retour à la case départ pour le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips). Hier Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS) a enterré le projet d’implantation d’un nouveau pôle ultramoderne à Chambourcy. Il évoque la situation financière de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Et les réactions n’ont pas manqué après cette annonce. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le Chips qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.

Frédérik Bernard, le maire PS de Poissy et vice-président du conseil de surveillance du Chips, est plus que jamais favorable à l’idée émise par Claude Evin qui suggère une rénovation du site de Poissy, plutôt qu’une reconstruction ailleurs. « L’établissement moderne qui devait être construit à Chambourcy peut voir le jour à Poissy, confie-t-il. Le site renferme des problèmes sanitaires à cause de l’amiante et n’est pas aux normes de sécurité, mais une mise en conformité est possible. »

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, est « révolté ». Il a défendu bec et ongles le projet de site unique. « Cette décision confirme le mépris de l’ARS pour les 700000 habitants du bassin de santé, s’emporte le parlementaire. Les terrains de Chambourcy ont été achetés 21 M€, c’est l’argent des contribuables qui est jeté par la fenêtre. »

Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, a été sollicité par Arnaud Péricard, élu DVD d’opposition, hier, pour l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. « Il faut arrêter les querelles politiciennes et que les décideurs pensent aux habitants du bassin de santé, souligne Arnaud Péricard. Les patients ont besoin d’une offre de soins de qualité. » source : Le Parisien"

vendredi 28 janvier 2011 Chambourcy : il n’y aura pas de futur hôpital > Lotfi Hammoumraoui
Claude Evin, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a demandé au CHI de Poissy-Saint Germain de mettre fin à la procédure actuelle de choix du prestataire en charge des études préparatoires à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy.

Cette décision a été expliquée aujourd’hui à une délégation représentant les professionnels de cet établissement. Elle est basée sur les conclusions de la mission d’appui et de conseil menée par deux conseillers généraux des établissements de santé depuis le mois de juillet dernier pour évaluer la capacité de l’établissement à réaliser un tel projet.
« Cette mission a constaté que cet établissement ne pouvait justifier le programme capacitaire qui prévoyait la création de 834 lits sur le site de Chambourcy. Aucune méthode d’élaboration de ce programme ni aucun projet médical pour le futur hôpital n’a pu être fourni par l’établissement » indique l’ARS dans un communiqué.

Pas de regroupement sur un site unique pour le CHI intercommunal L’analyse financière dans ce rapport met en évidence que le CHI de Poissy-Saint-Germain « n’a pas la capacité financière de construire un nouvel établissement dans les conditions envisagées » rapporte l’ARS.

Cette analyse révèle un déficit cumulé de près de 90 millions d’euros, la disparition des fonds propres, l’existence d’une trésorerie négative fin 2010 et un endettement de 106 millions d’€, constituant la quasi totalité des ressources stables qui s’élèvent à 117 millions d’€.

Dans ces conditions, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a demandé « à l’établissement de mettre fin à la procédure actuelle préparatoire à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy ». L’établissement de Chambourcy aurait dû regrouper en 2014 les hôpitaux de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye au lieu-dit « Les vergers de la plaine » entre l’autoroute A14 et la départementale RD 113.
source : mediaseine

"Poissy-Saint-Germain, SOS Hôpital Au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain, l'intérêt du patient passe en second. Le directeur est débarqué.

