Travailler en stérilisation

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dimanche, décembre 30 2012

bonne année 2013 !

pour cette nouvelle année, nouvelle image d'en-tête à forte valeur symbolique ajoutée ! :o)

les maîtres de l'eau, au service des services, vous souhaitent un très bonne année 2013 !
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la stérilisation, toujours à vos côtés (même là où vous ne l'attendez pas)...

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d'autres voeux sur le blog humour

dimanche, décembre 23 2012

joyeuses fetes

la stérilisation centrale vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année
Beili_Liu_ciseaux_instruments_chirurgie_epee_de_damocles_sterilisation.jpg
photo : Beili Liu

mardi, octobre 30 2012

hopital public : fin des 35H en stérilisation ?

"Les agents hospitaliers refusent le plan d’austérité

Près de 200 agents du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain- en-Laye ont manifesté, hier matin, contre la menace de suppression des 35 heures. Laurent Mansart | Publié le 29.10.2012, 04h26

POISSY, HIER. Les agents hospitaliers du CHI Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont venus faire entendre leur voix dans le centre-ville une bonne partie de la matinée et ont reçu le soutien de la population et de la mairie. | (LP/L.MT.) 5 réactionsRéagir « Ré-sis-tance! » Le slogan est simple et veut tout dire. Les agents du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont entrés clairement dans l’affrontement contre le plan d’économies prévu par la direction. Celle-ci entend combler le déficit financier de l’établissement, lequel s’élève à 4,9 M€.

Un plan qui prévoit, entre autres, l’éventuelle suppression des 35 heures pour le personnel technique, soit 650 employés sur près de 3000 au total.

Environ deux cents d’entre eux sont donc descendus hier matin dans le cœur de Poissy, s’installant devant la mairie, avant de défiler dans les allées du marché afin de faire entendre leurs revendications à la population locale. Dans une ambiance bon enfant, les hospitaliers sont venus chercher réconfort et soutien dans leur lutte. « Ils ont l’air remontés et je les comprends, assure un passant. »

Les syndicats dénoncent un plan social déguisé

« La partie du plan qui touche le personnel est inacceptable, martèle Marc Duprat, secrétaire de la CGT au sein du Chips. Les gens sont déjà limites au niveau des salaires. Avec quinze jours de repos en moins, ils devront payer pour faire garder les enfants. » L’intersyndicale, où figurent également SUD-Santé et la CFDT, souligne des conditions de travail « qui se dégradent » ainsi qu’un plan social « déguisé ».

« Le personnel souffre, les patients souffrent aussi », poursuit Fabienne Lauret, membre du collectif de défense de l’hôpital public. Une délégation a été reçue par le maire (PS) de Poissy, Frédérik Bernard, désireux de peser « dans une reprise des négociations » et qui a alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le président de l’agence régionale de la santé, Claude Evin.

En attendant des réponses, le personnel soignant, qui n’entre pas en ligne de compte dans la suppression des 35 heures, s’inquiète également des répercussions. « L’hôpital est une grosse machine, le moindre problème technique peut déjà durer plusieurs jours, soupire Sarah, infirmière en psychiatrie. Si on laisse faire, ensuite, ce sera peut-être notre tour. »

Le directeur, Yves Bloch, assurait dans nos colonnes qu’il est « impératif d’être à l’équilibre fin 2013 ».

Le Parisien"

dimanche, octobre 28 2012

j'aime mon travail

travailleur, travailleuses, aimons-nous les uns les autres, que règne l'amitié et l'affection dans les entreprises et les hopitaux ! pour cela, achetez cet autocollant Plonk & Replonk et collez-le sur vos lieux de travail !
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jeudi, mai 31 2012

Chantons en stérilisation !

Ci dessous, le numéro 2 du petit journal interne "Contes & Sté" que nous avions créé à une époque lointaine dans notre service. Cet opus était consacré à des parodies de chansons connues :
Contes_et_Ste_2.pdf

samedi, avril 14 2012

En immersion en stérilisation : le distributeur d'essuie-mains

"C'est sûr, aujourd'hui, le monde hospitalier a reçu un contrecoup médiatique..."
Chacun sait le mystère qui entoure l'activité des stérilisations centrales, toujours à la pointe de la technologie. Pénétrons à pas feutrés (à cause des mûles et des surchaussures) dans le monde mystérieux de cette peuplade étrange pour découvrir une tranche de vie de ces agents toujours en quête de leur Grand-Oeuvre :

L'épisode d'aujourd'hui, en hommage au sketch des inconnus rappelé ci-dessous, s'intitule "le distributeur d'essuie-mains", les noms des protagonnistes ont été volontairement modifiés par respect du secret médical. Josephine, Mawwie-Théwwèse et Mawie-Denise se reconnaîtront.

