Mot-clé - aide-soignant

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche, mars 17 2013

recul de l'âge de départ à la retraite

Skyline_deambulateur_express_couverture.jpg
la suppression des retraites ? m'en fous, j'ai des pneus neufs

dimanche, février 24 2013

La stérilisation centrale de l'AP-HM

Film destiné à l'information et à la formation des agents de stérilisation centrale des hôpitaux de l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille. Novembre 2012

mardi, octobre 30 2012

hopital public : fin des 35H en stérilisation ?

"Les agents hospitaliers refusent le plan d’austérité

Près de 200 agents du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain- en-Laye ont manifesté, hier matin, contre la menace de suppression des 35 heures. Laurent Mansart | Publié le 29.10.2012, 04h26

POISSY, HIER. Les agents hospitaliers du CHI Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont venus faire entendre leur voix dans le centre-ville une bonne partie de la matinée et ont reçu le soutien de la population et de la mairie. | (LP/L.MT.) 5 réactionsRéagir « Ré-sis-tance! » Le slogan est simple et veut tout dire. Les agents du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye sont entrés clairement dans l’affrontement contre le plan d’économies prévu par la direction. Celle-ci entend combler le déficit financier de l’établissement, lequel s’élève à 4,9 M€.

Un plan qui prévoit, entre autres, l’éventuelle suppression des 35 heures pour le personnel technique, soit 650 employés sur près de 3000 au total.

Environ deux cents d’entre eux sont donc descendus hier matin dans le cœur de Poissy, s’installant devant la mairie, avant de défiler dans les allées du marché afin de faire entendre leurs revendications à la population locale. Dans une ambiance bon enfant, les hospitaliers sont venus chercher réconfort et soutien dans leur lutte. « Ils ont l’air remontés et je les comprends, assure un passant. »

Les syndicats dénoncent un plan social déguisé

« La partie du plan qui touche le personnel est inacceptable, martèle Marc Duprat, secrétaire de la CGT au sein du Chips. Les gens sont déjà limites au niveau des salaires. Avec quinze jours de repos en moins, ils devront payer pour faire garder les enfants. » L’intersyndicale, où figurent également SUD-Santé et la CFDT, souligne des conditions de travail « qui se dégradent » ainsi qu’un plan social « déguisé ».

« Le personnel souffre, les patients souffrent aussi », poursuit Fabienne Lauret, membre du collectif de défense de l’hôpital public. Une délégation a été reçue par le maire (PS) de Poissy, Frédérik Bernard, désireux de peser « dans une reprise des négociations » et qui a alerté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ainsi que le président de l’agence régionale de la santé, Claude Evin.

En attendant des réponses, le personnel soignant, qui n’entre pas en ligne de compte dans la suppression des 35 heures, s’inquiète également des répercussions. « L’hôpital est une grosse machine, le moindre problème technique peut déjà durer plusieurs jours, soupire Sarah, infirmière en psychiatrie. Si on laisse faire, ensuite, ce sera peut-être notre tour. »

Le directeur, Yves Bloch, assurait dans nos colonnes qu’il est « impératif d’être à l’équilibre fin 2013 ».

Le Parisien"

dimanche, août 5 2012

L'infirmière générale et la stérilisation en tant que choix stratégique pour l'hopital

En ce mois d'aout où beaucoup souffrent d'être éloigné de leur chère stérilisation, nous vous proposons de relire sur la plage le très stimulant mémoire de Mme Vasseur Roselyne soutenu à la Formation des Infirmiers Généraux à l'Ecole Nationale de la Santé Publique intitulé :


"La stérilisation, un choix stratégique pour l'hôpital : Contribution de l'Infirmière Générale"


Son questionnement sur plusieurs points-clefs comme la centralisation, la sous-traitance, l'usage unique, la qualification des personnels, les équilibres soin / pharmacie nous semblent présenter un intérêt qui ne se limite pas à l'histoire de la stérilisation.

lundi, mai 21 2012

Pas d'infirmière noire pour ma femme !

Bien sûr, nous ne sommes pas en première ligne dans les relations avec les patients et leur famille.

Bien sûr, ces idées -nauséabondes- diffusent de plus en plus et se banalisent.

Bien sûr, pour beaucoup, la toile est un territoire "à part", une terre d'expression sans limite.

N'empêche qu'à un moment, on se sent soignant, solidaire de ses collègues et citoyen d'un pays de droit. Hier, par exemple, en trouvant via facebook une vidéo sur Dailymotion intitulée "Pas d'infirmière noire pour ma femme !" dans laquelle l'auteur explique en large et en travers son indignation que sa requête "exprimée poliment" (sic !) que sa femme ne soit pas en contact avec quelque infirmière noire que ce soit n'ait pas été prise en compte, au mépris de ce qu'il semble considérer comme son droit le plus fondamental à une certaine préférence...

Nous ne nous étonnerons pas que cette vidéo ait pu être publiée (pas de filtre ? pas de contrôle de l'hébergeur avant mise en ligne ?) et noterons que le rappel à la législation et à ses propres CGU a entraîné la mise hors-ligne quasi immédiate.

Bien sûr, d'aucuns nous diront que c'est un coup d'épée dans l'eau, qui ne change rien au fond.

Bien sûr...

samedi, avril 14 2012

En immersion en stérilisation : le distributeur d'essuie-mains

"C'est sûr, aujourd'hui, le monde hospitalier a reçu un contrecoup médiatique..."
Chacun sait le mystère qui entoure l'activité des stérilisations centrales, toujours à la pointe de la technologie. Pénétrons à pas feutrés (à cause des mûles et des surchaussures) dans le monde mystérieux de cette peuplade étrange pour découvrir une tranche de vie de ces agents toujours en quête de leur Grand-Oeuvre :

L'épisode d'aujourd'hui, en hommage au sketch des inconnus rappelé ci-dessous, s'intitule "le distributeur d'essuie-mains", les noms des protagonnistes ont été volontairement modifiés par respect du secret médical. Josephine, Mawwie-Théwwèse et Mawie-Denise se reconnaîtront.

