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samedi, février 9 2019

solidarité avec les infirmières IBO-IBODE du bloc opératoire de Poissy-St-Germain en grève contre la dégradation de leurs conditions de travail

Témoins quotidiens de l'investissement professionnel de nos collègues, nous relayons leurs revendications :

"Aujourd’hui, nous, les IBO-IBODE, disons STOP à l’ensemble de ces dégradations et de nos conditions de travail actuelles. Nous souhaitons pouvoir retrouver la dignité et la fierté d’exercer notre métier.
Nous dénonçons :

  • Etre seul sur deux blocs distincts la nuit
  • Etre seul en 12 heures la journée
  • Une augmentation du nombre de nuits et de week-end
  • Le manque d’effectifs et la surcharge de travail liée à l’augmentation de vacataires et d’intérimaires non fidélisés
  • Un encadrement des nouvelles arrivées qui n’est pas de qualité suffisante
  • Encore et toujours trop de dysfonctionnements de la cellule de remplacement
  • La vétusté et le manque d’entretien de notre lieu de travail, le bloc opératoire
  • La suppression des chambres de garde dans une période difficile

Nous demandons également, afin de reconnaitre les difficultés actuelles de nos conditions de travail, le versement d’une prime spécifique, l’équivalent de 3 heures supplémentaires par nuits effectuées ainsi que le déplafonnement des heures supplémentaires.
La sécurité des patients et la santé des personnels doivent être prioritaires dans toutes les décisions. Nous ne sommes pas des noms dans des cases !"
le tract syndical du mouvement : tract Sud Poissy.docx

mardi, octobre 30 2012

hopital public : fin des 35H en stérilisation ?

"Les agents hospitaliers refusent le plan d’austérité

Près de 200 agents du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain- en-Laye ont manifesté, hier matin, contre la menace de suppression des 35 heures. Laurent Mansart | Publié le 29.10.2012, 04h26

POISSY, HIER. Les agents hospitaliers du CHI Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont venus faire entendre leur voix dans le centre-ville une bonne partie de la matinée et ont reçu le soutien de la population et de la mairie. | (LP/L.MT.) 5 réactionsRéagir « Ré-sis-tance! » Le slogan est simple et veut tout dire. Les agents du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont entrés clairement dans l’affrontement contre le plan d’économies prévu par la direction. Celle-ci entend combler le déficit financier de l’établissement, lequel s’élève à 4,9 M€.

Un plan qui prévoit, entre autres, l’éventuelle suppression des 35 heures pour le personnel technique, soit 650 employés sur près de 3000 au total.

Environ deux cents d’entre eux sont donc descendus hier matin dans le cœur de Poissy, s’installant devant la mairie, avant de défiler dans les allées du marché afin de faire entendre leurs revendications à la population locale. Dans une ambiance bon enfant, les hospitaliers sont venus chercher réconfort et soutien dans leur lutte. « Ils ont l’air remontés et je les comprends, assure un passant. »

Les syndicats dénoncent un plan social déguisé

« La partie du plan qui touche le personnel est inacceptable, martèle Marc Duprat, secrétaire de la CGT au sein du Chips. Les gens sont déjà limites au niveau des salaires. Avec quinze jours de repos en moins, ils devront payer pour faire garder les enfants. » L’intersyndicale, où figurent également SUD-Santé et la CFDT, souligne des conditions de travail « qui se dégradent » ainsi qu’un plan social « déguisé ».

« Le personnel souffre, les patients souffrent aussi », poursuit Fabienne Lauret, membre du collectif de défense de l’hôpital public. Une délégation a été reçue par le maire (PS) de Poissy, Frédérik Bernard, désireux de peser « dans une reprise des négociations » et qui a alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le président de l’agence régionale de la santé, Claude Evin.

En attendant des réponses, le personnel soignant, qui n’entre pas en ligne de compte dans la suppression des 35 heures, s’inquiète également des répercussions. « L’hôpital est une grosse machine, le moindre problème technique peut déjà durer plusieurs jours, soupire Sarah, infirmière en psychiatrie. Si on laisse faire, ensuite, ce sera peut-être notre tour. »

Le directeur, Yves Bloch, assurait dans nos colonnes qu’il est « impératif d’être à l’équilibre fin 2013 ».

Le Parisien"

mardi, juin 12 2012

Excision : une étude souligne le succès de la chirurgie reconstructrice

Dans un article publié mardi 12 juin par le journal médical britannique The Lancet, le Dr Pierre Foldes, chirurgien à l'hôpital Poissy-Saint-Germain-en-Laye et ses collègues font état du succès de la procédure, en se fondant sur le suivi de 866 patientes.

"La reconstruction du clitoris est possible", affirment les auteurs de l'article, qui ajoutent que cette chirurgie "peut améliorer le plaisir des femmes et diminuer leurs douleurs. Cela permet également aux femmes mutilées de récupérer leur identité".

UNE INTERVENTION REMBOURSÉE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE

Plus d'un tiers des femmes qui n'avaient jamais connu d'orgasme auparavant, ont commencé à en avoir après l'intervention chirurgicale. Avec l'aide d'un sexologue, la moitié de celles qui avaient des "orgasmes limités" parviennent désormais régulièrement au plaisir.

Parmi les patientes du Dr Pierre Foldes, l'un des rares médecins en France spécialement formés pour pratiquer ce type d'intervention, remboursée par la Sécurité sociale française depuis 2004, Fatima Sheriff explique que sa vie a changé après avoir subi une opération de reconstruction de son clitoris.

"C'est la meilleure chose que j'aie jamais faite. Pour la première fois, je vis ma vie", explique Mme Sheriff, qui a récemment commencer à raconter son expérience et envisage de lancer un blog intitulé "Mon clitoris et moi" pour encourager d'autres femmes à subir l'intervention.

"JE ME SOUVIENS QUE J'AI RÉSISTÉ"

Fatima Sheriff fait partie des 140 millions de femmes à travers le monde qui ont subi des mutilations génitales - il s'agit généralement de l'ablation du clitoris et des petites lèvres, soit partiellement, soit en totalité -, une pratique censée réduire la libido et garantir la chasteté.

"Je me souviens que j'ai résisté", explique la jeune femme originaire de la Sierra Leone, aujourd'hui âgée de 32 ans, en pointant son dos, qui porte une cicatrice provoquée par une pierre. Elle avait quatre ans. "Si quelqu'un m'infligeait cela aujourd'hui, je crois que je le tuerais", ajoute-t-elle.

Les 2 938 patientes traitées par le Dr Foldes entre 1998 et 2009 étaient principalement originaires du Mali, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire, mais 560 avaient été excisées en France. La plupart d'entre elles avaient entre 5 et 9 ans au moment de l'ablation.

TROIS MILLIONS DE VICTIMES CHAQUE ANNÉE

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque trois millions de fillettes font l'objet chaque année de mutilations sexuelles. Au-delà de l'Afrique subsaharienne, la pratique est également présente au Proche-Orient et dans les communautés immigrées originaires de ces pays installées en Europe ou en Amérique du nord.

Interdites en France et dans les autres pays occidentaux, les mutilations sont combattues par l'OMS et l'Unicef, notamment en raison des problèmes de santé qu'elles entraînent. Parmi lesquels figurent les infections urinaires, les kystes, la stérilité et un risque accru de complication lors de l'accouchement.

Mais, reconnaît l'étude, dans la plupart des pays, notamment ceux en développement, le coût de la chirurgie reconstructrice reste prohibitif.

"Entre 55 000 et 65 000. C'est le nombre de filles et de femmes victimes de mutilations sexuelles ou menacées de l'être en France. Pour lutter contre ce fléau, la secrétaire d'Etat à la solidarité, Valérie Létard, a lancé une campagne de sensibilisation mardi 14 avril. Affiches et brochures d'information invitent les femmes à "briser la loi du silence" en leur rappelant que "la loi française est applicable à toutes les jeunes filles, quelle que soit leur origine ethnique".

Henri-Jean Philippe, chef du service de gynécologie-obstétrique au CHU de Nantes et président de l'association Gynécologie sans frontières, pratique la reconstruction du clitoris. Principales mutilations : l'excision - ablation de la partie externe du clitoris - mais aussi l'infibulation - suture des grandes ou petites lèvres de la vulve. Pour le médecin, cette "maladie" possède une triple dimension, médicale, psychologique et culturelle, qui nécessite une prise en charge globale des patientes.

L'existence d'un acte chirurgical visant à réparer l'excision prouve qu'il s'agit d'une véritable "mutilation", souligne Henri-Jean Philippe. Ses conséquences sur la santé sont désastreuses, à court et long terme, qu'il s'agisse d'infections, de difficultés à avoir des rapports sexuels ou à accoucher. Sans compter les jeunes filles qui décèdent suite à cette pratique.

Des répercussions sexuelles peuvent aussi survenir, selon l'âge ou est pratiquée l'excision. "Les filles qui l'ont subie à 2 ou 3 ans vont débuter leur sexualité sans clitoris. Il n'y aura donc pas d'avant et d'après, explique le médecin. Au contraire, si une femme est excisée autour de 12 ou 14 ans, sa vie sexuelle est totalement détruite."

Seule solution : l'opération chirurgicale. Elle consiste à pratiquer une incision du pubis afin de "dégager" le reste du clitoris, enfoui sous la cicatrice liée à l'excision. Cet acte, qui dure en moyenne une demi-heure, permet aux femmes de récupérer la sensibilité du clitoris, trois à six mois plus tard, dans plus de deux tiers des cas.

Henri-Jean Philippe insiste sur l'importance de sensibiliser les femmes excisées pour éviter qu'elles ne pratiquent à leur tour des mutilations sur leurs filles.

Audrey Garric"

Source : Le Monde.fr avec AFP | 12.06.2012 à 17h18

vendredi, novembre 11 2011

Urgences chirurgicales de nuit à Poissy

"Les urgences chirurgicales de nuit menacées

Seuls les hôpitaux de Poissy et du Chesnay accueilleront les urgences chirurgicales de nuit à partir de 2012. L’inquiétude grandit dans la région mantaise face à cette situation inédite.

MANTES-LA-JOLIE, HIER MATIN. A partir du 1er janvier 2012, tout patient nécessitant une opération chirurgicale de nuit ne sera plus pris en charge à l’hôpital de Mantes-la-Jolie.

L’année prochaine, les patients victimes d’une occlusion intestinale ou d’une plaie au ventre ne seront plus opérés la nuit à l’hôpital de Mantes-la-Jolie. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France va expérimenter, pendant un an, la fermeture des urgences viscérales et orthopédiques en « nuit profonde » au centre hospitalier François-Quesnay.

