Stérilisation hopital

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Bienvenue sur Sterilisation-hopital.com, blog ouvert, par un infirmier en stérilisation, sur l'histoire, le quotidien et l'avenir de la stérilisation des dispositifs médicaux recyclables; stérilisation centrale hospitalière, en sous-traitance, externalisation, en cabinet ou industrielle. Partage de connaissances, actualités en stérilisation, témoignages d'expériences, débat et recherche de solutions intégrant les aspects coût, qualité, personnel, technique, organisation, réglementation et évolution des structures. Ce blog stérilisation s'adresse autant aux spécialistes du domaine qu'au grand public ou professionnels de santé en formation ou non mais curieux de découvrir ce secteur de l'hygiène hospitalière ; il souhaite également donner la parole dans le cadre de sa charte aux utilisateurs d'équipements de stérilisation type autoclave, laveur-desinfecteur, thermosoudeuse, consommables ou logiciel de traçabilité ou supervision.

dimanche, février 20 2011

La chirurgie de la hanche lyonnaise s’exporte à Pékin

La chirurgie de la hanche lyonnaise s’exporte à Pékin
Publié le 26/01/2011 à 00:00
Le Dr Jacques Caton a fait découvrir à l’équipe chinoise les autoclaves de stérilisation
dr-caton-equipe-chinoise-autoclaves-sterilisation.jpg
En plein essor, les hôpitaux privés chinois assurent actuellement 20 % des actes mais visent les 40 %. Intéressée par le modèle français, la Fédération hospitalière privée chinoise a signé avec la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) française - présidée par le Lyonnais Jean-Loup Durousset - un accord de coopération qui va se traduire en 2011 par la signature de six accords entre établissements français et chinois. Le premier de ces partenariats a été signé lundi entre la clinique lyonnaise Emilie de Vialar, spécialisée en orthopédie, et l’hôpital orthopédique Beiya de Pékin, l’un des plus gros hôpitaux privés chinois, où le Dr Jacques Caton s’était rendu en juillet en sa qualité de président de l’Académie de chirurgie orthopédique. Hier Zhengguan Xiao, le propriétaire et président de l’hôpital Beiya, la vice-présidente et un chirurgien ont suivi le Dr Caton au bloc pour observer le circuit du patient, les protocoles de stérilisation et d’intervention. « L’hôpital Beiya a un gros secteur de rééducation mais la chirurgie est encore un peu rudimentaire », explique Jacques Caton. La clinique Emilie de Vialar accueillera 4 chirurgiens en formation pour une durée de deux mois et des chirurgiens lyonnais se rendront à Pékin pour les aider. Mais les échanges s’étendent aux domaines scientifiques, techniques, technologiques et à la gestion. « En Chine, on trouve actuellement beaucoup d’inégalités entre des choses de très haute technologie et d’autres de moindre qualité », précise le Dr Caton. A l’hôpital Beiya, la pose d’une prothèse de hanche peut varier de 4 000 euros si le modèle est chinois à 5 500 euros s’il est américain, le salaire moyen d’un Pékinois étant de 550 euros. « La chirurgie orthopédique française est une des meilleures au monde. Beaucoup de prothèses de hanche françaises ont été copiées aux Etats-Unis. Grâce à ces coopérations, on ne laisse pas le champ libre aux Américains. Nous pouvons aider l’industrie française à s’implanter en Chine. Et nous avons toujours eu une mission d’enseignement à la clinique, nous avons vu défiler l’Europe et le monde entier », avance le Dr Caton en mettant en avant le dernier classement du Nouvel Observateur qui place la clinique Emilie de Vialar 1re en Rhône-Alpes et 9 e en France pour la prothèse de la hanche.
source : http://www.leprogres.fr/rhone/2011/01/26/la-chirurgie-de-la-hanche-lyonnaise-s-exporte-a-pekin Sylvie Montaron

la desinfection chirurgicale des mains par friction

Ci dessous, la contribution de Olivia Keita-Perse, service d’Epidémiologie et d’Hygiène Hospitalière, Centre Hospitalier Princesse Grace, Monaco, concernant les recommandations actuelles pour la Désinfection Chirurgicale des Mains par Friction, lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

Ve3.1_Olivia_Keita_Perse.pptrecommandations actuelles pour la Désinfection Chirurgicale des Mains par Friction

Un petit résumé ?