  • Il est 6H30, Josephine prend son poste à l'hopital. "Nous sommes dotés d'un système de surveillance automatique qui permet de savoir les distributeurs d'essuie-mains qui sont vides pour les réapprovisionner urgemment en urgence. Là par exemple ça clignote, ça veut dire qu'il faut remettre en urgence des essuie-mains dans le distributeur n°2 !"
  • 17H30, la vie s'endort mais pour Josephine, le travail continue ! "ouaille, ouaille, ouaille, ouaille, Mawwie-Théwwèse, Ya le distributeur n°2 qui s'allume, c'est pour toi !"
  • "mais qu'est-ce que tu me racontes, c'est pas mon secteur ! C'est celui de Mawie-Denise
  • Marie-Denise : "Le distributeur n°2, c'est les chiffres pairs et les chiffres pairs c'est toi cette semaine, on a décidé comme ça le planning !"
  • Marie-Thérèse : "Mais pourquoi il sonne maintenant, il a pas sonné de la journée, Ya un problème..."



dimanche, avril 1 2012

Aujourd'hui, ce sont les hommes qui travaillent en sté !

Dans un milieu essentiellement féminin, nous étions trois hommes hier à assurer la garde en stérilisation. La video de la journée :

lundi, mars 12 2012

Le lien

J'avais il y a quelque temps insisté sur l'importance primordiale de la qualité de l'équipe pour garantir la qualité de production d'un service de stérilisation.

J'aimerais ici souligner également ce qui m'apparaît désormais comme un autre facteur déterminant : la qualité du lien établi avec les "clients" principaux, les blocs en première intention. (encore un facteur humain, donc, dans ce secteur a priori si technique)

Je parle là d'un travail quotidien d'établissement d'un réseau de communication -où les compétences spécifiques de chacun des interlocuteurs sont identifiées, mises en valeur et confrontées- qui permette l'étude, la réflexion -et souvent la solution- des problèmes rencontrés au plus près de leur survenue. Entendons nous bien, je ne parle pas d'un groupe d'amis mais bien de l'importance de la connaissance de ses interlocuteurs pour prévenir les crises et permettre, sur un fond de confiance réciproque, la prise en compte rapide des non-conformités. La proximité géographique est de ce point de vue une aide incontestable. Il est à mon sens bien plus efficace d'être appelé en salle par une équipe qui rencontre un problème de stérilisation que d'attendre un éventuel rapport et une investigation ultérieure (même si cela ne l'exclut pas). La proximité temporelle est également un atout. Interroger en direct l'IBODE référente d'orthopédie sur un problème de composition de boîte permet souvent de "lisser" les difficultés sans blocage de dispositifs pénalisant ou circulation de compositions imparfaites.

S'agit-il là d'une difficulté supplémentaire pour les sous-traitants ? J'en suis persuadé.

lundi, janvier 23 2012

L'employé irradié de Stérigénics : coup d'envoi du procès

"Le tribunal correctionnel de Charleroi s'est penché ce vendredi sur cet accident survenu en mars 2006 à l'entreprise Stérigénics, basée à Fleurus. Un technicien avait alors été irradié par des rayons gamma. Six ans plus tard, l’homme garde des séquelles. Les patrons de Stérigénics doivent rendre des comptes devant la justice carolo. Le 11 mars 2006, la vie de Richard Sommavilla change en une fraction de seconde. Cet employé de Stérigénics (société spécialisée dans l’ionisation et la stérilisation) est en pleine intervention lorsqu’une manipulation – pourtant habituelle – tourne mal. Son corps est alors exposé à une dose 200 fois supérieure à ce qu'il peut supporter d'ordinaire.

Victime de malaises, il aura fallu tout de même près de deux semaines pour que l’on se rende compte de la gravité de l’incident. Richard Sommavilla est alors envoyé à l’hôpital militaire de Percy, près de Paris. Les soins médicaux lourds s’accumulent. D’abord, il passe plus de vingt jours en chambre stérile, puis vient le temps des visites de contrôle, fréquentes. Aujourd’hui, le corps de Richard Sommavilla est fatigué et a perdu une grande partie de son système immunitaire.