En cas de problème grave entre 22h30 et 8h30 les patients seront opérés à Poissy ou à André-Mignot au Chesnay, les seules urgences chirurgicales ouvertes la nuit dans le département.



Pourquoi une telle mesure ? Depuis plusieurs mois, l’ARS rationalise la prise en charge médicale des Franciliens. Certains services, comme la coronarographie, ont ainsi été fermés parce qu’ils étaient sous-utilisés. Dans le cadre des urgences chirurgicales nocturnes, il s’agit de répondre, entre autres, à la pénurie de spécialistes.



« Nous n’enregistrons en moyenne que trois ou quatre interventions viscérales ou orthopédiques en nuit profonde par mois », admet la direction. Dans cette logique, l’intérêt de mobiliser un chirurgien de nuit, qui devra récupérer de son astreinte le jour suivant, ne serait donc pas justifié.



Quelles conséquences pour les malades ? A l’heure actuelle, un habitant de Mantes-la-Jolie nécessitant une opération urgente des intestins à minuit est d’abord transféré vers les urgences de Mantes. Si les médecins l’estiment, et si son cas n’est pas complexe, il est opéré sur place. A partir du 1er janvier, il pourra toujours être admis aux urgences locales mais, au besoin, il sera transféré en ambulance vers Poissy ou Versailles. Dans tous les cas, et pour le même problème, ce patient pourra être opéré de jour à Mantes-la-Jolie. Quant aux urgences médicales, elles continuent de fonctionner 24 heures sur 24.



Les élus réagissent. A quelques mois des législatives, la décision suscite évidemment des réactions politiques. Le PS local dénonce « une remise en cause de la qualité des soins d’un établissement hospitalier qui accueille (...) les patients du Mantois mais aussi du Val-d’Oise, de l’Eure et de l’Eure-et-Loir ».



La députée UMP Cécile Dumoulin, également présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, dit « ne pas trop voir l’intérêt de cette proposition. Le risque c’est que, sur le long terme, les patients soient transférés à Poissy même pour des urgences médicales et non chirurgicales ». L’élue a demandé un rendez-vous à Claude Evin, président de l’ARS."

Source : Le Parisien M.G. | Publié le 10.11.2011, 07h00

vendredi, février 4 2011

Rapport de l'IGAS sur le centre hospitalier Poissy Saint-Germain en Laye

Pour les personnels et patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en laye, ainsi que pour celles et ceux qui s'intéressent à l'évolution du secteur hospitalier public en France, la lecture du rapport "Contrôle du centre hospitalier Poissy Saint Germain en Laye" présente un intérêt certain, notamment la conclusion et les recommandations.

samedi, janvier 29 2011

Le projet de futur hopital à Chambourcy enterré

Suite des articles Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips) et leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, premiers épisodes il y a 14 ans...

"Le projet de futur hôpital à Chambourcy enterré
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Claude Evin a tranché, le projet de construire un nouvel hôpital à Chambourcy ne se fera pas.

YVES FOSSEY | Publié le 29.01.2011, 07h00
Retour à la case départ pour le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips). Hier Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS) a enterré le projet d’implantation d’un nouveau pôle ultramoderne à Chambourcy. Il évoque la situation financière de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Et les réactions n’ont pas manqué après cette annonce. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le Chips qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.

Frédérik Bernard, le maire PS de Poissy et vice-président du conseil de surveillance du Chips, est plus que jamais favorable à l’idée émise par Claude Evin qui suggère une rénovation du site de Poissy, plutôt qu’une reconstruction ailleurs. « L’établissement moderne qui devait être construit à Chambourcy peut voir le jour à Poissy, confie-t-il. Le site renferme des problèmes sanitaires à cause de l’amiante et n’est pas aux normes de sécurité, mais une mise en conformité est possible. »

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, est « révolté ». Il a défendu bec et ongles le projet de site unique. « Cette décision confirme le mépris de l’ARS pour les 700000 habitants du bassin de santé, s’emporte le parlementaire. Les terrains de Chambourcy ont été achetés 21 M€, c’est l’argent des contribuables qui est jeté par la fenêtre. »

Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, a été sollicité par Arnaud Péricard, élu DVD d’opposition, hier, pour l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. « Il faut arrêter les querelles politiciennes et que les décideurs pensent aux habitants du bassin de santé, souligne Arnaud Péricard. Les patients ont besoin d’une offre de soins de qualité. » source : Le Parisien"

vendredi 28 janvier 2011 Chambourcy : il n’y aura pas de futur hôpital > Lotfi Hammoumraoui
Claude Evin, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a demandé au CHI de Poissy-Saint Germain de mettre fin à la procédure actuelle de choix du prestataire en charge des études préparatoires à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy.

Cette décision a été expliquée aujourd’hui à une délégation représentant les professionnels de cet établissement. Elle est basée sur les conclusions de la mission d’appui et de conseil menée par deux conseillers généraux des établissements de santé depuis le mois de juillet dernier pour évaluer la capacité de l’établissement à réaliser un tel projet.
« Cette mission a constaté que cet établissement ne pouvait justifier le programme capacitaire qui prévoyait la création de 834 lits sur le site de Chambourcy. Aucune méthode d’élaboration de ce programme ni aucun projet médical pour le futur hôpital n’a pu être fourni par l’établissement » indique l’ARS dans un communiqué.

Pas de regroupement sur un site unique pour le CHI intercommunal L’analyse financière dans ce rapport met en évidence que le CHI de Poissy-Saint-Germain « n’a pas la capacité financière de construire un nouvel établissement dans les conditions envisagées » rapporte l’ARS.

Cette analyse révèle un déficit cumulé de près de 90 millions d’euros, la disparition des fonds propres, l’existence d’une trésorerie négative fin 2010 et un endettement de 106 millions d’€, constituant la quasi totalité des ressources stables qui s’élèvent à 117 millions d’€.

Dans ces conditions, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a demandé « à l’établissement de mettre fin à la procédure actuelle préparatoire à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy ». L’établissement de Chambourcy aurait dû regrouper en 2014 les hôpitaux de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye au lieu-dit « Les vergers de la plaine » entre l’autoroute A14 et la départementale RD 113.
source : mediaseine

"Poissy-Saint-Germain, SOS Hôpital Au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain, l'intérêt du patient passe en second. Le directeur est débarqué.

Par François Malye et Jérôme Vincent L'hôpital n'est pas une entreprise. Pour l'avoir oublié, le directeur d'un des plus gros hôpitaux français, Gilbert Chodorge, patron du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), va être débarqué. Ce professionnel respecté a certes réduit le déficit de son établissement de moitié depuis sa nomination il y a trois ans (de 35 à 19 millions d'euros) mais il n'a rien changé aux dysfonctionnements médicaux criants du CHI. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), terminé en juin dernier et qui vient seulement d'être rendu public, est sans pitié. L'histoire mérite d'être racontée, car "l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est un cas d'école", commente Jean Mallot, député UMP qui a dirigé l'an passé une mission d'information parlementaire sur le fonctionnement de l'hôpital en France. Ce CHI, né le 1er mai 1997 de la fusion sur le papier de deux établissements hospitaliers distants de 7 kilomètres, concentre tous les travers d'un bon nombre d'hôpitaux publics : une crise financière doublée d'un manque de qualité des soins prodigués, deux conséquences d'une très mauvaise organisation.
À Poissy et à Saint-Germain, les services de chirurgie sont "en mauvaise posture" et "la communauté médicale est toujours divisée". Les équipes des deux services d'orthopédie et leurs homologues de chirurgie digestive et viscérale, avec autant de chefs de service dont un a démissionné, n'ont aucun projet commun. Leur activité est globalement faible. Ce qui n'a pas empêché l'un des chefs, âgé de 66 ans, de solliciter sa prolongation pour trois ans, une demande acceptée. "Cette situation montre que les interventions politiques continuent à interférer dans les décisions internes de l'établissement", écrivent les inspecteurs de l'IGAS. Les deux services d'urgence sont toujours maintenus, ce qui "ne se justifie pas" au regard du nombre d'habitants autour des deux sites. Chaque établissement abrite encore un service de réanimation, celui de Poissy possédant de surplus une unité de soins continus. Les usagers et les professionnels ne se trompent pas : "Le recrutement des patients baisse" et le remplacement des infirmières commence à poser problème. Heureusement quelques activités sont de bon niveau, comme la maternité, la néonatalité et la pédiatrie, la chirurgie de la cataracte, la diabétologie, la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales ou encore la chirurgie digestive simple sur le site de Poissy.
Petits intérêts entre médecins et élus locaux
Mais, en trois ans, aucune décision franche n'a été prise pour remédier à ces problèmes d'organisation médicale. Pire, des chances pour se redresser ont été gâchées, à cause de "l'absence de suivi" de deux dossiers clés. "La non-prise en considération des problèmes de partenariat public-privé survenus fin 2007, quelques mois après l'ouverture du centre de radiothérapie, a conduit après plusieurs dysfonctionnements à la suspension de l'autorisation" de cette activité pourtant cruciale pour le traitement des malades atteints de cancers. "Le retard à l'installation du Pet-Scan un équipement de pointe, dont peu ... va conduire à une perte de l'autorisation."
À l'origine de ces défaillances en série, qui durent maintenant depuis 14 ans et n'ont pas trouvé de solution avec Gilbert Chodorge, se cache la défense d'intérêts personnels de médecins et d'élus locaux au mépris de l'intérêt général. Les patients et leurs familles, 600.000 personnes réparties entre 60 communes du territoire de santé couvert par le CHI, apprécieront. La dernière proposition du CHI et d'élus - la dernière dérive selon certains - était de construire un nouvel hôpital à Chambourcy. Coût pour le contribuable : au moins 400 millions d'euros. Claude Évin, le directeur de l'Agence régionale de la santé, vient de mettre fin à cette illusion: "Il n'est pas sérieux de laisser cet établissement se lancer dans un projet aussi lourd, sans vision médicale, ce serait irresponsable."
source : le point

vendredi, janvier 21 2011

Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips)

Après l'annonce du gel du nouvel hopital de Chambourcy, encore un nouvel épisode et de nouvelles incertitudes pour les soignants et les patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en Laye. Ce n'est encore pas un sujet essentiellement centré sur la stérilisation mais sur l'hopital public. Il y a de tels remous actuellement dans la santé publique et le secteur hospitalier que nous ne pouvons pas ne pas les évoquer :

POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE L’annonce du départ du directeur de l’hôpital crée des remous | Réagir YVES FOSSEY | 17.01.2011, 07h00 En première ligne depuis plusieurs mois, Gilbert Chodorge, le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips), va partir. Son départ a été confirmé par Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS). Il devrait quitter ses fonctions le 24 janvier. Ainsi, aujourd’hui à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, lors de la cérémonie des vœux au personnel du site, l’ambiance risque d’être ternie par cette annonce.