Historique :
Joseph Lister (1827-1912) : désinfection des mains réduit infections du site opératoire (ensemble de mesures)
Gants ne suppriment pas l’intérêt de cette désinfection
35% sont troués après 2h de chirurgie (4% si double gantage)
Objectifs de la désinfection des mains
Éliminer la flore transitoire
Réduire la flore permanente

Données actuelles :
Chlorhexidine et polyvidone iodée: mêmes taux de réduction des comptes bactériens
Mais repousse rapide après utilisation de polyvidone iodée
Mais irritations cutanées et dermatoses plus fréquentes avec Chlorhexidine
Donc polyvidone iodée reste le plus utilisé des savons antiseptiques pour cet usage

Autres pistes :
Friction chirurgicale des mains !

Pourquoi privilégier la DCF ? 1. efficacité 2. Tolérance et observance 3. Coût et développement durable

Conclusion :
Emploi des PHA à privilégier « aussi » au bloc opératoire
Efficacité, tolérance, disponibilité, sécurité
Sous réserve d’une utilisation appropriée
technique_desinfection_chirurgicale_par_friction.jpg
Gestuelle (efficacité), respect des précautions d’emploi (tolérance/toxicité)
Sous réserve d’une mise en place programmée (annoncée) et bien organisée
Formation
Acceptation (rituel)
Assurance de la disponibilité des produits
Etc…

vendredi, février 18 2011

chirurgie de l'obésité

Toujours dans l'esprit de la fracture bimalléolaire, un point sur la chirrugie de l'obésité :
"La chirurgie bariatrique -du grec « baros » le poids- regroupe plusieurs techniques chirurgicales différentes qui répondent à deux mécanismes principaux.

Soit la restriction de l'apport alimentaire simple :
l'anneau
la gastroplastie
la sleeve gastrectomie

soit une combinaison d'une restriction et d'une malabsorption :
le by-pass ou le mini by-pass
le duodenal switch



Ces techniques doivent être réalisées à bon escient en fonction de chaque patient. Chacune comporte des risques (y compris un risque de mortalité) et le patient doit être prêt, déterminé, et doit avoir suivi toutes les recommandations de l'équipe pluridisciplinaire.
Aux états unis, l'intervention de prédilection est le by pass gastrique. Il représente 85% des interventions alors que l'anneau gastrique ne représente que 9%, la gastroplastie verticale calibrée (Mason-Mc Lean) 2%, et la diversion bilio pancréatique 2,5%. La gastrectomie en manchon n'est que rarement pratiquée. Sous l'impulsion des firmes, les "lap band" (anneaux gastriques) sont de plus en plus posés en ce moments. La tendance est donc inverse de celle rencontrée en Europe.



Sleeve gastrectomie (ou gastrectomie en manchette)