Six ans après l'accident, cet opérateur technique a pourtant repris le travail, au sein de la même entreprise. Ses employeurs sont poursuivis pour plusieurs infractions à la sécurité des travailleurs.

1ère audience

La première audience du procès s'est tenue ce vendredi matin à Charleroi. L'auditeur du travail a donc cité les sociétés Sterigenics et AIB Vinçotte Nucléaire (AVN) pour coups involontaires et diverses infractions au règlement général de la protection des travailleurs. La partie civile a complété cette citation en amenant les 2 anciens directeurs de Sterigenics et 2 responsables d'AVN à la barre.

Conseil de Richard Sommavilla, Me Vanhoestenberghe a déclaré qu'un laisser-aller étalé sur des années avait amené ces manquements en matière de sécurité. Selon ses dires, "aucun préposé n'était désigné, des indicateurs fonctionnaient de façon erratique et le porte-source se levait accidentellement". L'avocat estime que la faute incombe entièrement à l'entreprise, qui faisait preuve d'une absence totale de culture de sécurité, et à AVN, qui n'a jamais effectué les contrôles nécessaires. Il réclame donc des dommages provisionnels de 12 500 euros. L'auditeur du travail a demandé la condamnation de Sterigenics et d'AVN à des amendes. La défense plaidera le 17 février."

source : http://www.rtbf.be/info/regions/detail_l-employe-irradie-de-sterigenics-coup-d-envoi-du-proces?id=7422493 Mathieu Van Winckel, Xavier Van Oppens, Belga, Daniel Barbieux

dimanche, janvier 8 2012

2012

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Les spécialistes du recyclage vous souhaitent une bonne année 2012.

lundi, novembre 14 2011

Comment la sté a changé ma vie !

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Si, vous aussi, vous avez des images de votre joie de travailler en stérilisation, n'hésitez pas à nous les proposer pour publication ;o)

samedi, janvier 8 2011

Gilles Orgeret, un kinésithérapeute passionné

Ce billet peut ne pas sembler ciblé "stérilisation" et pourtant, l'importance d'une bonne hygiène posturale, des préoccupations ergonomiques et la prise en compte du mal de dos est cruciale dans ce service médico-technique, au moins autant que dans les services de soins.
Par là au moins, les nombreux livres de Gilles Orgeret et sa démarche pédagogique de sensibilisation et de formation des personnels hospitaliers à la prévention des douleurs dorsales (notamment), justifieraient déjà largement sa mention ici.
Pourtant, c'est bien à titre personnel que je tiens à remercier ce kinésithérapeute d'exception qui se dévoue sans compter à l'hôpital pour ses patients et le service public. Je sais que si ma capsulite rétractile évolue favorablement, ce sera en très grande partie grace à lui. Merci.

samedi, décembre 18 2010

Les voeux sont faits !

Pour finir l'année 2010 avec un peu d'humour et d'autodérision :
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Comme, le Dr House, la stérilisation a le plus souvent un décalage certain avec l'activité du bloc opératoire...
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confronté à des urgences ORL parfois étranges...
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mais quoi qu'il en soit, à la fin de l'année :
voeux stérilisation

dimanche, octobre 24 2010

Des personnes agées en stérilisation ?

Le travail dans un service de stérilisation, comme en service de soins, est assez physique. Suite à la nouvelle loi sur les retraites et à la réforme sur le statut des personnels infirmiers de la fonction publique on peut s'interroger sur ce que sera l'adaptation d'une aide-soignante ou d'une infirmière de 62 ans ou plus aux postes actuels.
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http://www.asterix.com/index.html.fr?rub=francais
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mercredi, septembre 8 2010

Incertitudes de rentrée

La ligne de partage d'activité entre le site de Saint-Germain-en-Laye et celui de Poissy est l'objet de nombreux remaniements actuellement. Si l'on y ajoute la réflexion engagée sur l'organisation des urgences chirurgicales de nuit, beaucoup d'interrogations planent sur l'exercice à court et moyen terme de la stérilisation centrale bi-site (sans même parler du nouvel hôpital).
"C’est un document choc que «le Parisien» - «Aujourd'hui en France» s’est procuré. Selon cette note de l’agence régionale de santé, le nombre d’hôpitaux assurant les services de nuit en Ile-de-France devrait passer de 6 à 11 par département à un seul.