Gilbert Chodorge, contacté samedi, n’a pas fait de commentaire. « Je pars en vacances », indique-t-il sans s’étendre. Il rappelle seulement qu’il bénéficie d’un contrat de quatre ans, dont l’échéance arrive à son terme en octobre. Il n’ira pas jusqu’au bout. Claude Evin le place « en recherche d’affectation ». « Je pense que, pour diverses raisons, il est préférable qu’il parte sur un autre projet, déclare le président de l’ARS. Je ne manquerai pas de l’aider. » Les deux hommes ont travaillé ensemble lorsque Claude Evin occupait le poste de ministre de la Santé de 1988 à 1991. Il avait été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand.



Gilbert Chodorge « en recherche d’affectation »



Mais si Gilbert Chodorge ne s’est pas exprimé samedi lors de la cérémonie aux personnalités du maire de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, faisait part de sa stupéfaction. « Evin veut jouer le rôle d’un ministre de la Santé bis », lâche-t-il. Le parlementaire est très remonté contre le président de l’ARS, qui a décidé courant décembre de geler le projet d’implantation d’un centre hospitalier à Chambourcy pour remplacer les deux établissements aujourd’hui obsolètes. « Maintenant, il pousse vers la sortie un homme compétent, regrette-t-il. Je reste perplexe concernant ses motivations. »

Arrivé en 2007 en provenance de la Seine-Saint-Denis, Gilbert Chodorge, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’Ecole nationale de santé publique, doit assainir les comptes du Chips. Les finances de l’établissement accusent un déficit de 37 M€. Fin 2010, ce montant a été ramené à 14 M€ après une vaste réorganisation des services. « Il a pris des coups et a fait le sale travail, insiste Pierre Morange. Il a agi selon les ordres de l’Etat. »
L’élu cherche à comprendre. Il évoque aussi les affaires judiciaires qui éclaboussent la gestion de l’établissement. Même si les faits, entre autres des irrégularités autour de marchés publics, sont antérieurs à l’arrivée de l’actuel directeur, Pierre Morange espère que Gilbert Chodorge « n’en fait pas les frais ». Et saluant l’efficacité de celui-ci, le député-maire entend demander à Claude Evin de « reconsidérer sa position ».
source :http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/l-annonce-du-depart-du-directeur-de-l-hopital-cree-des-remous-17-01-2011-1230066.php

Front uni pour l’hôpital à Chambourcy | Réagir LAURENT MAURON | 18.01.2011, 07h00 Le départ précipité de Gilbert Chodorge de la direction du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain-en-Laye était, hier à Saint-Germain, sur toutes les lèvres lors de la cérémonie des vœux au personnel, inquiet de cette annonce. Un soutien unanime est cependant apparu au projet d’implantation du futur centre hospitalier à Chambourcy.
« Je ne crois pas aux bidouillages sur Poissy ni aux ravaudages à Saint-Germain. Rénover de l’ancien coûte trop cher. Je me bats auprès de l’agence régionale de santé pour que le projet de Chambourcy soit compris », a déclaré Gilbert Chodorge. Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain, lui a emboîté le pas. « Chambourcy est le choix le plus rationnel même si son dimensionnement est moins important que prévu. Il faut que les hésitations de la tutelle cessent », a-t-il affirmé.
Les praticiens et cadres de santé, réunis en assemblée générale à la mi-journée à Poissy, sont à l’unisson. « Chambourcy est indispensable pour répondre à l’offre de soins du bassin de population du nord des Yvelines », estime Hervé Outin, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui ressent un personnel « très soudé » derrière ce projet. En privé, certains médecins vont jusqu’à déplorer une stratégie de « pourrissement » qualifiée « d’intolérable ».
« Tous les élus doivent rester unis pour qu’un projet d’hôpital, apte à répondre aux besoins de la population, voie le jour le plus vote possible », martèle Frédérik Bernard, maire PS de Poissy, qui a récemment rencontré Claude Evin, président de l’agence régionale de santé (ARS). « Ce ne sera pas une perte pour les habitants de Poissy si un établissement ultramoderne est construit à 200 m de notre ville », ajoute Frédérik Bernard. Quant aux syndicats SUD-Santé et CFDT, ils ont rencontré, hier après-midi à Chambourcy, Pierre Morange, député-maire UMP de la ville. Un communiqué commun a été élaboré dans la foulée et signé — c’est une première — par les personnels, les médicaux et les maires de Poissy, Saint-Germain et Chambourcy. Dans le texte, tous se disent « atterrés » par les annonces récentes et exigent tous que l’ARS « clarifie ses positions » sur « l’organisation des soins et la relance du projet » de Chambourcy. A noter enfin que la présidente du conseil de surveillance, Laéticia Laude soutient également cette initiative.
source : http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/front-uni-pour-l-hopital-a-chambourcy-18-01-2011-1231692.php

jeudi, décembre 9 2010

leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

"CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE Le projet du nouvel hôpital est gelé Nouveau rebondissement dans le dossier du nouvel hôpital. Le projet, qui semblait être acquis, est au point mort. Le président de l’agence régionale de santé (ARS) s’interroge sur son financement YVES FOSSEY | 06.12.2010, 07h00


Coup d’arrêt pour le projet de construction d’un nouvel hôpital à Chambourcy. L’agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARS), présidée par Claude Evin, a décidé de geler le dossier jusqu’à nouvel ordre. Le volet du financement inquiète la tutelle. Un pôle moderne doit être élevé sur des terrains de la Plaine des Vergers en bordure de la D 113, non loin du centre commercial Carrefour, à l’horizon 2014 pour remplacer les deux établissements de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye qui ne sont plus aux normes de sécurité.
Ces tergiversations font craindre le pire aux élus impliqués dans le projet. « De nombreuses rumeurs circulent, reconnaît Pierre Morange, le député-maire (UMP) de Chambourcy. Je reste prudent et je pense que les objectifs seront maintenus. L’hôpital unique est la solution car la rénovation des deux sites actuels est plus coûteuse qu’une nouvelle construction. »



Un coût estimé à 400M€



Plongé lui aussi dans le flou, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye, va demander un rendez-vous à Xavier Bertrand, le nouveau ministre de la Santé. L’élu perd patience et qualifie Claude Evin, le patron de l’ARS, de cost killer, un homme chargé d’éviter le gaspillage et de faire des économies. « C’est un superpréfet de santé qui a les mains libres, note Emmanuel Lamy. Nous n’avons aucune information sur l’évolution du dossier, or nous avons besoin de réponses à nos questions. »

Claude Evin, qui a décidé de geler les procédures, entend obtenir des informations complémentaires. Le coût du nouveau pôle est estimé à 400M€ pour 850 lits. Il a mandaté deux conseillers généraux de santé sur place. L’objectif est d’étudier le financement du futur centre hospitalier et d’ajuster sa capacité. « Le projet mérite une extrême attention, précise Claude Evin. L’Etat, qui assure la moitié du financement, n’a pas rendu sa décision et l’autre moitié est prise en charge par l’établissement. Or il est déjà très endetté. Je crains qu’un nouvel emprunt soit suicidaire. » Le président de l’ARS attend les conclusions des deux experts pour se positionner. Le projet de nouveau pôle hospitalier semblait pourtant sur les rails le 17 septembre dernier, date de la signature officielle de l’acte d’acquisition des terrains de la Plaine des Vergers pour un montant de 21 M€. Dans la foulée, courant octobre, un jury devait retenir le cabinet d’architectes chargé de la conception du futur hôpital. Mais cette étape n’a pas eu lieu. C’est désormais Claude Evin qui détient la clé de la reprise des procédures."




source : Le Parisien http://www.leparisien.fr/yvelines-78/le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele-06-12-2010-1179304.php

mercredi, septembre 8 2010

Incertitudes de rentrée

La ligne de partage d'activité entre le site de Saint-Germain-en-Laye et celui de Poissy est l'objet de nombreux remaniements actuellement. Si l'on y ajoute la réflexion engagée sur l'organisation des urgences chirurgicales de nuit, beaucoup d'interrogations planent sur l'exercice à court et moyen terme de la stérilisation centrale bi-site (sans même parler du nouvel hôpital).
"C’est un document choc que «le Parisien» - «Aujourd'hui en France» s’est procuré. Selon cette note de l’agence régionale de santé, le nombre d’hôpitaux assurant les services de nuit en Ile-de-France devrait passer de 6 à 11 par département à un seul.

Pour les uns, c’est un simple document de travail.



Pour d’autres, une « proposition officielle » des autorités sanitaires. En tout cas, en découvrant le 9 juillet, ce projet confidentiel, la plupart des participants à la réunion organisée par l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France ont eu un petit choc. Selon ce texte d’une quinzaine de pages que nous avons pu nous procurer et intitulé « Permanence des soins hospitaliers : organisation et financement », trop de blocs opératoires tournent au ralenti la nuit. L’ARS — présidée par le socialiste Claude Evin — propose donc une refonte drastique de l’organisation des hôpitaux, entre 18 h 30 le soir et 8 heures le matin, ainsi que le week-end et les jours fériés. « Un seul bloc devrait être ouvert pendant vingt-quatre heures dans chaque département », suggère carrément le texte.

En clair ? Alors qu’actuellement entre 6 et 11 établissements par département assurent des urgences chirurgicales de nuit, demain si ce projet était adopté en l’état, il ne resterait qu’un seul établissement — appelé « tête de pont ». « Cette rationalisation doit aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (…) et rendre le dispositif plus efficient », affirme le document. C’est-à-dire moins cher.

Un contre-projet en préparation

Si beaucoup d’hospitaliers sont favorables à une réorganisation, le caractère radical de la note heurte même les plus modernistes : « On met dans le même panier la période 18 heures-minuit, pendant laquelle la vie continue et où les patients arrivent en masse à l’hôpital, et la période après minuit où l’activité est quasi nulle », regrette ainsi François Aubart, le président de la Coordination médicale hospitalière.

Quant au secrétaire général de la Fédération hospitalière de France (FHF), Jean-Pierre Burnier, il s’insurge : « Quelle est la légitimité d’un projet de refonte régional qui oublie Paris, alors même que 21 établissements y font encore des gardes de nuit? » Une réorganisation analogue est en projet en province. « Ce document de travail vise juste à lancer la réflexion », tempère Claude Evin. La FHF peaufine actuellement un contreprojet."
source : http://www.leparisien.fr/economie/menaces-sur-les-services-hospitaliers-de-nuit-05-09-2010-1055488.php

samedi, juin 12 2010

Voyage a Tuttlingen, le B.BRAUN AESCULAP tour !