L'intervention consiste à enlever une partie de l'estomac sans interrompre la continuité digestive. Le tube gastrique est calibré sur une sonde gastrique de manière à ne pas risquer de rétrécir exagérément son diamètre.
L'hospitalisation est prévue 24h avant la chirurgie. La veille de l'intervention, l'équipe soignante s'occupe de la préparation cutannée du champs opératoire au niveau de l'abdomen et vérifie le dossier.
Post-opératoire
Après l'intervention le patient séjourne de 3 à 6 heures en salle de reveil pour s'assurer que tout se passe bien tant sur le plan chirurgical qu'anesthésique. Le risque post opératoire principal est la survenue d'un saignement sur la suture gastrique.
Au réveil
A son réveil, le patient a une perfusion et selon les cas une sonde gastrique (qui passe dans le nez), un redon (tuyau de plastique) et une sonde vésicale. Ces différents dispositifs seront enlevés progressivement. Dans les cas les plus favorables, seul la perfusion est mise en place.
Le lendemain
Dés le lendemain ou parfois le soir même, on conseille au patient de se lever avec de l'aide en commencant par un "bord du lit". C'est également le lendemain que l'on vérifie l'absence de fuite sur le montage chirurgical par un examen radiologique simple appelé T.O.G.D (transit oeso-gastro-duodenal). Il consiste a faire boire un demi verre de produit radio-opaque au patient. Des radios simples sont prises pendant le passage du liquide. Si cet examen ne révéle aucune anomalie, les boissons sont autorisées dès le soir.
Les jours suivants
L'alimentation va être élargi progressivement. Celle-ci sera suivie par la diététiciènne du service. On conseillera au patient de remplir lui-même, dans la mesure du possible, sa feuille de surveillance alimentaire. L'ablation du redon (si il y en a un) est en général possible au 2 ème ou 3 ème jour post opératoire en fonction de la quantité et de l'aspect du liquide receuilli. Les perfusions sont enlevées 2 à 3 jours après l'opération.
La sortie
Le patient quitte l'hopital après moins d'une semaine d'hospitalisation. Son arrêt de travail est de 1 mois. L'ordonnance du chirurgien comporte des antidouleurs classiques, un traitement anticoagulant injectable (par une infirmière a domicile) et une ordonnance de controle biologique (examens standards, coagulation et évaluation nutritionnelle.
En plus du rendez vous de controle avec le chirurgien, une consultation diététique sera organisée 2 à 3 semaines après la sortie pour avoir une évaluation précise de l'alimentation et pour renouveller les conseils d'équilibre alimentaire.
video sur http://www.chirurgie-digestive.com/index.php?fiche=53&sommaire=2



Anneau gastrique

La pose d'un anneau gastrique est une technique simple qui consiste à diminuer considérablement la capacité de l'estomac.
Un dispositif en silicone qui ressemble à une "bouée" est mis autour de la partie supérieure de l'estomac.
Cette « bouée » est reliée par une tubulure à un boitier mis sous la peau qui permet de gonfler la bouée.
Ce gonflage a comme effet de réduire la poche gastrique. Cela diminue alors le passage des aliments dans les intestins.


By-pass

Avant une intervention de ce type, des informations précises auront été donné au patient sous la forme d'un "dossier patient" d'une dizaine de page. Le patient aura remis au chirurgien son consentement éclairé. Le rendez vous anésthésique est également un moment important ou le patient obtient des informations complémentaires sur les modalités pratiques de son anésthésie et son intervention.
L'entrée dans le service a lieu la veille de l'opération. Le patient est pesé et les prescriptions de kinésithérapie et d'examen radiologique sont préparés. En effet la mobilisation précoce et les exercices respiratoires sont essentiels a une bonne récupération post opératoire.
Le chirurgien remplira également un bon d'examen radiologique (TOGD ) pour la vérification post opératoire de l'absence de fuite ou d'anomalie du montage. L'infirmière vérifiera l'état cutanné en particulier au niveau des plis. A 19h un repas leger est servi au patient.
Réduire la capacité gastriqueL'intervention consiste a réduire la capacité gastrique et a court circuiter le bol alimentaire sur l'intestin grele de manière a ce qu'il ne soit pas complétement absorbé par l'organisme. L'apport calorique sera ainsi réduit en quantité et en qualité puisque l'absorption des aliments sera rendu incomplette.
Au réveil
A son réveil, le patient a une perfusion, une sonde vésicale. Pour les patients les plus fragiles un séjour en réanimation est préconisé. La surveillance en salle de révéil est plus ou moins prolongée en fonction du patient.
Le lendemain
Dès le lendemain de l'intervention, si le patient est bien réveillé, l'infirmière conseille au patient un lever précoce avec l'aide des soignants ou du kinésithérapeute. L'examen radiologique de vérification du montage est réalisé a J1 ou J2 après ablation de la sonde nasogastrique. En l'absence d'anomalie radiologique, dès que le cirurgien a vu l'examen, une alimentation légére est autorisée.
Après 3-4 jours
Entre le troisième jour et le quatrieme jour post opératoire, la sonde vésicale sera retirée ainsi que les perfusions. Parallélement l'alimentation est élargie selon un protocole interne au service. La diététiciènne va suivre au jour le jour l'alimentation légère et mixée fournie au patient. Une feuille d'alimentation est fournie au patient qu'il doit remplir lui meme.
La sortie
La sortie du service est organisée après une semaine d'hospitalisation. L'arret de travail est de 4 a 6 semaines. Une anticoagulation (prévention des phlébites) est prévue par des injections sous cutanné a domicile pendant un mois avec un traitement préventif des ulcères gastriques par de l'oméprazole. L'alimentation a domicile sera fractionnée et moulinée pendant le premier mois post opératoire puis uniquement fractionnée selon les consignes données par la diététiciènne.
Lors de la sortie les modalités du suivi seront expliquées au patient et les différents rendez vous seront pris."

