Annexes :
1. AQPSG nettoyage (et ses propres annexes)
2. Classeur transmissions
3. CCLIN sud-ouest : « entretien des locaux des établissements de soin »
4. http://126.92.11.63/ch/ClasHygSG/Classeur%20hygiene%20internet/onglet%20procedures%20materiels%20locaux.htm
5. STE/SG/28/A entretien locaux : PLANNING MENSUEL D’ENTRETIEN DES LOCAUX EN STERILISATION
6. STE/SG/28/C entretien locaux : TRACABILITE HEBDOMADAIRE D’ENTRETIEN ZONE CONDITIONNEMENT EN STERILISATION (et fiches B, D et E pour les autres zones)
I. PREALABLES

Les taches d’entretien des locaux de stérilisation centrale sont assumées, en fonction de leur type, du niveau de risque du local concerné et du jour par trois acteurs principaux. Les agents de la société de la société extérieure ne sont pas visés par cette procédure de formation, bien que les règles auxquelles leurs actions sont soumises soient les mêmes.
Cette fonction « entretien » participe en effet, quel que soit son acteur, à la qualité des soins des personnes hospitalisées, à la lutte contre les infections nosocomiales en contribuant, dans le respect des Bonnes Pratiques, à entretenir un environnement compatible avec la fabrication d’un matériel adapté et stérile pour les différents services du centre hospitalier Poissy St Germain
Ce document s’adresse en priorité à l’agent de stérilisation spécialisé « entretien » mais également aux agents polyvalents en ce qui concerne des attributions nouvelles ou l’explicitation de procédures leur incombant et non détaillées ailleurs.



La formation « entretien » s’effectue sur une semaine. Le référent principal de l’agent en formation est le cadre ou son remplaçant.
Ce poste étant relativement autonome et transversal, il est important de s’assurer qu’outre l’acquisition des gestes techniques, les grands principes sont bien compris et respectés et que l’agent est bien à même à l’issue de la formation de gérer le planning qui lui est confié.

II. PRINCIPE GENERAUX ET DEFINITIONS :


• L’agent d’entretien est censé évoluer dans des zones de travail comportant des machines sur lesquelles il n’aura pas été formé. Pour sa sécurité et le bon fonctionnement du service, il n’est pas autorisé à commander ces machines et doit être certain de bien avoir compris leur fonctionnement (ou se le faire rappeler par les agents sur zone) lorsque ses opérations d’entretien concernent ces machines.

• Le travail de cet agent n’étant pas « posté », il peut-être amené à changer de zone en cours de journée. Cela se doit se faire en conformité avec les règles d’habillage spécifiques au secteur « propre » ou « sale » et la tenue portée doit de toute façon être propre et adaptée.

• L’hygiène des mains est un point aussi important en stérilisation centrale que dans les unités de soins et l’agent doit la pratiquer selon la procédure affichée (par lavage simple ou friction hydro-alcoolique selon les situations) au minimum en début et fin des opérations de nettoyage et à chaque fois que nécessaire.

• Porter des gants assure la protection du personnel lors de la plupart des actions d’entretien. Le port de gants à usage unique, de préférence sans latex) est à privilégier, l’entretien des gants « de ménage » étant particulièrement délicat. Les gants sont éliminés entre chaque local.

• Respecter un ordre logique dans le déroulement des opérations :
- commencer par les locaux les moins contaminés,
- aller du propre vers le sale et de haut en bas,
- toujours nettoyer avant de désinfecter.
• Vérifier que le matériel soit en bon état de fonctionnement et en conformité avec les règles de sécurité et d’hygiène. Le matériel non jetable sera nettoyé et désinfecté après utilisation.


L’entretien des locaux concerne les étapes de nettoyage-désinfection permettant une maîtrise du niveau de contamination microbienne de l’environnement.
- Le « nettoyage » est une opération d’entretien et de maintenance des locaux et des équipements dont l’objectif principal est d’assurer un aspect agréable (notion de confort) et un niveau de propreté (notion d’hygiène). Cette opération d’élimination (avant tout macroscopique) des salissures particulaires, biologiques, organiques ou liquides est réalisée par un procédé respectant l’état des surfaces traitées et faisant appel, dans des proportions variables aux facteurs combinés suivants : action chimique, action mécanique, température et temps d’action.
- Le « nettoyage-désinfection » résulte de l’utilisation d’un produit détergent-désinfectant qui associe en une seule opération nettoyage et désinfection.
- Le « bionettoyage » est défini comme un procédé destiné à réduire la contamination biologique des surfaces (norme NF X 50-790, Activités de service de nettoyage industriel - lexique de la propreté). Il est obtenu par la combinaison (3 temps) :
• d’un nettoyage,
• d’une évacuation de la salissure et des produits utilisés,
• de l’application d’un désinfectant.
Le terme de bionettoyage est souvent employé en pratique pour désigner les opérations d’entretien des locaux. Il est d’usage de parler par exemple d’une équipe de bionettoyage (équipe d’agents ayant en charge l’entretien des locaux).
- La désinfection des locaux (par exemple : désinfection des surfaces par spray dirigé) peut faire suite aux techniques de nettoyage dans certains secteurs hospitaliers. La désinfection des locaux a fait l’objet d’une disposition législative en août 2004 (article L 3114-1 du Code de la Santé Publique).CETTE ETAPE N’EST PAS ABORDEE DANS CES RECOMMANDATIONS ET NE CONCERNE PAS LA STERILISATION.