J'ai eu le plaisir d'être invité à Tuttlingen, ville allemande de 35 000 habitants située dans région de Bade-Wurtemberg, par le laboratoire B.Braun. IMG_1865.JPG Im Herzen eines Clusters - im Zentrum der Medizintechnikbranche

"Das Herz der Medizintechnikbranche...schlägt in Tuttlingen!

Über 400 Medizintechnikunternehmen mit rund 8.000 Beschäftigten arbeiten in Europas größtem Medizintechnikcluster an innovativen chirurgischen Instrumenten und modernsten Implantattechnologien. Die großen und zahlreichen kleineren Unternehmen der Medizintechnikbranche, der Lebensmittel- und Genussmittelherstellung, des Maschinenbaus und aus dem unternehmens-orientierten Dienstleistungsbereich machen Tuttlingen zu einer vitalen Stadt mit rund 21.000 Arbeitsplätzen, täglich 12.000 Einpendlern und gesunden Strukturen.

Eine wichtige Rolle kommt der Stadt Tuttlingen auch als Versorgungszentrum eines Marktgebiets von über 100.000 Menschen zu: Die über 95.000 qm Einkaufsfläche in der Innenstadt und den Handelsgebieten sorgen für Vielfalt beim Einkaufen.

Für viel Atmosphäre sorgt der zweimal in der Woche, montags und freitags, stattfindende traditionelle Markt in der Innenstadt.

Stolz ist Tuttlingen auf das große Bildungsangebot mit mehr als 5.000 Schülern, seinen in Deutschland einmaligen Hochschulcampus und die International Business School Tuttlingen, die einen herausragenden Master of Business Administration anbietet.

Hochschulcampus Tuttlingen

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Le cœur de l'industrie des dispositifs médicaux ...bat à Tuttlingen!

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Un rôle important pour la ville de Tuttlingen ainsi que d'un centre d'approvisionnement d'une zone de marché de plus de 100.000 personnes: plus de 95.000 m² de surface de vente au détail au centre-ville et zones commerciales permettent de varier lors de vos achats.

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Tuttlingen est fière d'offrir une excellente éducation avec plus de 5.000 étudiants, son campus universitaire International Business School Tuttlingen, unique en Allemagne, offre un exceptionnel Master of Business Administration.

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IMG_1867.JPG IMG_1887.JPG IMG_1883.JPG IMG_1882.JPG Etaient invités des IBODE de Poissy, Ariane, Isabelle, Marie-Christine, de Saint-Germain, Chantal, Suzanna, Sylvie et le cadre de santé du bloc et trois personnes de la clinique Mathilde de Rouen. Nous avons été accueillis royalement et guidés avec beaucoup de compétence par Nicolas BARTHOD et Oliver AUPETIT, de l'Aesculapium au musée de la chirurgie, en passant par les usines Aesculap

dimanche, juin 14 2009

Poissy / Saint Germain, le retour en stérilisation

Je suis donc revenu en stérilisation à l'hopital de Poissy / Saint Germain mais cette fois sur le site de Poissy. Nouvelle expérience intéressante puisqu'il s'agit cette fois d'une stérilisation de bloc, au coeur du bloc opératoire. J'espère y faire du travail de qualité et si possible amener quelques améliorations. Par rapport au travail en stérilisation centrale, j'approfondis mes connaissances du matériel de bloc et développe le versant "relation clients" en direct -live avec les IBODE et les chirurgiens que j'avais déjà trouvé très stimulant chez Sterience. Découverte d'une nouvelle équipe AS et des points forts de l'organisation existante.
Ce service, comme beaucoup, est amené a évoluer rapidement. J'ai toujours apprécié les projets et évolutions. Nous verrons si le choix se fera vers plus de centralisation ou plus de proximité et d'autonomie, en attendant le nouvel hôpital...

dimanche, mars 1 2009

Une équipe de stérilisation

Qu'est-ce qu'une équipe qui marche ? Qu'est-ce qui fait qu'un groupe de personnes, à un moment donné (le plus long possible), a du plaisir à travailler ensemble, le sentiment d'oeuvrer dans un même but, suffisamment d'estime réciproque et de bonnes choses partagées pour choisir d'essayer de régler les problèmes quotidiens putôt que de les envenimer ?
Tout ce que je sais, c'est que dans ma carrière, ces moments d'équilibre ont été assez rares et d'autant plus précieux. Ils m'ont convaincu que les équipements, procédures, moyens divers sont certes importants mais que c'est bien la qualité de l'équipe qui au premier chef fait la qualité d'un service de stérilisation.
La page qui se tourne aujourd'hui pour moi sur ces dernières années à la stérilisation centrale de Saint-Germain-en-Laye restera comme une des plus belles de mon expérience professionnelle et humaine.

Merci à Jack, Virginie, Mina, Rozenn, Claudine, Maguette, Marie-Christine, Katy, Amir et Léna qui sont venus hier marquer ce moment. Je n'oublierai pas non plus Sophie, Bruno et Aurélie en roulant vers de nouveaux horizons grace aux petites roues dont je suis désormais pourvu ;o)
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dimanche, février 22 2009

PTH ou prothèse totale de hanche

Une prothèse de hanche est un dispositif articulaire interne qui vise à remplacer l'articulation de la hanche et lui permettre un fonctionnement quasi normal, en tout cas permettant la marche.
prothèse totale de hanche
video arthrose et prothese totale de hanche
Prothèse de hanche . Chirurgie mini invasive postérieure par François Prigent, Clinique St-Louis, Poissy, prix Sofcot 2006

Une PTH dite de « première intention » est une prothèse posée sur une hanche en principe "vierge", par opposition à la "reprise de PTH" ou même "la PTH de reprise" d'une hanche déjà opérée, voire déjà infectée.
Sommaire
1 Histoire des prothèses 1920-1980
1.1 Prothèses de hanches 1920-1980
1.1.1 Les prothèses fémorales
1.1.2 Les prothèses totale de hanche
1.1.3 Les prothèses totales cimentées
1.1.4 Les années 70
1.1.5 La poursuite des prothèses sans ciment entre 1970 et 1980
1.1.6 Début 2000
2 En 2008
3 Grands principes de ce traitement
4 Bilan pré-opératoire
5 Indications
6 Choix de l'implant
7 Planification du geste chirurgical
8 Technique chirurgicale
9 Soins post-opératoires
10 Résultats du traitement
11 Aléas et complications
11.1 Infection
11.2 Luxation
11.3 Lésion nerveuse
11.4 Lésion vasculaire
11.5 Ossifications ectopiques
11.6 Fracture per-opératoire
11.7 Complications tardives
11.7.1 Déscellement de l'implant
11.7.2 Usure du polyéthylène et ostéolyse
11.7.3 Résorbtion de l'os au contact de la prothèse ("stress shielding" au niveau de la tige fémorale)
11.7.4 Fracture péri-prothétique
12 Voir aussi





Histoire des prothèses 1920-1980

Prothèses de hanches 1920-1980
« Tantale servit aux Dieux les membres de son fils Pelops. Les Dieux indignés ressuscitèrent Pelops. Une épaule déjà mangée par Demeter fut remplacée par une articulation d’ivoire » (Ovide,Métamorphose,livre 6,vers 410-415).

Du fond de la mythologie, la première endoprothèse était née.

Au début du vingtième siècle, les chirurgiens orthopédistes sont confrontés à deux types d’atteinte de la hanche: l’arthrose et la fracture du col du fémur. Les conséquences de l’arthrose sont connues. Avec l’usure du cartilage disparaît ce précieux revêtement qui permet le glissement harmonieux de la tête du fémur à l’intérieur de la cavité cotyloïdienne. Pour remplacer le cartilage perdu de nombreux matériaux sont interposés entre la tête du fémur et le cotyle : plâtre, buis, caoutchouc, plomb, zinc, cuivre, or, argent ou fragment de vessie de porc …. Aucune de ces interfaces ne convient : trop fragile, trop mou, trop toxique.

Les premiers résultats convaincants sont obtenus, en 1923, par Smith-Petersen. Ce jeune chirurgien de Boston a déjà fait parler de lui en inventant au début de son internat une nouvelle voie d’abord antérieure de la hanche. Lors de son exercice il extirpe du dos d’un patient un éclat de verre resté en place une année et parfaitement supporté par l’organisme. L’observation de cette réaction lui donne l’idée d’une application orthopédique. Il fait construire de fins moules de verre qu’il interpose entre les deux surfaces de la hanche. Cette lentille de quelques millimètres d’épaisseur « guide le travail de réparation de la nature». Hormis sa fragilité l’inconvénient majeur de cette méthode reste la nécrose de la tête fémorale liée à la section des vaisseaux pendant l’opération.

A la même époque Hey-Groves (1922) propose une autre approche particulièrement intéressante dans les fractures du col. En effet lors de ce traumatisme la vitalité de la tête fémorale est compromise par le cisaillement des minces vaisseaux qui l’irriguent. Il remplace donc la tête dans sa totalité par une sphère d’ivoire de même calibre. Sa fixation est assurée par un manche qui traverse la diaphyse fémorale. La prothèse prend à la fois la place de la tête fémorale et de la surface articulaire qu’elle porte. Cette intervention reste un cas isolé bien que le résultat soit satisfaisant quatre ans après l’intervention.

Les prothèses fémorales
Malgré de nombreuses recherches le matériau idéal solide et bien toléré par l’organisme se fait attendre. Une solution est proposée en 1936 par le Dr. Venable. Après avoir expérimenté de longues années les effets de différents métaux sur l’os celui-ci conclut à la supériorité de l’alliage Chrome-Cobalt-Molibdène pour les applications orthopédiques. Il l’appelle Vitalium.

En 1939 Harold Bohlman reprend les travaux de Venable et met au point la première prothèse fémorale en métal (Vitalium). Celle-ci remplace la tête du fémur et le cartilage qui la recouvre. Cette solution fait disparaître le risque de nécrose rencontrée dans les suites des cupules d’interposition. Cependant une nouvelle question se pose : comment faire tenir cette tête prothétique ? Bohlman choisit de fixer la tête métallique à la corticale externe du col fémoral par un clou. Les deux premières opérations se soldent par un échec ce qui amène Bohlman à verticaliser le clou.

Durant les années qui suivent quelques tentatives voient le jour. Les résultats sont peu concluants et les interventions très peu nombreuses.