Par François Malye et Jérôme Vincent L'hôpital n'est pas une entreprise. Pour l'avoir oublié, le directeur d'un des plus gros hôpitaux français, Gilbert Chodorge, patron du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), va être débarqué. Ce professionnel respecté a certes réduit le déficit de son établissement de moitié depuis sa nomination il y a trois ans (de 35 à 19 millions d'euros) mais il n'a rien changé aux dysfonctionnements médicaux criants du CHI. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), terminé en juin dernier et qui vient seulement d'être rendu public, est sans pitié. L'histoire mérite d'être racontée, car "l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est un cas d'école", commente Jean Mallot, député UMP qui a dirigé l'an passé une mission d'information parlementaire sur le fonctionnement de l'hôpital en France. Ce CHI, né le 1er mai 1997 de la fusion sur le papier de deux établissements hospitaliers distants de 7 kilomètres, concentre tous les travers d'un bon nombre d'hôpitaux publics : une crise financière doublée d'un manque de qualité des soins prodigués, deux conséquences d'une très mauvaise organisation.
À Poissy et à Saint-Germain, les services de chirurgie sont "en mauvaise posture" et "la communauté médicale est toujours divisée". Les équipes des deux services d'orthopédie et leurs homologues de chirurgie digestive et viscérale, avec autant de chefs de service dont un a démissionné, n'ont aucun projet commun. Leur activité est globalement faible. Ce qui n'a pas empêché l'un des chefs, âgé de 66 ans, de solliciter sa prolongation pour trois ans, une demande acceptée. "Cette situation montre que les interventions politiques continuent à interférer dans les décisions internes de l'établissement", écrivent les inspecteurs de l'IGAS. Les deux services d'urgence sont toujours maintenus, ce qui "ne se justifie pas" au regard du nombre d'habitants autour des deux sites. Chaque établissement abrite encore un service de réanimation, celui de Poissy possédant de surplus une unité de soins continus. Les usagers et les professionnels ne se trompent pas : "Le recrutement des patients baisse" et le remplacement des infirmières commence à poser problème. Heureusement quelques activités sont de bon niveau, comme la maternité, la néonatalité et la pédiatrie, la chirurgie de la cataracte, la diabétologie, la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales ou encore la chirurgie digestive simple sur le site de Poissy.
Petits intérêts entre médecins et élus locaux
Mais, en trois ans, aucune décision franche n'a été prise pour remédier à ces problèmes d'organisation médicale. Pire, des chances pour se redresser ont été gâchées, à cause de "l'absence de suivi" de deux dossiers clés. "La non-prise en considération des problèmes de partenariat public-privé survenus fin 2007, quelques mois après l'ouverture du centre de radiothérapie, a conduit après plusieurs dysfonctionnements à la suspension de l'autorisation" de cette activité pourtant cruciale pour le traitement des malades atteints de cancers. "Le retard à l'installation du Pet-Scan un équipement de pointe, dont peu ... va conduire à une perte de l'autorisation."
À l'origine de ces défaillances en série, qui durent maintenant depuis 14 ans et n'ont pas trouvé de solution avec Gilbert Chodorge, se cache la défense d'intérêts personnels de médecins et d'élus locaux au mépris de l'intérêt général. Les patients et leurs familles, 600.000 personnes réparties entre 60 communes du territoire de santé couvert par le CHI, apprécieront. La dernière proposition du CHI et d'élus - la dernière dérive selon certains - était de construire un nouvel hôpital à Chambourcy. Coût pour le contribuable : au moins 400 millions d'euros. Claude Évin, le directeur de l'Agence régionale de la santé, vient de mettre fin à cette illusion: "Il n'est pas sérieux de laisser cet établissement se lancer dans un projet aussi lourd, sans vision médicale, ce serait irresponsable."
source : le point

vendredi, janvier 21 2011

Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips)

Après l'annonce du gel du nouvel hopital de Chambourcy, encore un nouvel épisode et de nouvelles incertitudes pour les soignants et les patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en Laye. Ce n'est encore pas un sujet essentiellement centré sur la stérilisation mais sur l'hopital public. Il y a de tels remous actuellement dans la santé publique et le secteur hospitalier que nous ne pouvons pas ne pas les évoquer :

POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE L’annonce du départ du directeur de l’hôpital crée des remous | Réagir YVES FOSSEY | 17.01.2011, 07h00 En première ligne depuis plusieurs mois, Gilbert Chodorge, le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips), va partir. Son départ a été confirmé par Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS). Il devrait quitter ses fonctions le 24 janvier. Ainsi, aujourd’hui à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, lors de la cérémonie des vœux au personnel du site, l’ambiance risque d’être ternie par cette annonce.

Gilbert Chodorge, contacté samedi, n’a pas fait de commentaire. « Je pars en vacances », indique-t-il sans s’étendre. Il rappelle seulement qu’il bénéficie d’un contrat de quatre ans, dont l’échéance arrive à son terme en octobre. Il n’ira pas jusqu’au bout. Claude Evin le place « en recherche d’affectation ». « Je pense que, pour diverses raisons, il est préférable qu’il parte sur un autre projet, déclare le président de l’ARS. Je ne manquerai pas de l’aider. » Les deux hommes ont travaillé ensemble lorsque Claude Evin occupait le poste de ministre de la Santé de 1988 à 1991. Il avait été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand.



