Santé. Face au projet de Roselyne Bachelot de supprimer les blocs opératoires qui pratiquent moins de 1 500 actes, Éric Fradet, le directeur, réagit.

L'éternelle menace, qui pèse depuis plus de 10 ans maintenant sur les blocs opératoires des petits hôpitaux, est à nouveau d'actualité. Ce qui fait discrètement sourire Éric Fradet, directeur du centre hospitalier de Figeac, qui s'empresse de ressortir les coupures de presse de l'époque. Alors, oui, la ministre de la Santé a bien un projet d'arrêté en tête, qui pourrait conduire à la fermeture des blocs opératoires où l'activité chirurgicale est inférieure à 1 500 actes par an. « Non, il n'y a pas d'inquiétude à avoir pour Figeac », rassure son directeur, qui argumente : « Bien sûr, il y a cet aspect quantitatif du seuil de 1 500 actes (avec anesthésie générale), mais il y a aussi l'aspect qualitatif. À Figeac, tout l'environnement technique est aux normes, la stérilisation est proche d'une certification et nos chirurgiens sont très bons. Il faut aussi relativiser le nombre d'actes par rapport au nombre de chirurgiens d'un établissement. Ici, par exemple, le Dr Le Minh et le Dr Ferrarini travaillent à temps plein et font autant d'actes que s'ils étaient à Montauban ».

L'inquiétude s'éloigne un peu plus encore quand on sait qu'un nouveau chirurgien viscéral, le Dr Aziz, vient d'arriver dans le service. Ou encore quand Éric Fradet parle d'une activité globale de l'hôpital en hausse. Il n'en oublie pas pour autant de rappeler : « Cette nouvelle menace sur les petits hôpitaux légitime un peu plus le rapprochement clinique Fond-Redonde, hôpital de Figeac » (lire encadré).

En attendant un pôle de santé mutualisé, le centre hospitalier de Figeac va de l'avant : la réfection des locaux se poursuit, avec d'ici la fin de l'année la réfection des consultations externes au rez-de-chaussée, les travaux d'aménagement de l'ancienne maternité pour accueillir 20 lits de soins de suite gériatriques. Ils seront mis en service dès janvier 2010 avec le recrutement de vingt personnes. Ce sera aussi des travaux à l'étage gastro-entérologie, etc. Un coût global de 180 000 € qui s'ajoute au 1,1 million d'euros de travaux des urgences.

Enfin, l'hôpital va se doter d'un scanner dernière génération, courant décembre. « Un investissement de 500 000 € pour cet équipement médical haut de gamme, qui permettra entre autre de réaliser des côloscopies de façon virtuelle », explique le Dr Le Minh. Trois internes en cardiologie et gastro-entérologie rejoindront très prochainement les effectifs de l'hôpital. De bonnes nouvelles pour Figeac qui font donc douter de l'éventualité de la fermeture du bloc opératoire.


Source : ladepeche.fr Publié le 31/10/2009 14:16 | Lae.B.