  • Il est 6H30, Josephine prend son poste à l'hopital. "Nous sommes dotés d'un système de surveillance automatique qui permet de savoir les distributeurs d'essuie-mains qui sont vides pour les réapprovisionner urgemment en urgence. Là par exemple ça clignote, ça veut dire qu'il faut remettre en urgence des essuie-mains dans le distributeur n°2 !"
  • 17H30, la vie s'endort mais pour Josephine, le travail continue ! "ouaille, ouaille, ouaille, ouaille, Mawwie-Théwwèse, Ya le distributeur n°2 qui s'allume, c'est pour toi !"
  • "mais qu'est-ce que tu me racontes, c'est pas mon secteur ! C'est celui de Mawie-Denise
  • Marie-Denise : "Le distributeur n°2, c'est les chiffres pairs et les chiffres pairs c'est toi cette semaine, on a décidé comme ça le planning !"
  • Marie-Thérèse : "Mais pourquoi il sonne maintenant, il a pas sonné de la journée, Ya un problème..."



lundi, novembre 14 2011

Comment la sté a changé ma vie !

aide_soignante_heureuse_en_sterilisation.jpg

Si, vous aussi, vous avez des images de votre joie de travailler en stérilisation, n'hésitez pas à nous les proposer pour publication ;o)

mercredi, février 9 2011

Reconnaissance du métier d'agent de stérilisation

Reconnaissance du métier d'agent de stérilisation
Le métier "agent de stérilisation en milieu hospitalier" est désormais inscrit au répertoire national des certifications, selon un arrêté publié au journal officiel le 2 février 2011. La certification est délivrée à Toulouse.

La certification est délivrée par le centre académique de formation continue (Cafoc) de Toulouse pour cinq ans.

"Nous sommes ravis que le métier soit reconnu en tant que tel car nous nous battions depuis longtemps pour l'obtenir. C'est la reconnaissance de la spécificité du travail du personnel de stérilisation", commente Dominique Thiveaud, pharmacien au CHU de Toulouse et vice-président du CEFH (Centre d'études et de formation hospitalières), joint lundi par l'APM. Le pharmacien de Toulouse avait présenté la démarche initiée en Midi-Pyrénées pour obtenir une reconnaissance régionale puis nationale du métier, lors des journées nationales de stérilisation à Marseille en avril 2009. Plusieurs sessions de formation ont été organisées.

Bien que le travail se complexifie de plus en plus dans les services de stérilisation des dispositifs médicaux, il n'existait pas de formation spécifique, ni de titre reconnaissant les compétences en stérilisation. Cette reconnaissance professionnelle va permettre d'avoir une filière. La reconnaissance du titre se fait au niveau V, ce qui correspond à un certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Une reconnaissance au niveau IV est en discussion. "Un grand chemin a été parcouru, en l'espace de 20 mois, avec une demande de reconnaissance qui ne cesse de croître au niveau de toutes les académies de notre pays, en métropole et en outre-mer émanant des personnels mais aussi des directions des ressources humaines des hôpitaux", indique Dominique Thiveaud.

Seul le Cafoc de Toulouse est reconnu pour délivrer cette certification professionnelle pour le moment, mais d'autres régions ont mis en place la formation par délégation ou vont le faire (Marseille, Nantes, Nancy), ce qui permet de le faire sur place. Le CEFH se positionne clairement, en appui du Cafoc Midi-Pyrénées pour accompagner la formation certifiante des agents de stérilisation
source : http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/reconnaissance-du-metier-agent-de-sterilisation.html

vendredi, janvier 28 2011

enquete nationale sur la formation des agents de sterilisation

L’AFASTE (Association des agents de stérilisation) lance une enquête nationale sur la formation des agents de stérilisation (document à télécharger en bas de page).

Aidez-nous en remplissant le questionnaire suivant.
Vous retrouverez les résultats de cette enquête sur notre site Internet : www.afaste.fr
Type d’établissement : ¨ Public ¨ Privé
Ville :
Qualification initiale : ¨ AS ¨ ASH ¨ IDE ¨ IBODE ¨ Autre

Postes occupés en stérilisation : ¨ Réception – tri ¨ Nettoyage¨ Recomposition ¨ Chargement - déchargement des autoclaves ¨ Encadrement
Nombre d’années d’exercice en stérilisation :

FORMATION INITIALE
Avez-vous bénéficié d’une formation initiale ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Formation théorique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Formation pratique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Tutorat
Durée de la formation initiale :
¨ Moins d’une journée
¨ Une journée
¨ Deux jours
¨ Plus de deux jours
FORMATION CONTINUE
Bénéficiez-vous d’une formation continue ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Tous les ans
¨ Tous les 2 ans
¨ Pas de périodicité


Est-elle réalisée : ¨ par un organisme extérieur ¨ en interne


De quand date votre dernière formation en stérilisation :
¨ Moins d’un an ¨ entre 1 et 3 ans ¨ entre 3 et 5 ans ¨ supérieur à 5 ans
Sur quels thèmes pensez-vous avoir besoin de formation ?
¨ Nettoyage des dispositifs médicaux ¨ Fonctionnement des équipements
¨ Recomposition ¨ Qualité
¨ Hygiène ¨ Autre : ……………………………..