Pour les uns, c’est un simple document de travail.



Pour d’autres, une « proposition officielle » des autorités sanitaires. En tout cas, en découvrant le 9 juillet, ce projet confidentiel, la plupart des participants à la réunion organisée par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France ont eu un petit choc. Selon ce texte d’une quinzaine de pages que nous avons pu nous procurer et intitulé « Permanence des soins hospitaliers : organisation et financement », trop de blocs opératoires tournent au ralenti la nuit. L’ARS — présidée par le socialiste Claude Evin — propose donc une refonte drastique de l’organisation des hôpitaux, entre 18 h 30 le soir et 8 heures le matin, ainsi que le week-end et les jours fériés. « Un seul bloc devrait être ouvert pendant vingt-quatre heures dans chaque département », suggère carrément le texte.

En clair ? Alors qu’actuellement entre 6 et 11 établissements par département assurent des urgences chirurgicales de nuit, demain si ce projet était adopté en l’état, il ne resterait qu’un seul établissement — appelé « tête de pont ». « Cette rationalisation doit aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (…) et rendre le dispositif plus efficient », affirme le document. C’est-à-dire moins cher.

Un contre-projet en préparation

Si beaucoup d’hospitaliers sont favorables à une réorganisation, le caractère radical de la note heurte même les plus modernistes : « On met dans le même panier la période 18 heures-minuit, pendant laquelle la vie continue et où les patients arrivent en masse à l’hôpital, et la période après minuit où l’activité est quasi nulle », regrette ainsi François Aubart, le président de la Coordination médicale hospitalière.

Quant au secrétaire général de la Fédération hospitalière de France (FHF), Jean-Pierre Burnier, il s’insurge : « Quelle est la légitimité d’un projet de refonte régional qui oublie Paris, alors même que 21 établissements y font encore des gardes de nuit? » Une réorganisation analogue est en projet en province. « Ce document de travail vise juste à lancer la réflexion », tempère Claude Evin. La FHF peaufine actuellement un contreprojet."
source : http://www.leparisien.fr/economie/menaces-sur-les-services-hospitaliers-de-nuit-05-09-2010-1055488.php

dimanche, août 22 2010

La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

Les aperçus historiques sur la stérilisation -d'autant plus quand ils évoquent des souvenirs personnels- sont suffisamment rares pour que nous ne résistions pas au plaisir de vous faire partager ces témoignages :
(source : http://forumed.sante-dz.org/showthread.php?t=16344)

"La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.