Ce sont les frères Judet qui conçurent, en France, en 1946, la première prothèse posée en nombre (les tentatives précédentes étaient < à 10 ). Jean Judet n'avait jamais aimé le blocage de l’articulation (arthrodèse) proposé à l’époque pour soulager les arthroses sévères. Il préférait réséquer la tête fémorale pathologique et articulait le col fémoral dans le cotyle car « en arthrodèsant une hanche douloureuse vous substituez une infirmité à une autre ». À partir de 1946 les deux chirurgiens remplacent la tête retirée par une sphère de même calibre en méthacrylate de méthyle plus connu sous le nom de plexiglas. Celle-ci est fixée sur un pivot traversant de part en part le col du fémur. Dans tous les cas les résultats immédiats sont bons puis décevants dès le moyen terme. Ces échecs sont dus à une intolérance aux débris d’usure de l’acrylique qui sera définitivement abandonné en 1949.

Austin Moore a déjà conçu avec Bohlman en 1940 une méga prothèse métallique peu posée. Le procédé de fixation révolutionnaire qu’il propose pour maintenir la tête fémorale date lui de 1950 :la tête métallique sera portée par une tige fichée dans le canal médullaire du fémur. Depuis cette date la quasi-totalité des implants fémoraux reprendront ce concept de tige intra médullaire.

A cette époque, Moore est le chirurgien de l'Hôpital Psychiatrique de l’état de Columbia, qui dispose de 7000 lits. Les fractures du col du fémur sont fréquentes chez des patients en général âgés, souvent en mauvais état général. Le pronostic de cette lésion est transformé. Quelques jours après l'opération les opérés évoluent dans les couloirs de l'hôpital ce qui est très nouveau. À l'époque la fracture du col du fémur était une cause de mort fréquente chez le vieillard. La prothèse de Moore est en Vitallium. Une fenêtre est pratiquée dans la queue prothétique pour permettre la repousse de l’os. Un trou est placé à la partie supérieure du col. Il sera utilisé, si nécessaire, pour extraire la prothèse.

Au début les poses s’effectuent par voie d’abord antérieure. L’opération est difficile et les résultats médiocres : les luxations sont fréquentes. Moore modifie donc la technique opératoire. Il utilise un abord de plus en plus postérieur que l’on surnommera en clin d’œil « l’abord du Sud » ou voie de Moore. La prothèse fémorale simple prend en charge les pathologies liées à la tête fémorale. Cette solution est très utile pour le traitement des fractures du col du fémur.

Toutefois dans l’arthrose, face à la tête métallique, le cartilage usé du cotyle reste inchangé. Ce traitement nécessite une prothèse totale ou la tête fémorale et le cotyle sont remplacés.

Les prothèses totale de hanche
De l’autre côté de l’Atlantique Mac Kee cherche à résoudre le double problème posé par l’arthrose de hanche. L’usure du cartilage est bilatérale. Les deux surfaces doivent être changées.Son choix se porte sur le métal. La nouvelle tête fémorale roulera dans le cotyle osseux recouvert d’une coque métallique. Suivant son exemple le couple de glissement métal contre métal entre tête et cotyle deviendra la solution proposée pendant de nombreuses années par les concepteurs de prothèses de hanche.

Mac Kee conçoit un premier prototype en 1941 suivi d’une première pose … 10 ans plus tard. Ses recherches se poursuivront 40 ans. Dés ses débuts la fixation à l’os reste le problème principal. La pièce cotyloïdienne est fixée par une grosse vis postérieure inspiré des vis d’arthrodèses de l’époque. La pièce fémorale se fixe à la corticale diaphysaire par une plaque.

En 1951 Mac Kee implanta pour la première fois trois de ces prothèses totales de hanche. Dans deux cas la prothèse est en acier inoxydable et se descelle en moins d’un an. La troisième est en Vitalium, recommandé par Venable depuis 1936. Cet alliage ne présente pas cette tendance si commune au « grippage ». La prothèse resta en place plus de trois ans, avant que le col prothétique ne casse, ce qui redonne l’espoir au chirurgien après toutes ces années de travail.

En 1953, Mac Kee rencontre son confrère Américain, le médiatique Thompson. Celui-ci propose, depuis 1952, un modèle ressemblant à la prothèse de Moore mais sans fenêtre. Il le convint de la fiabilité de la fixation de la prothèse fémorale par une tige intra médullaire.Le modèle suivant comporte donc une pièce fémorale type Thompson avec une tête un peu plus petite pour pouvoir s’articuler à l’intérieur du cotyle prothétique métallique.

Ce modèle est utilisé de 1956 à 1960. 26 personnes seront opérées. Les résultats sont assez satisfaisants à plus de 10 ans. Mais dans 10 cas sur 26 c’est un échec par descellement. À l’époque Mac Kee attribue cette mauvaise tenue des implants aux frottements répétés d’une pièce métallique sur l’autre. Pour résister à cette sollicitation, il cherche a améliorer le système de fixation des implants. La véritable cause de ces descellements ne sera comprise que bien plus tard.

Jusqu’en 1960 Mac Kee propose comme solution au problème posé:

Tige en Vitalium portant une grosse tête fémorale s’articulant dans un cotyle métallique en Vitalium. Tenue des deux composants par fixation mécanique : tige fémorale et grosse vis cotyloïdienne. Les résultats de ce type de prothèse sont inégaux. Malgré les améliorations apportées par Mac Kee Il persiste dans un grand nombre de cas des descellements précoces. À l’époque la cause en est attribuée au frottement ou « grippage » entre les deux pièces métalliques trop contraignant pour la méthode de fixation mécanique des implants.

Ce n’est que bien plus tard, en 1974, que l’on comprendra la raison véritable de ces descellements : l’organisme humain réagit face aux débris d’usure relargués dans la nouvelle articulation. Les macrophages éliminent les particules étrangères et s’attaquent, dans le même temps, à l’os environnant : c’est l’ostéolyse qui ronge l’os et fragilise la fixation prothétique.

Les prothèses totales cimentées
Le professeur John Charnley est à l’origine d’une véritable révolution dans le domaine de la prothèse de hanche.

Après quelques hésitations le concept proposé s’appuie sur plusieurs principes complémentaires et totalement innovants : nouveaux matériaux, fixation au ciment, nouvelle taille de tête prothétique, nouvelle voie d’abord. À partir de 1970 plus d’un million de ses prothèses seront posées et il s’en pose encore.

Pour Charnley la clef de la réussite dépend de la diminution du frottement entre les deux surfaces articulaires responsable du « grippage » si préjudiciable aux prothèses métal-métal. En 1959 il mesure le coefficient de frottement d’une articulation normale et le compare à celui « d’un patin glissant sur de la glace » . Bien sur, l’homme ne sait pas fabriquer des pièces articulées avec des coefficients de friction si faibles, surtout pour des mouvements pendulaires lents et en pleine charge. En parallèle les expériences de Charnley confirment que les fabuleuses propriétés mécaniques de l’articulation viennent du cartilage articulaire et non du liquide synovial.

Dans un premier temps Charnley va donc rechercher un matériau pour remplacer le cartilage détruit dans la coxarthrose. Celui-ci doit offrir le plus petit coefficient de friction possible et être parfaitement toléré par l’organisme. À l’époque c’est le polytétrafluoroéthylène ou Téflon qui remplit ces critères. Charnley développe donc le concept de cartilage articulaire synthétique et recouvre les surfaces articulaires remodelées d’une fine pellicule de ce plastique. Ces minces cupules donnent des résultats immédiats spectaculaires. Hélas, très vite, la tête fémorale luxée puis rabotée pour recevoir la " coquille " de Téflon, subit la même complication qu’avec les cupules de Smith-Petersen : la nécrose ischémique.Les résultats ne sont pas au rendez vous cependant Charnley vient de faire l’expérience d’un nouveau matériau : le plastique.

Charnley s’intéresse alors aux prothèses de Moore qui éliminent ce risque en remplaçant la tête fémorale. Mais celles-ci ont le même défaut que les prothèses des frères Judet : elles se descellent. En s’appuyant sur les travaux du Docteur Wiltse publiés en 1957, Charnley retient la possibilité d’utiliser l’acrylique autodurci comme méthode de fixation prothétique. Cette technique est déjà utilisée par les dentistes. À partir de 1959 ses prothèses de Moore seront fixées avec du polyméthacrylate de méthyle qu’il appellera « ciment à os ». Des dizaines de patients sont opérés et, comme prévu, les résultats sont bien meilleurs que ceux obtenus avec la même prothèse sans ciment. Charnley propose donc de cimenter ses prothèses.

Dans un deuxième temps, afin de protéger le cotyle tout en diminuant encore le coefficient de frottement, il ne fera plus frotter les prothèses de Moore sur le cartilage abîmé mais sur du téflon. Sa prothèse devient totale. Du côté cotyloïdien il reprend alors ses premiers cotyles en Téflon et pose des prothèses que l’on peut qualifier d’hybrides, composées d’un cotyle type « cartilage artificiel » de son invention en face d’un élément fémoral en métal, type Moore, fixé au «ciment à os ». Les résultats sont assez bons… mais le cotyle très fin s’use rapidement et continue à se desceller dans un grand nombre de cas.

En 1960 Charnley décide alors de diminuer encore le risque de descellement en diminuant le frottement entre la pièce fémorale et la pièce cotyloïdienne. Il va s’éloigner du diamètre naturel d’une tête du fémur passant de 41 millimètres à 22 millimètres. La démonstration est mathématique: plus la tête fémorale est petite et moins le frottement est important. C’est la fameuse « prothèse à faible friction » (low-friction arthroplasty). Ce petit diamètre de tête fémorale a un autre avantage : il laisse plus de place pour le cotyle en téflon a l’intérieur de l’os cotyloïdien. L’épaisseur du cotyle peut donc être augmentée.

Toutefois après quelques années la petite tête impose une pression insupportable à la cupule qui s’use beaucoup trop vite. Le chirurgien ne revient pas en arrière. Attaché au principe de la petite tête il préfère un plastique plus solide que le Téflon. Il choisit en 1962 le polyéthylène de haut poids moléculaire.Celui-ci possède un coefficient de friction contre l’acier 5 fois supérieur au Téflon mais sa résistance à l’usure est 500 à 1000 fois supérieure. La prothèse de Charnley sera donc cimentée avec une petite tête métallique de 22 mm roulant dans un cotyle en polyéthylène.

Charnley est proche de sa solution cependant, chez les patients opérés, un nouvel inconvénient se présente : les petites têtes fémorales se luxent plus facilement. Charnley change donc sa voie d’abord et propose une solution spécifique : la trochanterotomie. L’incision est latérale, le grand trochanter est sectionné pour dégager l’articulation. Celui-ci devra être cerclé avec des fils métalliques en fin d’intervention ce qui retend les muscles fessiers, éléments stabilisateurs de la hanche. Cette technique diminue grandement les risques de luxation avec une reprise de l’appui du côté opéré cinq semaines après l’opération.