VALIDATION DE LA FORMATION D’AGENT DE STERILISATION :
Que souhaiteriez-vous pour une reconnaissance du métier d’agent de stérilisation ?
¨ Diplôme ¨ Validation des acquis certifiante
A quel niveau diplômant estimez vous votre formation ?
¨ BEP ¨ BAC PRO
Merci d’envoyer votre réponse par fax au 0144735310
Ou par mail a infos@afaste.fr ou afaste.ste@laposte.net

questionnaire_formation_sterilisation.doc

dimanche, décembre 12 2010

Agent de stérilisation - H/F Generale de Sante

Agent de stérilisation - H/F
Infos sur le poste
Date de parution 11/12/10
Lieu Quincy sous Sénart (91)
Nombre de postes 1
Type de contrat C.D.I.

Coordonnées du recruteur
Generale de Sante - Centre Hospitalier Privé Claude Galien 20, route de Boussy 91480 QUINCY SOUS SENART



Postuler à cette offre.
L'établissement / L'entreprise Generale de Sante
Centre Hospitalier Privé Claude Galien
Générale de Santé, 1er Groupe privé de soins et services à la Santé composé de 27 000 salariés dont 110 Cliniques et Hôpitaux privés. Acteur majeur de l'hospitalisation, Générale de Santé couvre l'ensemble de la chaîne de soins : Médecine Chirurgie Obstétrique, Cancérologie, Soins de Suite et Réadaptation, Santé Mentale et Hospitalisation à domicile.
Site internet : http://www.generale-de-sante.fr/



Le poste
Le Centre Hospitalier Privé Claude Galien (289 LITS et PLACES)
(91 QUINCY SOUS SENART)
Recherche :
un(e) agent de stérilisation (H/F)
CDI
POSTE
Sous l'autorité de la Responsable du service de stérilisation, vous aurez en charge les missions suivantes :
Assurer le lavage, le conditionnement puis la stérilisation des instruments utilisés par le bloc opératoire.
Salaire : Selon Profil
Lieu de travail: QUINCY SOUS SENART
Pour postuler ; Merci d'adresser votre candidature (CV, lettre de motivation et prétentions), l'attention de Madame Christine VAURIE, DRH
Nombre de Poste: 1
Date de Prise de Fonction: Le poste est à pourvoir rapidement.
Responsabilité: Sous la responsabilité de la direction et de la DRH
Rattachement: Responsable du service stérilisation



Profil
Méthode, Rigueur, et esprit d'équipe seront des atouts.

Diplôme et expérience: formation en Bio nettoyage, conducteur d'autoclave, bonnes pratiques de stérilisation, une expérience d'au moins 6 mois à un poste similaire est demandée. Le diplôme d'aide-soignante serait un plus.

dimanche, octobre 24 2010

Des personnes agées en stérilisation ?

Le travail dans un service de stérilisation, comme en service de soins, est assez physique. Suite à la nouvelle loi sur les retraites et à la réforme sur le statut des personnels infirmiers de la fonction publique on peut s'interroger sur ce que sera l'adaptation d'une aide-soignante ou d'une infirmière de 62 ans ou plus aux postes actuels.
retraite-infirmier.jpg
http://www.asterix.com/index.html.fr?rub=francais
retraite-as.jpg
Retraites.jpg

dimanche, août 22 2010

La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

Les aperçus historiques sur la stérilisation -d'autant plus quand ils évoquent des souvenirs personnels- sont suffisamment rares pour que nous ne résistions pas au plaisir de vous faire partager ces témoignages :
(source : http://forumed.sante-dz.org/showthread.php?t=16344)

"La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.


