Stérilisation hopital

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Questions réponses, problemes pratiques de stérilisation

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, juillet 1 2010

Probleme humidite residuelle avec autoclave gravitationnel

Cher Monsieur,



j'ai visité avec beaucoup d'intérêt le site http://www.sterilisation-hopital.com découvert au hasard de recherches sur le web.



Je suis confronté au problème suivant, et j'aurais souhaité le poser aux visiteurs de ce site (mais je n'ai pas trouvé le chemin permettant d'y déposer directement un billet). sterilisateur_vertical_gravitationnel.jpg J'apporte un support technique à une ONG belge en territoire Congo RDC, où nous avons installé dans 5 hôpitaux des autoclaves du type "gravitationnel" assez simples d'origine chinoise (http://www.excotramed.be/download/GB-Autoclave%2040%20to%20200%20L.pdf), de principe simple (pas de pompe à vide, pas de condenseur sur la vidange de vapeur), et qui ont le mérite d'être compatibles avec les limitations locales en termes de budget et de puissance électrique disponible. Le linge est placé dans les classiques récipients cylindriques en inox perforé avec éclisses, et des précautions sont prises pour ne pas trop tasser le contenu et garder un espace de circulation entre les récipients et la cuve de l'autoclave.



Malheureusement, une fois les appareils installés, nous avons eu quelques commentaires négatifs sur l'humidité résiduelle et la présence de goutelettes d'eau sur le linge opératoire en sortie.



Un débat s'est tout d'abord ouvert sur le point "ces goutelettes d'eau (qui sont finalement de la vapeur stérile condensée) rendent-elles la stérilisation ineffective ?" et n'a pas encore fait jusqu'ici l'unanimité. Qu'en pensez-vous ?



Aussi (peut être y a-t-il parmi vous des personnes qui ont encore pratiqué dans le passé la stérilisation avec des autoclaves gravitationnels et qui pourraient apporter une réponse ou faire part de leur expérience ?), j'ai du mal à comprendre ces plaintes sachant que ce genre d'autoclave (parfois dans un modèle encore plus simplifié) est utilisé depuis des décennies en Afrique et n'a jamais suscité à ma connaissance de débat contestataire.



Merci d'avance pour toute aide ou conseil sur le sujet.



Roland HENSENS Ingénieur Biomédical 17 rue du Déversoir B-6530 THUIN BELGIUM roland.hensens@gmail.com



MSV-AZV Médecins Sans Vacances Rode Kruisplein 16 B-2800 Mechelen BELGIUM info@azv.be www.artsenzondervakantie.be www.medecinssansvacances.be

dimanche, juin 14 2009

Combien de temps le materiel peut rester prédesinfecté avant d etre lavé ?

J'ai personnellement connu plusieurs choix dans ma carrière :

  • matériel laissé immergé dans le bain de pré-désinfection tout le week-end
  • matériel rincé, égoutté, séché
  • matériel rincé, laissé en attente dans bac fermé en atmosphère humide
  • matériel mis en laveur et re-lavé le lundi


Cette dernière avait ma préférence, mais elle n'est pas toujours réalisable. Voici ci dessous la réponse de l'AFS à une question équivalente :


"Il n’y a pas de texte sur ce sujet. Il n’y a pas de réponse standard. Les situations étant différentes, les solutions sont différentes. Le mieux serait bien évidemment de pré-désinfecter, rincer, laver (en machine), puis sécher, ce qui permet une attente « sans risque » du transport et de la pris en charge en stérilisation Centrale, où l’étape du relavage sera effectuée à nouveau le lundi matin. Malheureusement, les équipes opératoires de nuit ou de week-end n’ont guère envie ou la possibilité de le faire. On peut donc proposer cette attitude à l’équipe du bloc, mais cela risque de ne pas être réalisable.

Si cela n’est pas possible, il n’y a alors pas de solution parfaite.

Il faut tenir compte de deux éléments contradictoires : - ne pas laisser se déssécher les matières organiques et la Bétadine sur les instruments (risque d’apparition de biofilm, risque de transmission de MCJ, prolifération microbienne, difficultés de nettoyer correctement le lundi) - ne pas endommager l’instrument (éviter tout risque de rouille).

Le tableau suivant permet de choisir la solution la plus adaptée à son établissement, en évaluant les avantages et inconvénients.

Dans tous les cas : relavage en Stérilisation Centrale, sans toutefois repasser par la phase de pré-désinfection en Stérilisation centrale.

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Ne rien faire INTERDIT PAR BPPH !!