En Mars 1965, à l’Hôtel-Dieu: seuls le Bloc Opératoire et la salle d’urgence étaient équipés d’un Poupinel et d’un autoclave à vapeur d’eau pour la stérilisation des instruments de chirurgie, des sarraus de Chirurgien et des champs opératoires. La prise en compte des règles d’asepsie faisait déjà partie des préoccupations des Chirurgiens et des équipes soignantes. Par contre, la stérilisation des dispositifs utilisés pour les soins Infirmiers dans les services n’était pas encore une pratique très courante ni reconnue alors comme impérieuse, exception faite des quelques dispositifs invasifs : aiguilles à ponction lombaire, à ponction d’ascite ou pleurale pour lesquels l’asepsie était déjà de règle. • Les plateaux émaillés, les quelques pinces et ciseaux étaient uniquement flambés à l’alcool à brûler juste avant utilisation. L’apprentissage de cette pratique n’était pas sans risque : quel élève Infirmier(e) débutant(e) n’a pas un jour déclenché l’affolement du service pour avoir oublié un flacon d’éther à proximité du lieu de flambage ou ne s’est pas brûlé les doigts pour avoir trop mis d’alcool à brûler dans le plateau ?.. ou n’a pas reçu les foudres du Médecin pour lui avoir donné à la pince à servir un instrument encore brûlant ! • Les 2 seules seringues de 20 ml du service trempaient à demeure avec les aiguilles dans un grand bol d’alcool à 90°. Pratiquer une injection intramusculaire consistait d’abord à bien désinfecter la seringue en aspirant plusieurs fois l’alcool contenu dans le bol et ensuite, à la rincer intérieurement avec de l’eau qui n’avait de stérile que le nom : eau bouillie conservée dans un flacon en verre (quand ce n’était pas du grès) dans lequel plongeait un grand trocart en acier pour y adapter la seringue, le tout recouvert d’un tampon de coton cardé pour préserver l’ensemble des poussières. La difficulté consistait ensuite à récupérer l’aiguille au fond du bol d’alcool sans se piquer les doigts. Souvent, le peu d’alcool contenu dans l’aiguille réagissait avec le médicament qui, soit changeait de couleur, soit précipitait et devenait très visqueux au point de plus pouvoir être injecté au travers de l’aiguille. L’injection réalisée, la seringue et l’aiguille étaient rincées à l’eau claire sous le robinet avant d’être mises à nouveau à tremper dans l’alcool. • Les aiguilles à injection ou prises de sang étaient bien sûr réutilisables et perdaient, au fur et à mesure de leurs utilisations leur pouvoir piquant. Le réaffutage sur la pierre à huile était de tradition confié au bricoleur le plus minutieux du service. • Les tubulures à perfusion en caoutchouc rouge et leur compte-gouttes en verre, de même que les tubulures à lavement en caoutchouc noir étaient mis à bouillir dans l’eau : pas ensemble bien-sûr, mais successivement… dans la même casserole, où elles étaient parfois oubliées : c’était l’odeur de caoutchouc brûlé qui nous signalait alors la fin du traitement ! • Les sondes urinaires en caoutchouc rouge étaient stockées dans des boîtes à gâteau puis trempées quelques secondes dans l’alcool et égouttées sommairement avant cathétérisme. Après dépose, elles étaient lavées au savon de Marseille puis mise à sécher, avant de rejoindre à nouveau la boîte à gâteau. • Les compresses et les bandes de gaze étaient fabriquées par les personnels de nuit à partir de gros rouleaux de pièces de gaze découpés puis pliés ou roulés selon des formats très personnels. Les compresses étaient ensuite minutieusement rangées en éventail dans des boîtes de lait en poudre en aluminium puis confiées au bloc opératoire ou au service des urgences pour être stérilisées, récipient fermé oblige : …au Poupinel ! Point besoin alors de témoin de passage à la stérilisation : le jaunissement et parfois pire des compresses attestait à lui seul qu’elles avaient bien subies l’indispensable traitement. • Les patins (entendez par là les pansements américains), étaient eux aussi confectionnés la nuit à partir de pièces de gaze, de coton hydrophile et de coton cardé. Conditionnés dans des tambours à éclisse récupérés dans les réformes du bloc, ils étaient ensuite stérilisés par autoclave à vapeur d’eau au Bloc Opératoire ou en salle d’urgences. • Les boules de coton étaient roulées manuellement à partir de coton hydrophile non dépeluché présenté en ballots : tâche souvent dévolue au moins ancien dans le grade le moins élevé, qui l’assurait d’office d’une séance d’éternuements et tâche particulièrement redoutable pour les barbus qui prenaient bien vite l’allure du Père Noël. En Juin 1965 , une première campagne de sensibilisation à l’hygiène provoqua une révolution dans ces pratiques : • Fini la trempette des seringues et des aiguilles dans le bol d’alcool : elles devaient subir obligatoirement la stérilisation par Poupinel entre chaque utilisation.

B.M.N Étudiant(e) en Médecine

Genre:

 Re : La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

• Bonjour les boîtes de seringues : chaque équipe avait sa boîte : boîte pour l’équipe de matin, pour l’équipe d’après midi et pour l’équipe de nuit. La réalisation de ces boîtes de seringues relevait à chaque fois de l’exploit : les seringues mises à bouillir devaient être réassemblées, et, en l’absence de repère entre le corps de seringue et le piston, ce n’est qu’après de multiples tâtonnements qu’elles étaient enfin appareillées. Le corps et le piston étaient ensuite désassemblés, placés tête bêche et enroulés dans une pièce de gaze. L’organisation de la boîte se faisait par couches successives : une couche de coton, une couche de seringue etc…comme une tartiflette, avec la volonté de bien capitonner les seringues pour surtout ne pas les casser…sans savoir que ce capitonnage nuisait à la conductivité de la chaleur. • Bonjour les boîtes d’aiguilles : toutes les catégories d’aiguilles étaient soigneusement rangées dans la boîte sur une tôle multiperforée qui faisait office de chevalet de rangement et de classification. • Et bonjour les dégâts : l’absence de normalisation de la conicité entre les seringues et les aiguilles nous imposait l’utilisation de tout petits embouts intermédiaires corrigeant les différences de diamètre. Ces embouts, impossibles à prendre et à adapter sur la seringue avec une pince à servir (trempant dans l’alcool) nous ont valu bien des explorations à 4 pattes sous les lits pour les récupérer. Mais plus question de réclamer autre chose : l’achat de toutes ces boîtes et seringues en verre avait largement dépassé les crédits habituellement accordés au service pour ses besoins annuels en petit matériel. Dire qu’il y avait négligence à appliquer de telles procédures : je dirai non puisque chacun le faisait avec la volonté de bien faire, selon les pratiques communes aux établissements de soins de l’époque : époque héroïque où 10.000 unités de Pénicilline par jour étaient une posologie considérée comme largement suffisante pour traiter presque tout type d’infection sévère. Dire qu’il y avait de l’infection : avec le recul oui bien sûr mais pour l’époque, l’abcès de la fesse après piqûre faisait partie du " décor " : trois fois par semaine l’interne du service des urgences incisait les abcès : chacun des trois secteurs d’hospitalisation avait " droit " à une incision sans rendez-vous préalable. Lequel choisir ? c’est la Religieuse du service qui, après les avoir tous tâté du bout du doigt choisissait le " plus mûr " et gérait les priorités. 1969 à 1972 fut une période fertile en changements, y compris en matière de lutte contre les infections nosocomiales : - d’une part : le développement de la chirurgie orthopédique, la chirurgie de plus en plus invasive, l’accroissement du nombre de malades allergiques à la Pénicilline et l’apparition de souches de plus en plus résistantes aux antibiotiques ont obligé les soignants et les praticiens à prendre encore plus en compte les mesures d’hygiène élémentaires. - d’autre part : les progrès réalisés dans la plasturgie, la vulgarisation de l’oxyde d’éthylène et des rayonnements ionisants pour stériliser à basse température les matériaux thermosensibles ont permis aux Laboratoires Pharmaceutiques de nous proposer des dispositifs stériles jetables jusqu’alors impossibles à stériliser par les procédés faisant appel à la chaleur. Les ligatures chirurgicales (catgut, crin, nylon, soie tressée) jusqu’alors achetées en bobine de grande longueur, dont les restes étaient précieusement conservés entre deux interventions dans un bocal d’alcool pour être utilisés jusqu’au dernier centimètre, ont été très rapidement remplacées par des ligatures plus courtes déjà serties sur des aiguilles. Les gants de chirurgien, en caoutchouc épais, lavés et talqués entre chaque intervention voire rapiécés par des rustines en cas de perméabilité ont été abandonnés au profit du gants de chirurgie en latex à usage unique. Les sondes à demeure, les tubulures de perfusion et les drains en caoutchouc ne devaient plus être réutilisés d’un malade à l’autre. Pour mieux satisfaire les exigences de sécurité au niveau asepsie : le flambage des plateaux et des pinces fut abandonné et la stérilisation fut centralisée pour tous les services de Chirurgie, la Radiologie, les Urgences, les Consultations Chirurgicales et plus tard la Réanimation. Dans un local de 20 m2 à peine, un autoclave de dernière génération fut implanté et le local aménagé pour permettre, avec le concours de trois Aides-soignantes, la fabrication des sets de soins prêts à l’emploi sous emballage papier. Pour faciliter la tâche des soignants, la prestation de cette unité a été étendue à la distribution de tous les dispositifs stériles ou non stériles, des pansements, des ligatures et des sondes, et à partir de 1975 : des seringues à usage unique. L’utilisation de la seringue à usage unique était tellement marginale à l’époque que craignant un usage " détourné ", les responsables n’acceptaient de nous commander des seringues neuves qu’en échange nombre pour nombre des emballages vides : la perte d’un emballage de seringue pouvant être perçu comme la preuve d’un détournement et représentait à elle seule la menace d’un retour sans préavis à la seringue en verre. Les Infirmières en exercice professionnel à cette époque se souviennent du temps passé à classer et à compter les emballages par catégories, sans oublier l’obligation parfois de vider les sacs poubelle pour récupérer un emballage jeté par mégarde et manquant à l’inventaire ! Adieu les grosses boîtes d’instruments et les grands tambours de compresses, adieu la pince à servir, l’alcool à brûler et la boîte d’allumettes, et ouf !…adieu les seringues en verre. Sans le savoir, en Mai 1972, l’ Hôpital de Bourg-en-Bresse a inventé non la Stérilisation Centrale mais la CAMSP, toute ressemblance avec ce qui s’est généralisé plus tard à partir de 1974 dans les établissements de soins n’étant que pure coïncidence ! Tous ces changements ne se sont pas faits sans difficultés : jeter toutes ces boîtes et ces tambours, jeter tout ce matériel après usage, jeter tous ces sachets d’emballage, acheter tous ces instruments en inox en remplacement des instruments en acier chromé, acheter tous ces plateaux en plastique, était de prime abord contraire à des réflexes ancrés d’économie et ont même, disons, échauffé quelques esprits, pas forcément des plus anciens à qui on demandait jusqu’alors de tout faire avec peu, mais d’acteurs de soins qui n’avaient sûrement pas saisi l’importance de l’enjeu. A cette époque, les dispositifs stériles et les pansements ne faisaient pas encore partie du monopole pharmaceutique : c’est " l’ Econome " avec l’accord circonstancié du Pharmacien qui gérait les demandes des unités de soins en matériel à usage unique : époque faste où les " crédits supplémentaires " venaient en Septembre s’ajouter au budget primitif, en quantité nécessaire et (plus que) suffisante pour satisfaire les besoins. Epoque bien heureuse pour les services de soins qui voyaient naître et progresser leurs projets sans même attendre parfois l’approbation des budgets. __