En Mars 1965, à l’Hôtel-Dieu: seuls le Bloc Opératoire et la salle d’urgence étaient équipés d’un Poupinel et d’un autoclave à vapeur d’eau pour la stérilisation des instruments de chirurgie, des sarraus de Chirurgien et des champs opératoires. La prise en compte des règles d’asepsie faisait déjà partie des préoccupations des Chirurgiens et des équipes soignantes. Par contre, la stérilisation des dispositifs utilisés pour les soins Infirmiers dans les services n’était pas encore une pratique très courante ni reconnue alors comme impérieuse, exception faite des quelques dispositifs invasifs : aiguilles à ponction lombaire, à ponction d’ascite ou pleurale pour lesquels l’asepsie était déjà de règle. • Les plateaux émaillés, les quelques pinces et ciseaux étaient uniquement flambés à l’alcool à brûler juste avant utilisation. L’apprentissage de cette pratique n’était pas sans risque : quel élève Infirmier(e) débutant(e) n’a pas un jour déclenché l’affolement du service pour avoir oublié un flacon d’éther à proximité du lieu de flambage ou ne s’est pas brûlé les doigts pour avoir trop mis d’alcool à brûler dans le plateau ?.. ou n’a pas reçu les foudres du Médecin pour lui avoir donné à la pince à servir un instrument encore brûlant ! • Les 2 seules seringues de 20 ml du service trempaient à demeure avec les aiguilles dans un grand bol d’alcool à 90°. Pratiquer une injection intramusculaire consistait d’abord à bien désinfecter la seringue en aspirant plusieurs fois l’alcool contenu dans le bol et ensuite, à la rincer intérieurement avec de l’eau qui n’avait de stérile que le nom : eau bouillie conservée dans un flacon en verre (quand ce n’était pas du grès) dans lequel plongeait un grand trocart en acier pour y adapter la seringue, le tout recouvert d’un tampon de coton cardé pour préserver l’ensemble des poussières. La difficulté consistait ensuite à récupérer l’aiguille au fond du bol d’alcool sans se piquer les doigts. Souvent, le peu d’alcool contenu dans l’aiguille réagissait avec le médicament qui, soit changeait de couleur, soit précipitait et devenait très visqueux au point de plus pouvoir être injecté au travers de l’aiguille. L’injection réalisée, la seringue et l’aiguille étaient rincées à l’eau claire sous le robinet avant d’être mises à nouveau à tremper dans l’alcool. • Les aiguilles à injection ou prises de sang étaient bien sûr réutilisables et perdaient, au fur et à mesure de leurs utilisations leur pouvoir piquant. Le réaffutage sur la pierre à huile était de tradition confié au bricoleur le plus minutieux du service. • Les tubulures à perfusion en caoutchouc rouge et leur compte-gouttes en verre, de même que les tubulures à lavement en caoutchouc noir étaient mis à bouillir dans l’eau : pas ensemble bien-sûr, mais successivement… dans la même casserole, où elles étaient parfois oubliées : c’était l’odeur de caoutchouc brûlé qui nous signalait alors la fin du traitement ! • Les sondes urinaires en caoutchouc rouge étaient stockées dans des boîtes à gâteau puis trempées quelques secondes dans l’alcool et égouttées sommairement avant cathétérisme. Après dépose, elles étaient lavées au savon de Marseille puis mise à sécher, avant de rejoindre à nouveau la boîte à gâteau. • Les compresses et les bandes de gaze étaient fabriquées par les personnels de nuit à partir de gros rouleaux de pièces de gaze découpés puis pliés ou roulés selon des formats très personnels. Les compresses étaient ensuite minutieusement rangées en éventail dans des boîtes de lait en poudre en aluminium puis confiées au bloc opératoire ou au service des urgences pour être stérilisées, récipient fermé oblige : …au Poupinel ! Point besoin alors de témoin de passage à la stérilisation : le jaunissement et parfois pire des compresses attestait à lui seul qu’elles avaient bien subies l’indispensable traitement. • Les patins (entendez par là les pansements américains), étaient eux aussi confectionnés la nuit à partir de pièces de gaze, de coton hydrophile et de coton cardé. Conditionnés dans des tambours à éclisse récupérés dans les réformes du bloc, ils étaient ensuite stérilisés par autoclave à vapeur d’eau au Bloc Opératoire ou en salle d’urgences. • Les boules de coton étaient roulées manuellement à partir de coton hydrophile non dépeluché présenté en ballots : tâche souvent dévolue au moins ancien dans le grade le moins élevé, qui l’assurait d’office d’une séance d’éternuements et tâche particulièrement redoutable pour les barbus qui prenaient bien vite l’allure du Père Noël. En Juin 1965 , une première campagne de sensibilisation à l’hygiène provoqua une révolution dans ces pratiques : • Fini la trempette des seringues et des aiguilles dans le bol d’alcool : elles devaient subir obligatoirement la stérilisation par Poupinel entre chaque utilisation.

B.M.N Étudiant(e) en Médecine

Genre:

 Re : La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

• Bonjour les boîtes de seringues : chaque équipe avait sa boîte : boîte pour l’équipe de matin, pour l’équipe d’après midi et pour l’équipe de nuit. La réalisation de ces boîtes de seringues relevait à chaque fois de l’exploit : les seringues mises à bouillir devaient être réassemblées, et, en l’absence de repère entre le corps de seringue et le piston, ce n’est qu’après de multiples tâtonnements qu’elles étaient enfin appareillées. Le corps et le piston étaient ensuite désassemblés, placés tête bêche et enroulés dans une pièce de gaze. L’organisation de la boîte se faisait par couches successives : une couche de coton, une couche de seringue etc…comme une tartiflette, avec la volonté de bien capitonner les seringues pour surtout ne pas les casser…sans savoir que ce capitonnage nuisait à la conductivité de la chaleur. • Bonjour les boîtes d’aiguilles : toutes les catégories d’aiguilles étaient soigneusement rangées dans la boîte sur une tôle multiperforée qui faisait office de chevalet de rangement et de classification. • Et bonjour les dégâts : l’absence de normalisation de la conicité entre les seringues et les aiguilles nous imposait l’utilisation de tout petits embouts intermédiaires corrigeant les différences de diamètre. Ces embouts, impossibles à prendre et à adapter sur la seringue avec une pince à servir (trempant dans l’alcool) nous ont valu bien des explorations à 4 pattes sous les lits pour les récupérer. Mais plus question de réclamer autre chose : l’achat de toutes ces boîtes et seringues en verre avait largement dépassé les crédits habituellement accordés au service pour ses besoins annuels en petit matériel. Dire qu’il y avait négligence à appliquer de telles procédures : je dirai non puisque chacun le faisait avec la volonté de bien faire, selon les pratiques communes aux établissements de soins de l’époque : époque héroïque où 10.000 unités de Pénicilline par jour étaient une posologie considérée comme largement suffisante pour traiter presque tout type d’infection sévère. Dire qu’il y avait de l’infection : avec le recul oui bien sûr mais pour l’époque, l’abcès de la fesse après piqûre faisait partie du " décor " : trois fois par semaine l’interne du service des urgences incisait les abcès : chacun des trois secteurs d’hospitalisation avait " droit " à une incision sans rendez-vous préalable. Lequel choisir ? c’est la Religieuse du service qui, après les avoir tous tâté du bout du doigt choisissait le " plus mûr " et gérait les priorités. 1969 à 1972 fut une période fertile en changements, y compris en matière de lutte contre les infections nosocomiales : - d’une part : le développement de la chirurgie orthopédique, la chirurgie de plus en plus invasive, l’accroissement du nombre de malades allergiques à la Pénicilline et l’apparition de souches de plus en plus résistantes aux antibiotiques ont obligé les soignants et les praticiens à prendre encore plus en compte les mesures d’hygiène élémentaires. - d’autre part : les progrès réalisés dans la plasturgie, la vulgarisation de l’oxyde d’éthylène et des rayonnements ionisants pour stériliser à basse température les matériaux thermosensibles ont permis aux Laboratoires Pharmaceutiques de nous proposer des dispositifs stériles jetables jusqu’alors impossibles à stériliser par les procédés faisant appel à la chaleur. Les ligatures chirurgicales (catgut, crin, nylon, soie tressée) jusqu’alors achetées en bobine de grande longueur, dont les restes étaient précieusement conservés entre deux interventions dans un bocal d’alcool pour être utilisés jusqu’au dernier centimètre, ont été très rapidement remplacées par des ligatures plus courtes déjà serties sur des aiguilles. Les gants de chirurgien, en caoutchouc épais, lavés et talqués entre chaque intervention voire rapiécés par des rustines en cas de perméabilité ont été abandonnés au profit du gants de chirurgie en latex à usage unique. Les sondes à demeure, les tubulures de perfusion et les drains en caoutchouc ne devaient plus être réutilisés d’un malade à l’autre. Pour mieux satisfaire les exigences de sécurité au niveau asepsie : le flambage des plateaux et des pinces fut abandonné et la stérilisation fut centralisée pour tous les services de Chirurgie, la Radiologie, les Urgences, les Consultations Chirurgicales et plus tard la Réanimation. Dans un local de 20 m2 à peine, un autoclave de dernière génération fut implanté et le local aménagé pour permettre, avec le concours de trois Aides-soignantes, la fabrication des sets de soins prêts à l’emploi sous emballage papier. Pour faciliter la tâche des soignants, la prestation de cette unité a été étendue à la distribution de tous les dispositifs stériles ou non stériles, des pansements, des ligatures et des sondes, et à partir de 1975 : des seringues à usage unique. L’utilisation de la seringue à usage unique était tellement marginale à l’époque que craignant un usage " détourné ", les responsables n’acceptaient de nous commander des seringues neuves qu’en échange nombre pour nombre des emballages vides : la perte d’un emballage de seringue pouvant être perçu comme la preuve d’un détournement et représentait à elle seule la menace d’un retour sans préavis à la seringue en verre. Les Infirmières en exercice professionnel à cette époque se souviennent du temps passé à classer et à compter les emballages par catégories, sans oublier l’obligation parfois de vider les sacs poubelle pour récupérer un emballage jeté par mégarde et manquant à l’inventaire ! Adieu les grosses boîtes d’instruments et les grands tambours de compresses, adieu la pince à servir, l’alcool à brûler et la boîte d’allumettes, et ouf !…adieu les seringues en verre. Sans le savoir, en Mai 1972, l’ Hôpital de Bourg-en-Bresse a inventé non la Stérilisation Centrale mais la CAMSP, toute ressemblance avec ce qui s’est généralisé plus tard à partir de 1974 dans les établissements de soins n’étant que pure coïncidence ! Tous ces changements ne se sont pas faits sans difficultés : jeter toutes ces boîtes et ces tambours, jeter tout ce matériel après usage, jeter tous ces sachets d’emballage, acheter tous ces instruments en inox en remplacement des instruments en acier chromé, acheter tous ces plateaux en plastique, était de prime abord contraire à des réflexes ancrés d’économie et ont même, disons, échauffé quelques esprits, pas forcément des plus anciens à qui on demandait jusqu’alors de tout faire avec peu, mais d’acteurs de soins qui n’avaient sûrement pas saisi l’importance de l’enjeu. A cette époque, les dispositifs stériles et les pansements ne faisaient pas encore partie du monopole pharmaceutique : c’est " l’ Econome " avec l’accord circonstancié du Pharmacien qui gérait les demandes des unités de soins en matériel à usage unique : époque faste où les " crédits supplémentaires " venaient en Septembre s’ajouter au budget primitif, en quantité nécessaire et (plus que) suffisante pour satisfaire les besoins. Epoque bien heureuse pour les services de soins qui voyaient naître et progresser leurs projets sans même attendre parfois l’approbation des budgets. __

B.M.N Étudiant(e) en Médecine




Genre:

 Re : La Stérilisation d’hier à aujourd’hui.

1979 fut une étape importante pour le Centre Hospitalier de BOURG avec l’ouverture de l’ hôpital de Fleyriat : un des derniers hôpitaux construit avant l’apparition des rigueurs budgétaires et un bel outil de travail doté d’équipements de dernière génération dont certains même d’avant garde. Le service de stérilisation centrale ne fut pas oublié dans la distribution : renforcement de l’équipe par 3 postes d’Aides-soignantes et un poste d’Infirmière, superficie du service passant de 20 à 320 m2, service confortablement et entièrement équipé de mobiliers et d’équipements fonctionnels reluisants le neuf. Tout était réuni pour centraliser la stérilisation au bénéfice de l’ensemble des unités de soins de Fleyriat et de celles restées sur l’Hôtel-Dieu, en attente de la construction de la deuxième tranche. Un premier objectif du service fut de proposer aux soignants des sets de soins " prêts à l’emploi " contenant le minimum nécessaire de dispositifs pour un soin donné : un soin = un set. Satisfaire par manufacture cette prestation s’est avéré bien vite du domaine de l’utopie : des industriels du pansement ont été contactés pour nous fournir cette prestation mais aucun a été attentif à notre demande. Les bressans, qui par nature ont la tête dure ne capitulent pas devant les difficultés : de là à considérer le service de stérilisation comme une petite entreprise il n’y a qu’un pas : cette originalité nous a conduit bien vite à l’obligation de mécaniser nos moyens de production. En 1982, le Centre Hospitalier innova en faisant d’une part l’acquisition d’une machine de conditionnement qui nous permit non seulement de faire face aux besoins de fabrication de l’époque mais aussi de prendre en charge en 1984 la stérilisation pour le secteur Mère et Enfant sans effectif supplémentaire, mais aussi, en sous-traitant la stérilisation de cette production à une société utilisant le rayonnement ionisant, procédé de stérilisation ne transformant pas les qualités de douceur et d’absorption des pansements comme l’aurait fait la stérilisation par vapeur d’eau. Le deuxième objectif du service fut " la qualité " : même sans avoir formalisé au départ la démarche, cette préoccupation fut à l'origine de décisions importantes qui plaçaient le Centre Hospitalier de Bourg en bon rang et parfois en précurseur dans la recherche de sécurité apportée au malade et dans la gestion économique des dispositifs : remplacement de tous les matériels creux et tubulaires réutilisables difficiles à nettoyer par de l’usage unique, remplacement des champs en coton pour le drapage chirurgical par du non tissé à usage unique, utilisation de sarraus en microfibre pour l’habillage du chirurgien, etc… Ces deux objectifs se sont encore plus concrétisés avec la construction de la CAMSP en 1994, où, en un lieu unique, sont réunis moyens et compétences pour gérer de façon cohérente la prestation stérilisation et dispensation des dispositifs et des pansements : unité dont la centralisation est presque unique en France et que beaucoup d’établissements nous envient, où la qualité s’est étendue au contrôle unitaire sous loupe éclairante de tous les dispositifs invasifs ou à risque avant d’autoriser son recyclage, à la validation des cycles de stérilisation par un logiciel de supervision des cycles d’autoclave développé en partenariat avec le fournisseur, à une mise en place de la traçabilité, et bien sûr, à la formalisation de la démarche assurance qualité sur la base de la démarche de certification, sans pour autant la revendiquer. Que reste-t-il de ces années soixante ? quelques vielles boîtes, vieux tambours et vieux instruments sur un rebord de fenêtre, témoins du temps passé, et des acteurs, toujours là, bon pied, bon œil, avec encore des projets !