source : http://www.abcd-chirurgie.fr/les-interventions-chirurgie-de-l-obesite/page_6cp.html

mercredi, février 9 2011

Reconnaissance du métier d'agent de stérilisation

Reconnaissance du métier d'agent de stérilisation
Le métier "agent de stérilisation en milieu hospitalier" est désormais inscrit au répertoire national des certifications, selon un arrêté publié au journal officiel le 2 février 2011. La certification est délivrée à Toulouse.

La certification est délivrée par le centre académique de formation continue (Cafoc) de Toulouse pour cinq ans.

"Nous sommes ravis que le métier soit reconnu en tant que tel car nous nous battions depuis longtemps pour l'obtenir. C'est la reconnaissance de la spécificité du travail du personnel de stérilisation", commente Dominique Thiveaud, pharmacien au CHU de Toulouse et vice-président du CEFH (Centre d'études et de formation hospitalières), joint lundi par l'APM. Le pharmacien de Toulouse avait présenté la démarche initiée en Midi-Pyrénées pour obtenir une reconnaissance régionale puis nationale du métier, lors des journées nationales de stérilisation à Marseille en avril 2009. Plusieurs sessions de formation ont été organisées.

Bien que le travail se complexifie de plus en plus dans les services de stérilisation des dispositifs médicaux, il n'existait pas de formation spécifique, ni de titre reconnaissant les compétences en stérilisation. Cette reconnaissance professionnelle va permettre d'avoir une filière. La reconnaissance du titre se fait au niveau V, ce qui correspond à un certificat d'aptitude professionnelle (CAP). Une reconnaissance au niveau IV est en discussion. "Un grand chemin a été parcouru, en l'espace de 20 mois, avec une demande de reconnaissance qui ne cesse de croître au niveau de toutes les académies de notre pays, en métropole et en outre-mer émanant des personnels mais aussi des directions des ressources humaines des hôpitaux", indique Dominique Thiveaud.

Seul le Cafoc de Toulouse est reconnu pour délivrer cette certification professionnelle pour le moment, mais d'autres régions ont mis en place la formation par délégation ou vont le faire (Marseille, Nantes, Nancy), ce qui permet de le faire sur place. Le CEFH se positionne clairement, en appui du Cafoc Midi-Pyrénées pour accompagner la formation certifiante des agents de stérilisation
source : http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/reconnaissance-du-metier-agent-de-sterilisation.html

dimanche, février 6 2011

emploi IBODE ou IDE au Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges

Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve Saint Georges RECRUTE
Pour le BLOC PLURIDISCIPLINAIRE de 8 salles I.B.O.D.E.S ou I.D.E.S de BLOC
Pour tous renseignements contacter le Cadre du Bloc : 01.43.86.21.11

Pour son service de STÉRILISATION CENTRALE Une I.B.O.D.E ou I.D.E. ayant une expérience de bloc opératoire
Missions :
• Participe à l’encadrement de l’activité de stérilisation.
• Encadre les agents de stérilisation et valide l’étape de recomposition des plateaux opératoires réalisée par les agents de stérilisation.
• Assure la gestion la gestion de la traçabilité des dispositifs stérilisés pour le Bloc Opératoire et les services de soins.
• Réalise et met à jour les documents utilisés par les agents de stérilisation pour les activités de stérilisation.
• Participe aux activités de gestion (approvisionnement, stocks, réparations, prêts).
• Participe à la mise en oeuvre du système d’assurance qualité.