Gilbert Chodorge « en recherche d’affectation »



Mais si Gilbert Chodorge ne s’est pas exprimé samedi lors de la cérémonie aux personnalités du maire de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, faisait part de sa stupéfaction. « Evin veut jouer le rôle d’un ministre de la Santé bis », lâche-t-il. Le parlementaire est très remonté contre le président de l’ARS, qui a décidé courant décembre de geler le projet d’implantation d’un centre hospitalier à Chambourcy pour remplacer les deux établissements aujourd’hui obsolètes. « Maintenant, il pousse vers la sortie un homme compétent, regrette-t-il. Je reste perplexe concernant ses motivations. »

Arrivé en 2007 en provenance de la Seine-Saint-Denis, Gilbert Chodorge, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’Ecole nationale de santé publique, doit assainir les comptes du Chips. Les finances de l’établissement accusent un déficit de 37 M€. Fin 2010, ce montant a été ramené à 14 M€ après une vaste réorganisation des services. « Il a pris des coups et a fait le sale travail, insiste Pierre Morange. Il a agi selon les ordres de l’Etat. »
L’élu cherche à comprendre. Il évoque aussi les affaires judiciaires qui éclaboussent la gestion de l’établissement. Même si les faits, entre autres des irrégularités autour de marchés publics, sont antérieurs à l’arrivée de l’actuel directeur, Pierre Morange espère que Gilbert Chodorge « n’en fait pas les frais ». Et saluant l’efficacité de celui-ci, le député-maire entend demander à Claude Evin de « reconsidérer sa position ».
source :http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/l-annonce-du-depart-du-directeur-de-l-hopital-cree-des-remous-17-01-2011-1230066.php

Front uni pour l’hôpital à Chambourcy | Réagir LAURENT MAURON | 18.01.2011, 07h00 Le départ précipité de Gilbert Chodorge de la direction du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain-en-Laye était, hier à Saint-Germain, sur toutes les lèvres lors de la cérémonie des vœux au personnel, inquiet de cette annonce. Un soutien unanime est cependant apparu au projet d’implantation du futur centre hospitalier à Chambourcy.
« Je ne crois pas aux bidouillages sur Poissy ni aux ravaudages à Saint-Germain. Rénover de l’ancien coûte trop cher. Je me bats auprès de l’agence régionale de santé pour que le projet de Chambourcy soit compris », a déclaré Gilbert Chodorge. Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain, lui a emboîté le pas. « Chambourcy est le choix le plus rationnel même si son dimensionnement est moins important que prévu. Il faut que les hésitations de la tutelle cessent », a-t-il affirmé.
Les praticiens et cadres de santé, réunis en assemblée générale à la mi-journée à Poissy, sont à l’unisson. « Chambourcy est indispensable pour répondre à l’offre de soins du bassin de population du nord des Yvelines », estime Hervé Outin, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui ressent un personnel « très soudé » derrière ce projet. En privé, certains médecins vont jusqu’à déplorer une stratégie de « pourrissement » qualifiée « d’intolérable ».
« Tous les élus doivent rester unis pour qu’un projet d’hôpital, apte à répondre aux besoins de la population, voie le jour le plus vote possible », martèle Frédérik Bernard, maire PS de Poissy, qui a récemment rencontré Claude Evin, président de l’agence régionale de santé (ARS). « Ce ne sera pas une perte pour les habitants de Poissy si un établissement ultramoderne est construit à 200 m de notre ville », ajoute Frédérik Bernard. Quant aux syndicats SUD-Santé et CFDT, ils ont rencontré, hier après-midi à Chambourcy, Pierre Morange, député-maire UMP de la ville. Un communiqué commun a été élaboré dans la foulée et signé — c’est une première — par les personnels, les médicaux et les maires de Poissy, Saint-Germain et Chambourcy. Dans le texte, tous se disent « atterrés » par les annonces récentes et exigent tous que l’ARS « clarifie ses positions » sur « l’organisation des soins et la relance du projet » de Chambourcy. A noter enfin que la présidente du conseil de surveillance, Laéticia Laude soutient également cette initiative.
source : http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/front-uni-pour-l-hopital-a-chambourcy-18-01-2011-1231692.php

jeudi, décembre 9 2010

leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

"CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE Le projet du nouvel hôpital est gelé Nouveau rebondissement dans le dossier du nouvel hôpital. Le projet, qui semblait être acquis, est au point mort. Le président de l’agence régionale de santé (ARS) s’interroge sur son financement YVES FOSSEY | 06.12.2010, 07h00


Coup d’arrêt pour le projet de construction d’un nouvel hôpital à Chambourcy. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS), présidée par Claude Evin, a décidé de geler le dossier jusqu’à nouvel ordre. Le volet du financement inquiète la tutelle. Un pôle moderne doit être élevé sur des terrains de la Plaine des Vergers en bordure de la D 113, non loin du centre commercial Carrefour, à l’horizon 2014 pour remplacer les deux établissements de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye qui ne sont plus aux normes de sécurité.
Ces tergiversations font craindre le pire aux élus impliqués dans le projet. « De nombreuses rumeurs circulent, reconnaît Pierre Morange, le député-maire (UMP) de Chambourcy. Je reste prudent et je pense que les objectifs seront maintenus. L’hôpital unique est la solution car la rénovation des deux sites actuels est plus coûteuse qu’une nouvelle construction. »