Souvenirs d’un cadre supérieur infirmier à l’hôpital de Bourg-en-Bresse J.P. LOUVET "

mardi, février 16 2010

Une nouvelle association pour les agents de stérilisation

Cette association s'étant exprimée dans un commentaire, nous vous présentons son argumentaire, dans l'attente de plus d'informations :

"Depuis aout 2009 AFASTE est née Association Française des Agents de STErilisation Un groupe composé d'agents de stérilisation de formation de base différente et d'horizons différents, de pharmaciens experts, d'IBO et de cadre IBODE( 10 personnes) forment AFASTE Cette association nouvellement crée à pour objectifs de rendre les agents de stérilisation Acteurs pour

  •  Promouvoir leur fonction d’ « agent de stérilisation »
  •  Uniformiser leur formation
  •  Représenter les agents de stérilisation auprès des instances et congrès
  •  Partager les expériences en organisant des ateliers de travail


Si vous voulez adhérer a AFASTE , ecrivez nous infos@afaste.fr"

dimanche, novembre 15 2009

Ressources humaines en stérilisation, avant-propos du Dr Goullet au document du groupe de travail AFS 2009

"La stérilisation des dispositifs médicaux fdans les établissements de santé est un acte complexe, de type artisanal, mais relevant d'une organisation de type industriel. i'est une activité principalement manuelle, dans laquelle l'utilisation de la machine n'intervient que dans quelques étapes du processus.

Par ailleurs, la stérilisation est devenue 'adulte-, et est passée d'une annexe de la salle d'opération à un véritable service médico-technique spécialisé dans l'hôpital.

Ces deux constatations font apparaître le rôle fondamental de l'humain dans ce service, dans lequel sont réalisés des soins indirects. C'est une activité hospitalière, qui, au même titre qu'un service d'imagerie médicale, est au cœur de l'activité hospitalière ; c'est un service de soins, avec ses exigences, sa cohésion, ses difficultés, ses joies...

La qualité de la prestation est éminemment dépendante de la qualité du personnel : son implication, sa motivation, et à la clef de tout ceci : sa formation.

Sur la plan qualité et sécurité, de très nombreux aspects de l'exercice de cette activité sont réglementés, codifiés par des bonnes pratiques, des guides, mais toute latitude est laissée pour parvenir aux résultats. Ainsi en est-il tout particulièrement sur le plan du personnel faisant fonctionner ces services médîco-techniques : il doit cire qualifié, habilité pour les tâches auxquelles il est affecté, mais peu d'indications sont apportées par les textes sur les catégories socio-professionnelles, les filières ou sur la qualification ou la formation de base des agents à recruter.

Ce problème n'a pas échappé à l'AFS, qui a souhaité depuis de nombreuses années faire l'état de la situation actuelle, faire des propositions pour la formation du personnel, et la reconnaissance de son activité. Dans la plupart des stérilisations des établissements de santé, l'ensemble des maillons de la chaîne que constitue la stérilisation des dispositifs médicaux, est assuré par des agents ayant une qualification de base non liée à la stérilisation, ou non spécifique, d'origines très diverses (aide-soignant, agent de service hospitalier, ouvrier, technicien...), mais qui ont été formés à cette activité très spécifique qu'est la stérilisation, puis jugés aptes à remplir leur mission. La filière soins, débutant par la fonction ASH, peut être une solution, mais il y en a plusieurs autres, comme l'atteste la situation actuelle dans les établissements de santé. De formidables gisements de richesse peuvent être trouvés dans des formations initiales sans grand rapport avec la santé, mais souvent dans des processus industriels se rapprochant de celui de la Stérilisation.

Quelle(s) catégorie(s) socio-professionnel(les) recruter ? Comment la (les) former ? Comment faire reconnaître cette spécialisation, et ce haut professionnalisme que l'on exige pour faire fonctionner un service de Stérilisation ? Comment faire évoluer la carrière des agents ? La fonction hospitalière ne reconnaît que peu de filières (soignant ou ouvrière), et il n'est pas rare que des agents qui avaient une activité spécialisée en stérilisation, hygiène ou qualité dans l'industrie (médicaments, aliments) soient embauchés comme ASH ou ouvrier professionnel (OP), sans tenir compte de leur expérience ou de leurs diplômes le cas échéant. Ils reçoivent des émoluments correspondant à leur catégorie d'embauché, sans commune mesure avec leur activité réelle, son importance et la responsabilité qu'ils endossent.

