La chirurgie de la hanche lyonnaise s’exporte à Pékin
Publié le 26/01/2011 à 00:00
Le Dr Jacques Caton a fait découvrir à l’équipe chinoise les autoclaves de stérilisation
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En plein essor, les hôpitaux privés chinois assurent actuellement 20 % des actes mais visent les 40 %. Intéressée par le modèle français, la Fédération hospitalière privée chinoise a signé avec la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) française - présidée par le Lyonnais Jean-Loup Durousset - un accord de coopération qui va se traduire en 2011 par la signature de six accords entre établissements français et chinois. Le premier de ces partenariats a été signé lundi entre la clinique lyonnaise Emilie de Vialar, spécialisée en orthopédie, et l’hôpital orthopédique Beiya de Pékin, l’un des plus gros hôpitaux privés chinois, où le Dr Jacques Caton s’était rendu en juillet en sa qualité de président de l’Académie de chirurgie orthopédique. Hier Zhengguan Xiao, le propriétaire et président de l’hôpital Beiya, la vice-présidente et un chirurgien ont suivi le Dr Caton au bloc pour observer le circuit du patient, les protocoles de stérilisation et d’intervention. « L’hôpital Beiya a un gros secteur de rééducation mais la chirurgie est encore un peu rudimentaire », explique Jacques Caton. La clinique Emilie de Vialar accueillera 4 chirurgiens en formation pour une durée de deux mois et des chirurgiens lyonnais se rendront à Pékin pour les aider. Mais les échanges s’étendent aux domaines scientifiques, techniques, technologiques et à la gestion. « En Chine, on trouve actuellement beaucoup d’inégalités entre des choses de très haute technologie et d’autres de moindre qualité », précise le Dr Caton. A l’hôpital Beiya, la pose d’une prothèse de hanche peut varier de 4 000 euros si le modèle est chinois à 5 500 euros s’il est américain, le salaire moyen d’un Pékinois étant de 550 euros. « La chirurgie orthopédique française est une des meilleures au monde. Beaucoup de prothèses de hanche françaises ont été copiées aux Etats-Unis. Grâce à ces coopérations, on ne laisse pas le champ libre aux Américains. Nous pouvons aider l’industrie française à s’implanter en Chine. Et nous avons toujours eu une mission d’enseignement à la clinique, nous avons vu défiler l’Europe et le monde entier », avance le Dr Caton en mettant en avant le dernier classement du Nouvel Observateur qui place la clinique Emilie de Vialar 1re en Rhône-Alpes et 9 e en France pour la prothèse de la hanche.
source : http://www.leprogres.fr/rhone/2011/01/26/la-chirurgie-de-la-hanche-lyonnaise-s-exporte-a-pekin Sylvie Montaron