Bien sûr, nous ne sommes pas en première ligne dans les relations avec les patients et leur famille.

Bien sûr, ces idées -nauséabondes- diffusent de plus en plus et se banalisent.

Bien sûr, pour beaucoup, la toile est un territoire "à part", une terre d'expression sans limite.

N'empêche qu'à un moment, on se sent soignant, solidaire de ses collègues et citoyen d'un pays de droit. Hier, par exemple, en trouvant via facebook une vidéo sur Dailymotion intitulée "Pas d'infirmière noire pour ma femme !" dans laquelle l'auteur explique en large et en travers son indignation que sa requête "exprimée poliment" (sic !) que sa femme ne soit pas en contact avec quelque infirmière noire que ce soit n'ait pas été prise en compte, au mépris de ce qu'il semble considérer comme son droit le plus fondamental à une certaine préférence...

Nous ne nous étonnerons pas que cette vidéo ait pu être publiée (pas de filtre ? pas de contrôle de l'hébergeur avant mise en ligne ?) et noterons que le rappel à la législation et à ses propres CGU a entraîné la mise hors-ligne quasi immédiate.

Bien sûr, d'aucuns nous diront que c'est un coup d'épée dans l'eau, qui ne change rien au fond.

Bien sûr...