La diversité de ces métiers qui sont appelés à collaborer étroitement apporte une grande richesse de complémentarité ; malgré un léger handicap dû à des origines très diverses et des cultures différentes conduisant parfois à des problèmes de compréhension, la diversité n'est en aucun cas rédhibitoire, elle est même à rechercher.

La reconnaissance que l'on peut témoigner aux agents, la valorisation de leur engagement et la qualité de leur travail ne fait actuellement l'objet que de démarches liées aux priorités locales. Sur le plan national, la création d'un grade «agent de stérilisation- serait souhaitable, avec la reconnaissance pécuniaire allant de paire. C'est une voie, qui présente ses avantages et ses inconvénients, mais ce n'est peut être pas la seule, d'autant plus que le résultat d'une démarche dans ce sens n'est pas certain.

Dans un contexte de raréfaction des ressources, faire reconnaître la spécificité, la haute technicité et l'attracti-vité de la fonction d' «agent de stérilisation" est l'un des objectifs que l'AFS poursuit sans relâche. Je salue le très important travail des membres de l'atelier AFS «Formation en stérilisation", qui, au fur et à mesure de son élaboration, a montré que le sujet était plus vaste, et nécessitait sa transformation en un atelier plus large : -Ressources humaines en stérilisation-. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés, et tout particulièrement les pilotes de ces ateliers, qui ont été successivement Jean-Marie Kaiser, puis Dominique Combeau et Christine Denis, sans oublier les précieux renforts d'Annette Beaugas et de Bernadette Valence au cours de certaines étapes.

Je remercie également Brigitte Faoro, qui a repris le flambeau de la présidence de l'AFS tout en ayant à cœur de mener à bien cet atelier". •

Dr Dominique GOULLET Président honoraire AFS Mars 2009

AFS, siège social : CAMSP – Hôpital Edouard Herriot – 69437 LYON cedex 03

dimanche, février 8 2009

professionnalisation des agents de stérilisation ? Le serpent de mer...

Stérilisation des dispositifs médicaux: vers une professionnalisation des agents

Le 05 Fevrier 2009 - (APM International) : Les 31èmes Journées nationales d'études sur la stérilisation dans les établissements de santé aborderont en avril prochain le thème des ressources humaines en stérilisation avec les questions de formation et d'organisation qui font émerger la nécessité d'une professionnalisation de cette fonction.



"Nous avons retenu comme sujet l'homme au coeur de la stérilisation. C'est un sujet essentiel, même s'il surprend certains", a indiqué mardi Bernard Charles, président fondateur du Centre d'études et de formation hospitalières (CEFH) qui organise ces Journées, lors d'une conférence de presse de présentation du programme.

Ces journées, qui se tiendront les 8 et 9 avril à Marseille, réunissent plus de 2.000 participants, médecins, chirurgiens, pharmaciens, directeurs d'hôpitaux, ingénieurs biomédicaux, infirmiers, personnel soignant, techniciens, chercheurs du monde hospitalier public et privé.

"Cela fait des années que l'on parle des équipements, des locaux. On arrive à un tournant concernant les équipes, avec des difficultés de recrutement de plus en plus fréquentes", a détaillé Brigitte Faoro (CHU de Montpellier), coordonnateur scientifique des Journées.

Ces difficultés sont dues au fait que le personnel de stérilisation n'est pas forcément un personnel dédié et qu'il existe un grand turn-over. "Les agents de stérilisation sont des aides-soignants formés sur le tas", a-t-elle expliqué.

Avec la technicité plus importante du process de stérilisation et du matériel à traiter et compte tenu de l'éloignement des stérilisations centrales des blocs opératoires, une formation de six mois à un an est nécessaire. Il faut donc pouvoir fiabiliser le personnel pour amortir cette formation mais souvent les aides-soignants qui ont voulu venir en stérilisation, souhaitent pouvoir ensuite retourner auprès des patients.

"Nous voulons évoluer vers la professionnalisation des agents de stérilisation", a indiqué Brigitte Faoro.

Au sein de l'Association française de stérilisation (AFS), "nous avons travaillé sur la formation de base nécessaire et nous avons abordé le recrutement. Nous voulons mettre en exergue un certain nombre d'éléments. Les agents sont souvent mal reconnus dans l'hôpital. Il faut trouver des moyens pour faire reconnaître cette formation poussée en termes de spécialisation et sur le plan financier", a-t-elle ajouté.

"Nous y réfléchissons depuis deux-trois ans et nous sommes maintenant à maturité pour dire les besoins, définir les profils de postes et travailler sur le management des équipes", a-t-elle poursuivi.

UN MANQUE DE RECONNAISSANCE

"La démarche que nous initions se heurte à des difficultés. C'est à contre-courant car le ministère est très opposé aux filières par crainte d'avoir des agents trop spécialisés plus difficiles à redéployer. Cependant, il y a des métiers à l'hôpital et la polyvalence ne satisfait pas tous les problèmes", a complété Bernard Certain (hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul, Paris, AP-HP), co-organisateur.

Par exemple, en cas d'absentéisme, il est très difficile de remplacer au pied levé le personnel.

Cette professionnalisation devient nécessaire devant la complexité grandissante de l'instrumentation chirurgicale à stériliser "qui ne s'acquiert pas en peu de temps au sein de l'équipe" mais qui fait ressortir "un vrai besoin de formation". En outre, ce transfert de connaissances pour la recomposition des plateaux présente l'avantage de libérer du temps d'Ibode (infirmière de bloc opératoire), une profession marquée par la raréfaction.