Charnley propose donc au monde orthopédique une triple solution au problème posé :

Basse friction et donc faible taux d’usure par roulement d’une tête métallique de petit diamètre dans un cotyle épais en plastique polyéthylène. Fixation des composants par un ciment acrylique. Voie d’abord par section de l’os trochantérien pour retendre les muscles fessiers et diminuer les risques de luxations dues au petit diamètre de la tête fémorale prothétique. Ce trépied établi un juste équilibre entre les trois risques : usure, descellement et luxation

Devant les résultats impressionnants de son concitoyen Charnley, Mac Kee commence à cimenter lui aussi ses prothèses en 1960. Il utilise le même ciment. Il fixe l’élément fémoral et l’élément cotyloïdien, ce que ne fait pas Charnley au début. La prothèse utilisée est métal-métal associant un composant fémoral de type Thomson à un cotyle qui perd sa grande vis postérieure du fait de la fixation au ciment.

C’est à cette époque que Farrar rejoint Mac Kee. Le problème principal auquel ils sont confrontés est le conflit entre le large col de la prothèse de Thomson et le bord du cotyle métallique dans les mouvements de grande amplitude. En 1961 le col est affiné. En 1965 l’élément fémoral est redessiné avec un col étroit à section biconcave comme sur la tige fémorale de Charnley.

En 1974, la persistance des descellements est enfin comprise : ce n’est pas la forme de la prothèse qui est en cause, ni le ciment, mais les débris métalliques dûs aux frottements métal sur métal. Cette métallose induit une réaction de l’organisme source du descellement. Comme Charnley, Mac Kee et Farrar décident donc d’abandonner le couple métal-métal pour utiliser une cotyle polyéthylène à haute densité. Après 35 ans de loyaux services le couple métal-métal disparaît du paysage orthopédique dans l’attente du progrès des matériaux.

Toutefois ce changement de couple de friction ne suffira pas. Face aux têtes prothétiques de gros diamètre les cotyles en polyéthylène restent fins. L’usure est bien plus importante. Ceux-ci sont pulvérisés en quelques années. Les petites têtes fémorales de type Charnley permettent une plus grande épaisseur de plastique.

McKee commentait avec esprit en 1982: we always learn more from our failures than our successes

Le Suisse Maurice Müller ne souhaite pas utiliser la voie d’abord proposée par Charnley. Il préfère à la section de l’os trochantérien une voie postérieure de Moore. Cette voie permet à ses patients une reprise de l’appui immédiat alors que la trochanterotomie préconisée par Charnley induit une période de non appui de plus d’un mois.

En contre partie, le risque de luxation s’accroît avec la voie postérieure. Pour y remédier Müller augmente dans un premier temps le diamètre de la tête fémorale de 22 mm. à 32 mm. Le taux de luxation diminue mais l’usure du cotyle polyéthylène est alors plus importante. Le trépied proposé par Charnley doit trouver un nouvel équilibre. À partir de la voie postérieure considérée comme moins agressive un nouveau consensus s’établit entre luxation et usure. Le diamètre de la tête fémorale sera de 28 mm.

La forme de la tige cimentée proposée par Müller est également différente. Cette tige sera surnommée la prothèse « banane » à cause de sa forme. Le cotyle est également en polyéthylène.

Muller propose une variante à la triple solution proposée par Charnley:

Friction faible par roulement d’une tête métallique de diamètre 28 mm dans un cotyle épais en plastique polyéthylène. Toutefois le taux d’usure sera plus important qu’avec une tête de 22mm. Fixation des deux composants par un ciment acrylique comme pour Charnley. Voie d’abord postérieure ce qui permet une reprise immédiate de l’appui.

Les années 70 Au début des années 1970 le monde de l’orthopédie connaît et analyse avec un certain recul, tant temporel que numérique, les résultats de la technique de Charnley. Ils sont bons et même très bons.

La fixation par le ciment résout le problème de la tenue des prothèses de hanche à tel point qu’elle devient obligatoire aux États-Unis à partir de 1972. En association le faible taux de friction entre petite tête métallique et cotyle permet de diminuer l’usure du couple de frottement.

Avant Charnley une prothèse devait durer 5 voire 10 ans, ce qui la réservait aux personnes les plus âgées. Avec Charnley, les prothèses durent souvent plus de 15 ans. Le temps passe. Au début des années 1980 les premiers descellements surviennent.

En occident, des centaines de milliers de prothèses totales de hanche sont posées chaque année. Merle d’Aubigné participe à la diffusion de ce type de prothèse en France à l’Hôpital Cochin où elle sont toujours posées aujourd’hui par la même voie d’abord : la trochanterotomie.

Cependant certains éléments vont progressivement modifier l’utilisation systématique du ciment. Les patients ont changé. Il devient de moins en moins admissible de souffrir d’une maladie de la hanche et les opérés sont de plus en plus jeunes. Le travail demandé à l’articulation artificielle est de plus en plus proche d’une articulation normale avec reprise d’activité en force voire sportive.

« Le ciment acrylique se trouve donc peu adapté à ces nouvelles conditions. L’os humain, surtout chez le jeune sujet, est une structure évolutive en perpétuelle activité de remodelage en fonction des contraintes biomécaniques à la marche et à l’effort. » Jean-Alain Epinette.

La poursuite des prothèses sans ciment entre 1970 et 1980
Durant cette période la prévalence des techniques proposées par Charnley est telle que les initiatives pour s’en éloigner sont peu nombreuses et le fait de personnalités marquantes.

Deux axes de recherches s’offrent à ces chirurgiens : l’exploration de nouveaux types de fixation plus performants que le ciment et celui d’un nouveau couple de friction : la céramique-céramique. Durant cette décennie ce couple prometteur est imaginé et adapté par un seul chirurgien , véritable précurseur, le français Boutin.

La fixation

En 1956, Siwash, un chirurgien soviétique, met au point en URSS la première prothèse totale de hanche à ancrage direct tant pour la tige que pour le cotyle. Très innovante la surface extérieure de la pièce cotyloïdienne comporte trois couronnes d'aspérités tranchantes et fenêtrées en « pétales » ou en « rosace » destinées à l'ancrage osseux direct. Posée pour la première fois en 1956 ce concept, élaboré en URSS, passera inaperçu. Il sera découvert en Europe quinze plus tard.

Entre 1970 et 1980 différentes propositions de fixation de la tige fémorale sans ciment voient le jour : par Judet en France (1971) ; Lord En Angleterre (1974) ; Engh aux États-Unis (1977); Zweimüller en Autriche (1979)

Judet propose en 1971 une prothèse à ancrage direct. Il nomme cet alliage à base de cobalt le porométal parce que les billes qui le recouvrent sont séparées par des pores. Il pose 1611 de ces prothèses jusqu’en 1975, mais de nombreux échecs surviennent dues aux mauvaises caractéristiques mécaniques et métallurgiques des implants. Pourtant le coup d’envoi est donné et de nombreux modèles vont se développer en France.

En Angleterre Lord propose, en 1974, sa prothèse madréporique qui ressemble au corail vivant : le madrépore. Sa surface est composée de billes de 1mm. Malheureusement cette tige présente plusieurs inconvénients : difficultés d’extraction majeures et mauvaise adaptation à long terme os-prothèse ce qui entraîne des douleurs. Ces problèmes ont alors suscité un certain discrédit sur ce type d’implant.

Aux USA, l’utilisation du ciment acrylique en chirurgie est interdit jusqu’en 1967, puis devient obligatoire à partir de 1972. C’est en 1969 que Welsch et coll. commencent un travail de recherche considérable sur la fixation sans ciment. En 1971 naît un revêtement métallique poreux. C'est en 1977 que Engh commence à utiliser ce « porous-coat » sur la tige fémorale de ses prothèses.

En 1979 Zweimüller présente à Vienne une prothèse fémorale dont la particularité est sa forme pyramidale à section rectangulaire. Le principe de fixation est l’autoblocage cortical. La tige en titane présente une rugosité de 3 à 5 microns ce qui améliore la fixation primaire sur l’os. Après 25 ans de recul cette tige sans ciment donne d’excellents résultats à très long terme et est toujours abondamment posée.

Le couple de friction

Les céramiques seront exploitées pour la qualité de la friction céramique sur céramique et pour leur biocompatibilité qui permet un macro-ancrage. C’est P. Boutin, de Pau, qui ouvre la voie en 1970 avec une prothèse totale de hanche dont le cotyle est en céramique et la pièce fémorale en deux parties : une tête en céramique fixée sur un corps en acier.

Comme pour les couples précédents, métal-métal ou métal-plastique, la fixation des deux composants est un souci constant car le cotyle céramique accepte mal le ciment et la fixation de la tête sur la tige métallique, par collage ou vissage, est incertaine . En 1971 le cotyle devient non cimenté. L’ancrage est direct par des reliefs macro-géométriques de 1 mm. En 1975 des plis de surface sont pratiqués sur la tige ce qui permet une implantation sans ciment. En 1977 la tête céramique est fixée sur la tige par un emmanchement conique.

Une anecdote rapporte que cette innovation majeure de P.Boutin serait née de l'observation du système de rotation à faible friction des tourelles des chars Leclerc alors basés dans l'important centre militaire de Pau proche de sa clinique. Cette histoire résume le difficile parcours de la pensée créative : rouages complexes ou simple coup de Pau ?

A l’issue de cette décennie s'ouvre le concept de la fixation sans ciment par traitement de surface ainsi que celui d'un nouveau couple de frottement dit dur-dur.

Début 2000
Les techniques de fixation sans ciment se développent. La tige fémorale a une surface traitée qui permet son intégration à l’os. La solution choisie pour le cotyle est celle d’une coquille métallique impactée dans l’os spongieux : le métal back. Comme pour le fémur, sa surface extérieure est traitée par des minis reliefs qui permettent son intégration à l’os du bassin. Les surfaces de la tige et du cotyle prothétique sont volontiers recouvertes d’un composant primaire de l’os : l’Hydroxyhapatite. Ce fin revêtement accélère l’intégration des pièces métalliques.

De nouveaux couples de friction apparaissent. Le couple céramique-céramique prend son essor. La tête fémorale est fixée sur un cône morse, le cotyle est enchâssé dans une coque métal back. Un autre couple réapparaît depuis quelques années : le métal-métal. En effet grâce aux progrès d’usinage l’usure de ce couple est maintenant très faible.

Avec la bonne résolution des problèmes liés à l’implant certains chirurgiens s’intéressent à l’évolution de la voie d’abord. Ces voies mini invasives par mini incision ont été décrites par voie postérieure : Docteur François Prigent ou par voie antérieure : Docteur Frédéric Laude. . Elles ont un avantage esthétique et surtout fonctionnel car elles épargnent les muscles de la hanche.