III. CLASSIFICATION DES LOCAUX SELON LE RISQUE INFECTIEUX, APPLICATION A LA STERILISATION :


cf version originale et complète du guide de formation au bionettoyage en stérilisation centrale : (accès au document retiré sur ordre de la direction)


ZONE 1 RISQUES MINIMES ZONE 2 RISQUES MOYENS ZONE 3 RISQUES SEVERES ZONE 4 TRES HAUTS RISQUES

Halls Bureaux Services administratifs Services techniques Maison de retraite Maternité Soins de suite et de réadaptation Soins de longue durée Salles de rééducation fonctionnelle Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Psychiatrie Consultation externe Crèche Laboratoires Stérilisation centrale (zone lavage) Pharmacie Blanchisserie Dépositoire Offices Sanitaires Ascenseurs Escaliers Salles d’attente Circulations Soins Intensifs Réanimation Urgences Salle de surveillance post interventionnelle Salles d’accouchement Pédiatrie Chirurgie Médecine Hémodialyse Radiologie Exploration Fonctionnelle Nurserie Biberonnerie Stérilisation Centrale (zone de conditionnement) Salle d’autopsie Imagerie médicale interventionnelle Oncologie / Onco-hématologie Hématologie Hémodynamique Endoscopie Néonatologie Salle d’intervention Service de greffe Service de brûlés Imagerie médicale interventionnelle Oncologie / Onco-hématologie Hématologie Hémodynamique Endoscopie

Nettoyage quotidien Nettoyage-désinfection quotidien Nettoyage-désinfection quotidien voire pluriquotidien Nettoyage-désinfection pluriquotidien et étape de désinfection

IV. MATERIELS, PRODUITS ET TECHNIQUES :



Ci-dessous, les fiches techniques de l’établissement concernant le chariot de ménage, le balai trapèze, le balai réservoir et la raclette. Elles sont plutôt ciblées « entretien chambre », les principes qui y sont énoncés s’appliquent cependant sans réserve en stérilisation. Les points qui diffèrent sont les suivants :

• Les WC et sanitaires sont pris en charge par la société de ménage, il n’y aura donc pas de seau ni de lavette rouge (les vertes non plus, cette couleur étant réservée à un usage spécifique au lavage)

• Le nettoyage-décontamination des plans de travail et petites surfaces se fait avec des essuie-main jetables et de l’Anios surfaces hautes : . Les surfaces plus importantes se traitent avec une lavette bleue recyclable et une solution de Surfanios à 0,4% (20 ml pour 5l) qui remplace le Minudes  utiliser de préférence la solution distribuée par le doseur proportionnel en zone « lavage chariots ». Cette solution servira également à remplir le balai réservoir et à immerger la raclette en attente.

• Les lavettes, mops et tous supports recyclables seront regroupés en filet fermé pour traitement par la blanchisserie hospitalière. L’emploi de gazes jetables pré-imprégnées sera privilégié pour le balayage humide de la zone de conditionnement.

• Suite à la démonstration de Mme Poitevin de l’Unité d’Hygiène le 28 juillet 2005, les points suivants ont été précisés :

• Toujours commencer par l’entretien des murs lorsque murs et sols doivent être traités dans la même zone. Préparer une dilution de 50ml de Surfanios pour 10 l dans le grand seau bleu qui servira à immerger les mouilleurs et les lavettes nécessaires à l’entretien des surfaces verticales. Procéder avec deux mouilleurs et deux lavettes utilisés alternativement au fur et à mesure de la progression en prenant soin de les rincer à l’eau chaude avant de les mettre à tremper dans la solution pour ne pas la souiller. Commencer par le haut des murs et appliquer ensuite le mouvement spécifique vers le bas pour traiter les plinthes. La solution préparée dans le seau peut servir ensuite, si elle est toujours limpide, à immerger la raclette entre deux utilisations lors du traitement des sols.

• Pour ce qui est de l’entretien des sols, le verso de la fiche technique ci-dessous correspond à ce qui est préconisé. La solution est à préparer avec 25 ml de Surfanios pour 5 litres d’eau propre dans un seau bleu. Un rappel a été fait sur le sens d’utilisation du balai Taski (les flèches vers soi, en progressant à reculons), sur l’importance de ne pas lever le balai trapèze du sol, sur la façon d’entretenir intégralement le chariot de ménage avec la centrale de désinfection après chaque utilisation. La contrainte horaire obligeant à avoir impérativement fini ce type d’activité d’entretien à 8H15 pour un début de conditionnement vers 8H35 a également été rappelée.





TECHNIQUES D’ENTRETIEN

Il existe principalement 4 techniques d’entretien des locaux.
cf version originale et complète du guide de formation au bionettoyage en stérilisation centrale : (accès au document retiré sur ordre de la direction)