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Prédésinfection + rinçage manuel + séchage - traitement immédiat - instruments secs en attente- moindre corrosion (CETIM) - comment sécher ? - air (pistolet) - tissu - étuve - Risque de fixation protéique +++

> Non recommandé

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Prédésinfection + rinçage manuel (instruments humides) - pas de séchage de souillures - humidité entraîne risque de corrosion

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Prédésinfection + laisser tremper dans DD - pas de séchage de souillures - DD corrosif ? - présence de chlore et chlorures dans l’eau (corrosion) - incompatibilité de certains métaux - stockage des bacs pleins - incompatible avec externalisation

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Prédésinfection + rinçage manuel + trempage dans eau du robinet - pas de séchage de souillures - présence de chlore et chlorures dans l’eau (corrosion) - incompatibilité de certains métaux - stockage des bacs pleins - incompatible avec externalisation

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Prédésinfection + rinçage manuel + trempage dans eau déminéralisée ou eau versable - pas de séchage de souillures - eau déminéralisée au bloc ? - coût et manipulation de l’eau versable - incompatibilité de certains métaux - stockage des bacs pleins - incompatible avec externalisation

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Laveur-Désinfecteur dans le bloc - traitement immédiat et efficace - traitement validé et reproductible- - permet le lavage d’autres objets du bloc (sabots…) -« économie » de la pré-désinfection - tri nécessaire des instruments non immergeables - coût d’achat - coût de maintenance, qualification… du LD et consommables- n’évite pas un lavage à la stérilisation - ATNC

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Pré-désinfection, rinçage et MAL dans le bloc (et non LD) - idem, sauf « économie » de la pré-désinfection - pas de désinfection thermique - idem

  • Choix de pré- traitement Avantages et Inconvénients



Laveur désinfecteur dans la stérilisation centrale (par personnel du bloc) - traitement immédiat (?) - intervention d’un personnel extérieur : problème de responsabilité - refaire lavage (problème de responsabilité)?




Légendes : DD = détergent-désinfectant, LD = laveur-désinfecteur, MAL = Machine à laver"

dimanche, avril 19 2009

Quelle est la nature exacte de la procédure obligatoire de traitement du matériel et des dispositifs médicaux avant l'envoi en réparation chez le fabricant ?

"Les BPPH publiées par l’arrêté du 22.06.2001 et rendues opposables aux P.U.I. par le décret nƒ2000-1316 du 26 décembre 2000, précisent au chapitre 9 "Traitement et acheminement des dispositifs médicaux avant conditionnement", page 42 : "Les dispositifs médicaux en prêt, en dépôt ou adressés au fabricant ou au fournisseur pour réparation, révision ou maintenance doivent impérativement avoir subi toutes les opérations de préparation des dispositifs médicaux stériles , attestées par un document, préalablement à la réception et à la restitution"

Par ce texte, il faut comprendre qu’avant tout envoi en réparation de dispositifs médicaux chez les fabricants, ceux-ci doivent subir au minimum une pré-désinfection, un nettoyage (en machine de préférence), un conditionnement et une stérilisation. Faire subir une stérilisation à la vapeur à134°C /18 mn a pour objectif de soumettre les dispositifs médicaux à l’inactivation des ATNC requise à minima, au sens de la circulaire nƒ138 du 14 mars 2001, en ce qui concerne les patients de "Catégorie 1" (patient standard subissant un acte à risque).

Une attestation signée du pharmacien et précisant les opérations effectuées doit accompagner les dispositifs médicaux envoyés.

Par ailleurs, la circulaire nƒ138 du 14 mars 2001, précise dans la fiche technique nƒ4, au chapitre 7 "Maintenance des dispositifs médicaux :" "Tout dispositif médical adressé au fabricant ou au vendeur pour réparation, révision ou maintenance doit impérativement avoir subi au préalable la procédure complète de traitement"

Par ce texte, il faut comprendre qu’avant tout envoi en réparation de dispositifs médicaux chez les fabricants (utilisés chez des patients à risque et / ou dans des actes à risques vis à vis des ATNC), ceux-ci doivent subir après pré-désinfection et nettoyage, une inactivation des ATNC (inactivation chimique par la soude 1M, l’hypochlorite de sodium à 2%, la soude 2M et / ou stérilisation à la vapeur à134ƒC / 18 mn, selon les caractéristiques du DM et selon les facteurs de risque individuels des patients).

Enfin, le document "Contrat de dépôt vente pour les dispositifs médicaux à usage unique stériles ou non", élaboré conjointement par le SNITEM, le SYNPREPH, l’UNAIBODE, EURO PHARMAT et le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes, prévoit explicitement l’application de ces différents traitement sur les dispositifs médicaux et leur enregistrement au niveau des "fiches navettes" qui les accompagnent."



Réponse AFS du 10 octobre 2002 - modifiée le 05 janvier 2009

A partir de ce principe clair pour beaucoup, reste ensuite à organiser concrètement la stérilisation de ces dispositifs "dans la foulée" ou collectés après lavage pour être ensuite à nouveau traités collectivement de A à Z pour faire l'objet d'un même certificat juste avant l'envoi en répartation. Cette dernière solution aurait pour l'instant notre préférence, l'extraction du flux semblant moins aléatoire à cette étape et la gestion documentaire paraissant plus allégée. Reste cependant à garder la trace de la pré-désinfection...