Une nouvelle dimension est donnée au respect de l’architecture de la hanche naturelle (notion d'offset). Le choix de la prothèse se fait sur des calques à la fois en longueur mais aussi en largeur. Ces implants s'adaptent à l’anatomie du patient afin de conserver les tensions musculaires inchangées.

En 2008
La prothèse totale de hanche (PTH) est une intervention chirurgicale dont l’efficacité et la régularité des résultats sont remarquables en assurant

le soulagement des douleurs
l’amélioration de la fonction
de la qualité de vie,
La longévité de la prothèse dépend de plusieurs facteurs,

type d’implant
méthode de fixation
technique de pose (donc chirurgien et équipe).
L’excellence des résultats de la prothèse de hanche poussent à étendre les indications de cette opération à des sujets

aux exigences fonctionnelles lourdes
aux problèmes d’anatomie compliqués,

Grands principes de ce traitement

Bilan pré-opératoire

Indications

Choix de l'implant

Planification du geste chirurgical

Technique chirurgicale



Modifications architecturales avant et après la mise en place d'une prothèse totale de hancheUn patient qui a besoin d'une prothèse de hanche en raison d'une destruction de son articulation (traumatique, dégénérative, tumorale, métabolique...) est opéré selon une voie d'abord antérieure ou postérieure.

Dans le cas général, l'intervention, réalisée sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie, dure moins de deux heures et le saignement est inférieur à 500 cm³.

Soins post-opératoires
Le patient est en général levé le lendemain en appui total et peut se déplacer avec des cannes béquilles vers le 3°/4° jour post opératoire. Il sort de l'hôpital vers cette date pour retourner à son domicile si les conditions le permettent ou pour être admis dans un centre de convalescents. Il restera sous anticoagulants, le plus souvent sous cutanés, pour 5 semaines habituellement. La durée de réhabilitation pour obtenir les pleins bénéfices de la prothèse et retrouver une marche correcte est habituellement de un mois et demi.

Résultats du traitement
Les résultats fonctionnels des prothèses de hanche sont remarquables : l'immense majorité des patients retrouve une marche quasi normale sans douleur en quelques semaines, et cela pour plusieurs années.

Ce serait - si l'on excepte peut être les grands allongements et les grands déaccourcissements de membres inférieurs en cas de forte inégalité, du point de vue des résultats fonctionnels, par l'ancienneté plus que par le nombre (genoux) la plus remarquable des interventions faites sur l'appareil locomoteur.

Aléas et complications

Infection
L'infection après PTH est heureusement peu commune; de nous jours, le chiffre de 0.5% pour la PTH de première intention est admis en cas de PTH de première intention (Garvin KL et Hanssen AD., 1995), même chez l'obèse.

LE facteur pris isolément le plus important de prévention d'infection précoce serait le recours aux antibiotiques en péri-opératoire (Espehaug B, Engesaeter LB, Vollset SE, et al., 1997).

Une technique opératoire soigneuse, une réduction des allées et venues dans la salle d'opération (personnel néophyte, anesthésiste en nombre insuffisant...), des combinaisons spéciales pour les opérateurs et une circulation d'air à flux laminaire seraient de nature à réduire ce risque d'infection initiale (Garvin KL et Hanssen AD., 1995).

L'infection dite tardive ou à distance de la prothèse serait le résultat de bactérémie.

Les directives de certaines institutions, telles que l'American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) sont en faveur de la prescription - au moins au cours des deux années qui suivent la pose de la prothèse - d'antibiotiques de manière préventive à tous les candidats à un geste chirurgical dentaire ou autre susceptible de s'accompagner de bactériémie.

Luxation
La luxation de la prothèse, due à un problème de positionnement de celle-ci,de faiblesse musculaire, de balance des tissus mous lors de la chirurgie, d'anatomie, ou à l'imprudence du patient. Cette complication n'implique pas toujours la reprise. L'abord postérieur est statistiquement un peu plus à risque pour ce genre de complication.

Lésion nerveuse

Lésion vasculaire

Ossifications ectopiques

Fracture per-opératoire

Complications tardives

Déscellement de l'implant

Usure du polyéthylène et ostéolyse
Elles sont en rapport avec les matériaux posés et l'activité du patient, qui est le problème principal mais n'est pas prévisible pour un patient et une prothèse donnée car elle dépend de multiples facteurs. Aussi, il est difficile de donner à un patient une estimation de la durée de vie de sa prothèse. Certes chez les patients de moins de 55 ans ,les patients très actifs physiquement, les patients obèses avec un Indice de masse corporelle élevé sont plus à risque pour un descellement précoce de l'arthroplastie. Les meilleures séries font état de plusieurs dizaines d'années pour le moment, mais surtout chez des patients peu actifs. Pour pallier ce dernier problème, on a développé des prothèses utilisant des surfaces de frottement différentes du couple original de Charnley métal et polyéthylène, incluant métal-métal ou des céramiques industrielles dont les résultats sont très encourageants

Résorbtion de l'os au contact de la prothèse ("stress shielding" au niveau de la tige fémorale)

Fracture péri-prothétique

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samedi, février 7 2009

Feuilleton "nouveaux autoclaves", épisode 358

Outre les problèmes de taches et la question de savoir qui de l'eau osmosée ou du stérilisateur doit être incriminé évoqués précédemment, un autre souci rencontré avec les autoclaves Aquazero Cisa en cours d'intallation depuis début novempbre à la stérilisation centrale de Saint-Germain-en-Laye est que Cisa ne semble pas en mesure de faire effectuer à ses stérilisateurs les cycles instrument de moins d'une heure annoncés comme argument de vente. Ces cycles, d'après les échos qui me sont parvenus, fonctionnent correctement sur des autoclaves Aquazero 10 paniers mais il semble qu'il existe de grosses différences de technologie entre les 10 paniers installés et ce qui apparaît comme des "prototypes" 8 paniers en cours d'expérimentation chez nous. L'écart de puissance entre les deux versions de pompe à vide notamment, serait très important, ce qui autoriserait des performances sur les 10 paniers impossibles à atteindre sur les 8 paniers. Une pompe à vide type "10 paniers" doit donc arriver lundi pour essayer de réaliser les cycles promis. Vu le temps consacré jusqu'à présent à régler les appareils pour essayer tant bien que mal de qualifier les cycles intruments (le seul cycle qui ait permis jusqu'à présent d'approcher de la qualification a été construit pas à pas sur place et ressemble grosso-modo à un ancien cycle caoutchouc des autoclaves Lequeux, avec un prétraitement composé d'un premier "plateau" dès le début du cycle suivi de pulsations -ce qui n'est pas la géométrie de cycle qui avait été annoncée), on peut craindre que cela ouvre une nouvelle "saison" à cette série interminable...

jeudi, janvier 22 2009

Cours aux élèves AS du 21 janvier

Cours sur la stérilisation très intéressant aux étudiants aide-soigants (aide-soignantes) du centre de formation de Poissy Saint-Germain-en-Laye hier. Un groupe très vivant. Beaucoup de questions. J'ai un peu révisé ma position à cette occasion qui voulait ne plus proposer à ces étudiants qu'une visite virtuelle par l'intermédiaire d'une video qui aurait été mise en ligne sur ce blog. Autant je reste persuadé qu'ouvrir les stérilisations centrales ne peut être que bénéfique, autant je pense que l'échange réel est indispensable et que cette idée n'était pas cohérente avec ma conviction qu'il est vraiment regrettable que ce module de stage ait disparu de la formation d'AS.

mercredi, janvier 21 2009

Nouveaux autoclaves, l'impasse...

Depuis hier, les essais de réception et qualification des autoclaves Cisa sont stoppés. Nous avons connu à nouveau des problèmes de taches sur les sachets, aussi bien sur l'autoclave déjà pré-qualifié que sur celui en cours de qualification. Ce phénomène est incompatible autant avec la production normale qu'avec une qualification digne de ce nom. Toutes les parties en conviennent. Par contre, les positions divergent ensuite quant à la source du problème. Cisa affirme avoir apporté les solutions préconisées lors de la dernière réunion et ne plus voir en quoi ses stérilisateurs peuvent être en cause, incriminant la qualité de notre eau. Le service biomédical, lui, argue que l'eau adoucie qui alimente les Lequeux ne pose pas de problème de cet ordre, que la centrale d'eau osmosée est neuve et que tous les contrôles la concernant sont conforme.

Si quelqu'un pouvait émettre une suggestion pour sortir de ce blocage, elle serait la bienvenue. Je pense personnellement pour l'instant qu'aucune des deux parties n'a intérêt a arriver à une rupture mais je ne suis pas décideur.

vendredi, janvier 16 2009

Autoclaves Aquazero, 18 janvier 2009

Enfin, un des trois autoclaves Cisa Aquazero sera disponible en production lundi, réceptionné et qualifié par Hospitec. Deux petits bémols : le cycle installé fait 1H20 et il faudra donc re-qualifier ensuite pour mettre en place le cycle instrument promis à 54 minutes, les pieds du déchargement automatique sont en fabrication, son fonctionnement ne devrait donc pas être optimal.

A suivre...

Évaluation et comparaison des logiciels de traçabilité utilisés en stérilisation

Le Pharmacien Hospitalier Vol 43, N° 175 - décembre 2008
pp. 201-209 Doi : PH-12-2008-43-175-0768-9179-101019-200812811
Reçu le : 15 décembre 2007 ; accepté le : 04 juillet 2008
Évaluation et comparaison des logiciels de traçabilité utilisés en stérilisation
Evaluation and comparison of traceability software used in sterilization



Claudie BOISSINOT 1, Pascale DE BANDT 2, Denis BROSSARD 3
(1) Pharmacien assistant, CH du Centre Bretagne, Pontivy,
(2) Pharmacien Hospitalier,
(3) Pharmacien Chef de Service, CHI Poissy – St Germain en Laye.

Tirés à part : Claudie BOISSINOT
(4) , Centre Hospitalier du Centre Bretagne, 1 Place Ernest Jan, 56306 PONTIVY Cedex

Conflit d’intérêt : aucun

Résumé

Introduction : Un système qualité doit être mis en place en stérilisation pour une maîtrise de toute la chaîne de production. Au niveau réglementaire, rien n’impose l’utilisation de l’outil informatique, mais celui-ci semble incontournable afin d’obtenir une exhaustivité, une sécurisation, une disponibilité et enfin une capacité d’archivage de ces informations. Objectif : En vue de l’informatisation de la Stérilisation centrale de notre établissement, nous avons comparé et évalué un certain nombre de solutions informatiques disponibles sur le marché : logiciels de production et logiciels de supervision. Méthode : Nous avons réalisé deux études (entre septembre 2005 et mars 2006). La première est une évaluation auprès des fournisseurs pour connaître les différentes fonctionnalités proposées par leur logiciel. La deuxième est une enquête auprès des utilisateurs afin de comprendre comment ils utilisent leur outil informatique et de connaître leur degré de satisfaction. Résultats : Il n’existe pas de solution parfaite. L’enquête auprès des utilisateurs a montré que ces derniers n’exploitaient pas toujours toutes les fonctionnalités proposées. Conclusion : Ce travail met à disposition des critères d’évaluation afin que les futurs utilisateurs puissent effectuer un choix de logiciel en toute objectivité.