Un coût estimé à 400M€



Plongé lui aussi dans le flou, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye, va demander un rendez-vous à Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé. L’élu perd patience et qualifie Claude Evin, le patron de l’ARS, de cost killer, un homme chargé d’éviter le gaspillage et de faire des économies. « C’est un superpréfet de santé qui a les mains libres, note Emmanuel Lamy. Nous n’avons aucune information sur l’évolution du dossier, or nous avons besoin de réponses à nos questions. »

Claude Evin, qui a décidé de geler les procédures, entend obtenir des informations complémentaires. Le coût du nouveau pôle est estimé à 400M€ pour 850 lits. Il a mandaté deux conseillers généraux de santé sur place. L’objectif est d’étudier le financement du futur centre hospitalier et d’ajuster sa capacité. « Le projet mérite une extrême attention, précise Claude Evin. L’Etat, qui assure la moitié du financement, n’a pas rendu sa décision et l’autre moitié est prise en charge par l’établissement. Or il est déjà très endetté. Je crains qu’un nouvel emprunt soit suicidaire. » Le président de l’ARS attend les conclusions des deux experts pour se positionner. Le projet de nouveau pôle hospitalier semblait pourtant sur les rails le 17 septembre dernier, date de la signature officielle de l’acte d’acquisition des terrains de la Plaine des Vergers pour un montant de 21 M€. Dans la foulée, courant octobre, un jury devait retenir le cabinet d’architectes chargé de la conception du futur hôpital. Mais cette étape n’a pas eu lieu. C’est désormais Claude Evin qui détient la clé de la reprise des procédures."




source : Le Parisien http://www.leparisien.fr/yvelines-78/le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele-06-12-2010-1179304.php

mercredi, septembre 8 2010

Incertitudes de rentrée

La ligne de partage d'activité entre le site de Saint-Germain-en-Laye et celui de Poissy est l'objet de nombreux remaniements actuellement. Si l'on y ajoute la réflexion engagée sur l'organisation des urgences chirurgicales de nuit, beaucoup d'interrogations planent sur l'exercice à court et moyen terme de la stérilisation centrale bi-site (sans même parler du nouvel hôpital).
"C’est un document choc que «le Parisien» - «Aujourd'hui en France» s’est procuré. Selon cette note de l’agence régionale de santé, le nombre d’hôpitaux assurant les services de nuit en Ile-de-France devrait passer de 6 à 11 par département à un seul.

Pour les uns, c’est un simple document de travail.



Pour d’autres, une « proposition officielle » des autorités sanitaires. En tout cas, en découvrant le 9 juillet, ce projet confidentiel, la plupart des participants à la réunion organisée par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France ont eu un petit choc. Selon ce texte d’une quinzaine de pages que nous avons pu nous procurer et intitulé « Permanence des soins hospitaliers : organisation et financement », trop de blocs opératoires tournent au ralenti la nuit. L’ARS — présidée par le socialiste Claude Evin — propose donc une refonte drastique de l’organisation des hôpitaux, entre 18 h 30 le soir et 8 heures le matin, ainsi que le week-end et les jours fériés. « Un seul bloc devrait être ouvert pendant vingt-quatre heures dans chaque département », suggère carrément le texte.

En clair ? Alors qu’actuellement entre 6 et 11 établissements par département assurent des urgences chirurgicales de nuit, demain si ce projet était adopté en l’état, il ne resterait qu’un seul établissement — appelé « tête de pont ». « Cette rationalisation doit aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (…) et rendre le dispositif plus efficient », affirme le document. C’est-à-dire moins cher.

Un contre-projet en préparation

Si beaucoup d’hospitaliers sont favorables à une réorganisation, le caractère radical de la note heurte même les plus modernistes : « On met dans le même panier la période 18 heures-minuit, pendant laquelle la vie continue et où les patients arrivent en masse à l’hôpital, et la période après minuit où l’activité est quasi nulle », regrette ainsi François Aubart, le président de la Coordination médicale hospitalière.

Quant au secrétaire général de la Fédération hospitalière de France (FHF), Jean-Pierre Burnier, il s’insurge : « Quelle est la légitimité d’un projet de refonte régional qui oublie Paris, alors même que 21 établissements y font encore des gardes de nuit? » Une réorganisation analogue est en projet en province. « Ce document de travail vise juste à lancer la réflexion », tempère Claude Evin. La FHF peaufine actuellement un contreprojet."
source : http://www.leparisien.fr/economie/menaces-sur-les-services-hospitaliers-de-nuit-05-09-2010-1055488.php