B.M.N Étudiant(e) en Médecine




Genre:

 Re : La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

1979 fut une étape importante pour le Centre Hospitalier de BOURG avec l’ouverture de l’ hôpital de Fleyriat : un des derniers hôpitaux construit avant l’apparition des rigueurs budgétaires et un bel outil de travail doté d’équipements de dernière génération dont certains même d’avant garde. Le service de stérilisation centrale ne fut pas oublié dans la distribution : renforcement de l’équipe par 3 postes d’Aides-soignantes et un poste d’Infirmière, superficie du service passant de 20 à 320 m2, service confortablement et entièrement équipé de mobiliers et d’équipements fonctionnels reluisants le neuf. Tout était réuni pour centraliser la stérilisation au bénéfice de l’ensemble des unités de soins de Fleyriat et de celles restées sur l’Hôtel-Dieu, en attente de la construction de la deuxième tranche. Un premier objectif du service fut de proposer aux soignants des sets de soins " prêts à l’emploi " contenant le minimum nécessaire de dispositifs pour un soin donné : un soin = un set. Satisfaire par manufacture cette prestation s’est avéré bien vite du domaine de l’utopie : des industriels du pansement ont été contactés pour nous fournir cette prestation mais aucun a été attentif à notre demande. Les bressans, qui par nature ont la tête dure ne capitulent pas devant les difficultés : de là à considérer le service de stérilisation comme une petite entreprise il n’y a qu’un pas : cette originalité nous a conduit bien vite à l’obligation de mécaniser nos moyens de production. En 1982, le Centre Hospitalier innova en faisant d’une part l’acquisition d’une machine de conditionnement qui nous permit non seulement de faire face aux besoins de fabrication de l’époque mais aussi de prendre en charge en 1984 la stérilisation pour le secteur Mère et Enfant sans effectif supplémentaire, mais aussi, en sous-traitant la stérilisation de cette production à une société utilisant le rayonnement ionisant, procédé de stérilisation ne transformant pas les qualités de douceur et d’absorption des pansements comme l’aurait fait la stérilisation par vapeur d’eau. Le deuxième objectif du service fut " la qualité " : même sans avoir formalisé au départ la démarche, cette préoccupation fut à l'origine de décisions importantes qui plaçaient le Centre Hospitalier de Bourg en bon rang et parfois en précurseur dans la recherche de sécurité apportée au malade et dans la gestion économique des dispositifs : remplacement de tous les matériels creux et tubulaires réutilisables difficiles à nettoyer par de l’usage unique, remplacement des champs en coton pour le drapage chirurgical par du non tissé à usage unique, utilisation de sarraus en microfibre pour l’habillage du chirurgien, etc… Ces deux objectifs se sont encore plus concrétisés avec la construction de la CAMSP en 1994, où, en un lieu unique, sont réunis moyens et compétences pour gérer de façon cohérente la prestation stérilisation et dispensation des dispositifs et des pansements : unité dont la centralisation est presque unique en France et que beaucoup d’établissements nous envient, où la qualité s’est étendue au contrôle unitaire sous loupe éclairante de tous les dispositifs invasifs ou à risque avant d’autoriser son recyclage, à la validation des cycles de stérilisation par un logiciel de supervision des cycles d’autoclave développé en partenariat avec le fournisseur, à une mise en place de la traçabilité, et bien sûr, à la formalisation de la démarche assurance qualité sur la base de la démarche de certification, sans pour autant la revendiquer. Que reste-t-il de ces années soixante ? quelques vielles boîtes, vieux tambours et vieux instruments sur un rebord de fenêtre, témoins du temps passé, et des acteurs, toujours là, bon pied, bon œil, avec encore des projets !