Abstract

Introduction: A quality system must be settled to control the production line. In French legislation, the use of data processing by computers is not mandatory but it seems to be important to get a sufficiency, a reassurance, an availability and an ability of filing of all these information. Objective: With the intention to the computerization of our hospital’s sterilization department, we compared and evaluated some computer solutions available on the market: production software and control software. Methods: We realized two studies. The first one is a providers survey to describe the several functions of each software. Many criterions were searched. A point was attributed to each existing criterion. This allowed us to obtain a score for each software. Secondly, a user survey allowed us to understand how these people use their software and to evaluate their satisfaction level. Results: there is not any perfect software. The users survey shows that the users do not always profit from functions of their software and their satisfaction levels are dependent on the answers given by the providers. Conclusion: This study puts many information available so that future users will be able to choose objectively a software.

Mots clés : Stérilisation , Traçabilité , Logiciels de production , Logiciels de supervision

Keywords: Sterilization , Traceability , Production software , Control software

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dimanche, janvier 11 2009

Autoclaves Aquazero, mi-janvier 2009

Reprise des essais de réception et de qualification la semaine dernière sur les autoclaves Aquazero Cisa.
Toujours pas d'autoclave disponible. Hospitec semble pourtant avoir un peu d'espoir, malgré les grosses déconvenues de début de semaine. Il semble toujours impossible de rapatrier le programme utilisé à la stérilisation centrale de Poitiers qui leur donne entière satisfaction. Nous partirions donc sur une configuration provisoire qu'il faudrait requalifier ensuite...
L'équipe commence à se demander quand elle pourra retrouver des conditions de travail normales.

lundi, janvier 5 2009

Offre d'emploi : infirmier référent en stérilisation centrale à l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye

Ce poste est vacant dès à présent, peuvent postuler infirmier ou préparateur en pharmacie. Merci de nous adresser CV et lettre de motivation. Nous ferons suivre.

Profil de poste de l'infirmier référent en stérilisation :

1- Intitulé du poste :

IDE référent en stérilisation centrale

2- Positionnement du poste :

• Liaisons hiérarchiques :

Le Coordonnateur Général des Soins
Le Directeur des Soins
Le Cadre Supérieur de pôle
Le Cadre de Santé du service

• Liaisons fonctionnelles :

Mme De Bandt, pharmacien par délégation de Mr le professeur Brossard, pharmacien chef de service.



3- Caractéristiques du service :

• Situation géographique :

Le service de stérilisation se trouve dans le pavillon d’Ourches, près des urgences, sur le site de St Germain. Il se situe sur 2 étages.
Une antenne est située au 1er étage du bâtiment central du site de Poissy.

• Mission :

La stérilisation centrale a pour mission de fournir un produit stérile fonctionnel à l’ensemble des services utilisateurs conformément aux Bonnes Pratiques de stérilisation.

• Horaires :

La stérilisation est ouverte du lundi au vendredi de 7h30 à 19h. Le service est fermé le week-end et les jours fériés. Les horaires peuvent évoluer en fonction de la réorganisation ou de l’évolution de la structure hospitalière.

• Organisation du service :


L’organisation du service s’inscrit dans le projet d’établissement. De ce fait, le personnel peut être redéployé sur le site de Poissy ou dans les services de soins du site de St Germain au cours des regroupements de services au moment des vacances.

Le personnel de la Stérilisation Centrale est composé de :

• 1 Cadre de Santé
• 1 IDE référent
• 1 IBODE
• 11 AS (ou ASH positionnés sur des postes AS) répartis sur plusieurs postes correspondant aux différentes étapes du traitement du matériel. Ces postes sont effectués par roulement, y compris sur le site de Poissy :
- Ramassage et distribution du matériel sur les sites de Poissy et de St Germain.
- Lavage du matériel
- Le conditionnement du matériel lavé
- Le conditionnement du linge
- La stérilisation et le stockage
- Le lavage des chariots
• 1 ASH à mi-temps chargé de l’entretien du service.



4- Missions, activités et responsabilités de l’Infirmier(ère) en stérilisation :


La mission de l’Infirmier (ère) en stérilisation s’intègre dans le processus de soins de l’établissement.
Il travaille sous la responsabilité directe du cadre de santé du service. Il participe à la qualité des soins des personnes hospitalisées, à la lutte contre les infections nosocomiales en fournissant un matériel adapté et stérile aux différents services du centre hospitalier Poissy St Germain. Il participe à toutes les étapes de la stérilisation dans le respect des Bonnes Pratiques, en relation avec le pharmacien.

Ses attributions peuvent être distinguées en deux strates :

• un niveau « polyvalent » nécessitant à terme une bonne connaissance de l’ensemble des postes du service pour pouvoir si besoin effectuer des remplacements sur ceux-ci

• cette connaissance des postes lui permet d’effectuer un travail transversal sur le fonctionnement et l’organisation du service.


A. Assumer un rôle charnière dans le fonctionnement quotidien du service :
1. Encadrement et collaboration avec les A.S pour la stérilisation du matériel dans le respect des Bonnes Pratiques de Stérilisation. Implique d’être en mesure d’assumer tous les postes de travail si besoin. L’IDE référent est à l’écoute des problèmes éventuels rencontrés par les agents sur les différents postes et peut proposer une aide ponctuelle si nécessaire pour le bon déroulement des opérations journalières.
2. Collaboration avec l’I.B.O.D.E du service concernant le matériel des blocs. Participe à la réfection des boîtes avec l’IBODE si besoin et la remplace en son absence.
3. Collaboration avec le cadre en pratique courante. Travaille sous sa délégation et lui rend compte. Participation à la validation des charges et libération des lots. Prise en charge des commandes hebdomadaires. Remplacement en son absence et compte-rendu détaillé à son retour.

B. Participer à l’amélioration du service :

1. Hygiène. Rôle de référent avec sa collègue A.S correspondante.
2. Assurance Qualité. Participation active à sa mise en place.
3. Procédures. En collaboration avec le cadre et l’Equipe, rédaction et mises à jour.
4. Problèmes courants. Ecoute, observation, transmission, recherche de solutions.
5. Contrôle de la qualité du travail sur les différents postes. Contrôle avec le cadre et suggestions si nécessaire pour amélioration.
6. Dynamique : aide à la recherche d’améliorations pour le meilleur fonctionnement possible du service.



C. Rôle de formation :
1. Supervision, organisation et suivi de la formation des nouveaux agents
2. Dans le cadre de la mise en place de nouvelles procédures : organisation de réunions, participation et animation de groupes de travail, rédaction et mises à jour en concertation avec l’équipe et l’encadrement.
3. Supervision, organisation et suivi de la formation des stagiaires.



D. Gestion des équipements et des stocks :
1. Gestion des pannes et dysfonctionnements sur les machines du service (lave-intruments, osmoseur, soudeuses, transbordeur, stérilisateurs)
2. Veille vis-à-vis de l’état général des différents équipements du service et appel aux corps de métier concernés dans les services techniques pour maintenance ou dépannage si nécessaire
3. Fait des propositions sur l’achat de nouveaux équipements ou matériels
4. Participe à la réception et à la qualification périodique des appareils
5. Gère les stocks et commandes courantes.



5- Compétences et qualités requises :

• Diplômes requis :


Infirmier (ère) titulaire du diplôme d’Etat. Il (elle) travaille en référence aux actes professionnels, à l’exercice de la profession et aux règles professionnelles infirmiers définis dans le décret 2004-802 du 29 juillet 2004.

• Formation préalable ou programmée:

- Bonne connaissance du service avant de pouvoir assurer son rôle (Dès son affectation en stérilisation, il reçoit une formation interne sur les différents postes de travail suivant le guide de formation interne au service).
- Formation en stérilisation hospitalière.
- Formation en Hygiène.

- Formation informatique de base.

Dès que possible, s’il n’a pas auparavant effectué ces formations, il sera inscrit au plan de formation concernant :
- La conduite d’autoclave
- Les Bonnes Pratiques de stérilisation



Acquisition et développement de connaissances professionnelles spécifiques :


- Le matériel à traiter, les matériaux recyclables en stérilisation, les consommables spécifiques.
- Les procédures élaborées au sein du service.
- Les différentes étapes et les différents modes de stérilisation.
- Les différents appareils et leur fonctionnement.
- Les bonnes pratiques de stérilisation
- Les différents moyens de contrôle permettant de valider chaque étape du process et d’évaluer la qualité
globale du travail.
- Le matériel et les compositions spécifiques aux blocs opératoires ainsi que celles de tous les clients du service.

• Qualités requises :

• Aptitudes physiques :

- Pas de problème de santé incompatible avec les différentes missions du poste :
- Capable de porter des charges lourdes
- Absence d’allergie aux différents produits utilisés

• Aptitudes intellectuelles :

- Rigueur sur l’application des procédures et sur la qualité des matériels délivrés.
- Désir d’approfondir ses connaissances.
- Contribuer activement à l’évolution du Service, selon les axes définis par le chef de service et le cadre.


• Aptitudes techniques :

- Habileté
- Rapidité
- Précision

• Aptitude à travailler en équipe :

- Capable de travailler avec l’équipe et s’exprimer au sein de celle-ci
- Connaître son champ de compétences et les limites de sa fonction
- Savoir travailler seul en acceptant le contrôle
- Savoir travailler en partenariat et en complémentarité avec les agents affectés sur les autres postes
- Savoir établir une relation de confiance avec les différents services des deux sites.
- Rédige des transmissions si besoin

6- Organisation du travail :

L’horaire du poste d’IDE référent est 8H30 / 16H ou l’horaire du poste de remplacement. Ce poste comportant des périodes de remplacement de l’IBODE ou du cadre, les congés seront positionnés en accord avec le cadre.

En dehors des périodes de remplacement, l’IDE référent gère ses attributions quotidiennes en fonction des priorités définies par le cadre ou le pharmacien. Quelles que soient ses occupations, il est souhaitable de conserver un regard et une disponibilité en ce qui concerne les problèmes de chaque jour.

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