Le congrès portera également sur la fragilité de ce personnel car le métier est difficile physiquement.

Le turn-over important s'explique aussi par le fait que "l'hôpital reste un des rares endroits où l'ascenseur social fonctionne et une des rares structures qui emploie des agents sans compétences. L'hôpital permet à des agents hospitaliers de devenir cadre. Beaucoup d'agents veulent devenir infirmiers, ce qui entraîne des départs. C'est formidable mais cela s'accompagne d'une obligation de reformer un nouveau personnel", a noté Bernard Certain.

Malgré le refus de faire évoluer ce métier au niveau national, des initiatives locales permettent de répondre à cette demande de professionnalisation comme la formation reconnue au CH d'Orléans ou encore un petit plus financier dans certains établissements parisiens où une dotation complémentaire pour les primes semestrielles a été obtenue pour récompenser les agents ayant suivi des formations pendant cette période.

Pour Bernard Charles, la nouvelle loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) va donner plus d'autonomie aux directeurs généraux, ouvrant la possibilité d'initiatives locales. Or, le souci de la qualité compte beaucoup pour eux, surtout en matière d'infections nosocomiales.

Après cette matinée, les ateliers du mercredi 8 avril traiteront de l'ergonomie du travail et des pathologies professionnelles, de l'organisation du travail du management de la production en stérilisation, de ce que doit faire le personnel de la stérilisation à la réception d'une nouvelle stérilisation et enfin des difficultés liées à l'instrumentation en dentisterie, secteur qui fait l'objet d'une vague d'inspection en ce moment.

LE MATERIEL D'OPHTALMOLOGIE FRAGILE ET DIFFICILE A TRAITER

La matinée de la deuxième journée portera sur le matériel d'ophtalmologie et sa stérilisation. "C'est un matériel difficile, fragile, qui pose des problèmes de traitement et qui est très coûteux", a souligné Brigitte Faoro.

La chirurgie de la cataracte est l'intervention la plus pratiquée avec 500.000 interventions chaque année en France. Les consultations en ophtalmologie nécessitent beaucoup de matériel. De plus, l'oeil est un abord particulièrement opportun pour les infections nosocomiales.

D'autres communications porteront sur la gestion des risques en stérilisation (analyse et maîtrise), sur les produits prionicides et le CHU de Pointe-à-Pitre (La Guadeloupe) présentera l'organisation de sa stérilisation actuellement en travaux.

Les symposiums satellites proposés par des industriels la veille des Journées ont déjà comme inscrits fermes Amcor SPS, Getinge, Dr Weigert, Ecolab, Phagogene, B.Braun et Sterience.

Le CEFH reconduit en 2009 le prix Innoster qui récompense une innovation repérée et choisie par les congressistes sur les stands et le prix CEFH (financé par Alkapharm, Getinge et Amcor SPS) pour distinguer une action réalisée ou en cours de réalisation par une équipe hospitalière sur les thèmes de la stérilisation et innovation, stérilisation et enjeux économiques et organisation des soins et traçabilité. Pour ce prix doté de trois fois 3.000 euros, les dossiers peuvent être envoyés jusqu'à début mars.

jeudi, janvier 22 2009

Cours aux élèves AS du 21 janvier

Cours sur la stérilisation très intéressant aux étudiants aide-soigants (aide-soignantes) du centre de formation de Poissy Saint-Germain-en-Laye hier. Un groupe très vivant. Beaucoup de questions. J'ai un peu révisé ma position à cette occasion qui voulait ne plus proposer à ces étudiants qu'une visite virtuelle par l'intermédiaire d'une video qui aurait été mise en ligne sur ce blog. Autant je reste persuadé qu'ouvrir les stérilisations centrales ne peut être que bénéfique, autant je pense que l'échange réel est indispensable et que cette idée n'était pas cohérente avec ma conviction qu'il est vraiment regrettable que ce module de stage ait disparu de la formation d'AS.

samedi, novembre 29 2008

Offres d'emploi à la stérilisation de Saint-Germain-en-Laye

Ce blog n'étant pas institutionnel, nous ne gérons pas directement les recrutements.
Plusieurs personnes nous ont cependant contacté pour nous soumettre leur candidature. Il est vrai que des recrutements sont régulièrement nécessaires à la stérilisation centrale pour remplacer les départs (le turn-over n'est pas très important mais il y a cependant des agents qui quittent le service pour une raison ou une autre, ce qui à mon avis est une bonne chose qui permet à chacun de voir sa vie professionnelle évoluer et s'enrichir à condition de ne pas descendre en dessous d'un certain seuil d' "anciens" garants de l'histoire des pratiques du service et références pour les nouveaux.)

En dehors de cet aspect, de nombreux projets dont la centralisation totale de la production de matériel stérile des deux sites du CHI (en incluant le matériel du bloc opératoire de Poissy) nécessiteront dans les mois à venir un renforcement conséquent de l'équipe. Donc, si vous souhaitez en savoir davantage n'hésitez pas à nous contacter, nous ferons suivre vos CV et lettre de motivation aux personnes en charge des embauches.

mardi, novembre 11 2008

L' Aide Soignant en stérilisation

Présentation générale du travail de L' Aide Soignant en stérilisation.

Lire la suite...

jeudi, novembre 6 2008

Cours de stérilisation aux IDE, AS et sage-femmes

Nous sommes régulièrement sollicités par les instituts de formation, IFSI, écoles de sage-femmes, pour donner des cours sur la stérilisation aux aide-soignants, infirmiers et infirmières, ainsi qu'aux sage-femmes. Nous avons promis aux étudiants de mettre en ligne le support utilisé, bien que ce ne soit qu'une trame et qu'il soit loin d'être parfait.

Lire la suite...