Souvenirs d’un cadre supérieur infirmier à l’hôpital de Bourg-en-Bresse J.P. LOUVET "

jeudi, décembre 10 2009

La ligne de bus Mantes Saint-Germain-en-Laye via Poissy hopital

Ayant été un habitué de la ligne de bus 22 Com'bus entre Mantes et Saint Germain, j'ai contacté en aôut 2008 le service commercial de cette ligne pour leur demander la création d'un arrêt à La Maladrerie, étant donné que cet itinéraire passait juste à côté de l'hôpital de Poissy où je travaille désormais à la stérilisation du bloc opératoire. Cet arrêt a été créé le premier juin 2009. Les horaires ne sont pas encore adaptés pour les agents hospitaliers travaillant d'après-midi au CHI Poissy. Le seul espoir serait que cette ligne soit retenue prochainement dans le cadre du réseau Mobilien du STIF. Si vous habitez à proximité de Mantes et travaillez à Poissy, il serait peut-être bon que vous contactiez Combus afin de lui faire part de votre intérêt pour la ligne 22 :

Sonia Lavenu Responsable Commerciale C.T.V.M.I. / T.V.M. 2, impasse Sainte Claire Deville 78200 Mantes-la-Jolie



Tél : 01 30 94 34 22 - Fax : 01 30 94 86 72 Clients COMBUS <clients.combus@giraux.fr>

Je vais également essayer de contacter l'administration du Centre Hospitalier afin qu'elle soutienne si possible ce dossier.
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dimanche, juin 14 2009

Stérilisation centrale de l'Hopital de La Timone, Marseille

"Bonjour,

pour vous presenter ma sterilisation ,

elle se situe dans l enceinte de l hopital de la timone a marseille

au rez de chaussée , dans les sous-sols, nous traitons deux hopitaux (hopital de la conception et de la timone)

tres grosse sterilisation , environ 200 à 300 conteners par jour plus bien sur tous les dispositifs medicaux (sachets)

je prendrai des photos prochainement pour vous la montrer

merci pour votre aide

cordialement

virginie"

le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, présentation succinte des sterilisations centrales

Une infirmière travaillant à la Pitié-Salpêtrière nous a proposé de présenter d'ici quelques temps sa structure. Nous vous livrons ici sa première ébauche de texte :
"Sur le groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, il y a 3 stérilisations centrales (1 Cadre sup, 3 cadres IBODES, 5 IBODES, 3 IDE, 2 PPH, 1 pharmacien senior, 1 pharmacien assistant, 1 interne, 60 ou 80 AS/AH) et nous sommes en plein dans le projet de la direction concernant la recomposition des containers de base par les agents de sté pour cantonner les IBODES des blocs dans leurs services respectifs (en plus de tout le fonctionnement habituel, bien sûr)."

Sterience Clichy

Après 20 ans en stérilisation centrale à l'hopital de Saint-Germain-en-Laye, j'ai eu envie d'aller voir ailleurs. Sterience Ile de France m'ayant fait une proposition qui me paraissait intéressante, j'ai donc intégré leur équipe sur le site de Clichy en tant que coordinateur qualité et suivi client, chargé de seconder le responsable de production. Cette expérience a été intéressante et j'y ai rencontré beaucoup de personnes de grande qualité mais plusieurs raisons ont fait que j'ai souhaité mettre un terme à cet essai.

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