Pour tous renseignements contacter :
Mme le Pharmacien : 01.45.10.41.98 ou corinne.martine@chiv.fr
ou le f.f Cadre de santé : 01.43.86.21.16 ou beatrice.lagant@chiv.fr
Adresser candidature avec C.V. à :
Monsieur le Directeur des Ressources Humaines.
Centre Hospitalier Intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges
40 allée de la Source - 94195 VILLENEUVE-SAINT-GEORGES

samedi, février 5 2011

certification ISO 9001 pour la stérilisation de Sainte-Anne à Toulon

"Sainte-Anne Toulon: certification ISO 9001 pour le service de stérilisation . Publié le mardi 01 février 2011 à 10H16 -

Les personnels, cadres et techniciens ont reçu avec bonheur leur certification ISO 9001. « Aucun écart, la performance la plus forte, c’est exceptionnel ! », ont commenté les enquêteurs de l’organisme Label qualité service.M. Sk. « Votre service de stérilisation avait une réputation de qualité qui s’est avérée lors de l’audit réalisé. Aucun écart. La performance la plus forte, c’est exceptionnel ! » Hier matin, à l’écoute des commentaires des enquêteurs de l’organisme de certification Label qualité service, les cadres et techniciens du service, qui œuvraient depuis 2006 pour accéder à ce label, étaient aux anges.
À leurs côtés, présentant cette reconnaissance, le médecin général Sylvie Faucompret, directeur de l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne, commentait leur travail et sa satisfaction.

L’excellence au service du public
« Nous sommes la première organisation militaire à obtenir cette qualification. Elle confirme une démarche engagée avant notre déménagement. C’est la reconnaissance du sérieux et du professionnalisme du service stérilisation, qui travaille également pour l’hôpital Laveran de Marseille et occasionnellement pour des services hospitaliers varois. Je suis fière de mes personnels qui nous positionnent an sein de l’offre publique de Toulon et du Var. » Évoquant les étapes franchies pour accéder à cette excellence, Cyril Béranger, chef du service de pharmacie de Sainte-Anne et le major Jean Alexandre Pierrat, cadre infirmier chargé du service stérilisation, y ont associé leurs collaborateurs."
source : http://www.varmatin.com/article/actualites/sainte-anne-toulon-certification-iso-9001-pour-le-service-de-sterilisation

vendredi, février 4 2011

Rapport de l'IGAS sur le centre hospitalier Poissy Saint-Germain en Laye

Pour les personnels et patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en laye, ainsi que pour celles et ceux qui s'intéressent à l'évolution du secteur hospitalier public en France, la lecture du rapport "Contrôle du centre hospitalier Poissy Saint Germain en Laye" présente un intérêt certain, notamment la conclusion et les recommandations.

samedi, janvier 29 2011

Le projet de futur hopital à Chambourcy enterré

Suite des articles Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips) et leparisien.fr le-projet-du-nouvel-hopital-est-gele CHAMBOURCY - POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE, premiers épisodes il y a 14 ans...

"Le projet de futur hôpital à Chambourcy enterré
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Claude Evin a tranché, le projet de construire un nouvel hôpital à Chambourcy ne se fera pas.

YVES FOSSEY | Publié le 29.01.2011, 07h00
Retour à la case départ pour le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips). Hier Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS) a enterré le projet d’implantation d’un nouveau pôle ultramoderne à Chambourcy. Il évoque la situation financière de l’actuel établissement de 1200 lits pour justifier sa décision. Et les réactions n’ont pas manqué après cette annonce. Claude Evin s’est appuyé sur le rapport des deux conseillers généraux de santé, mandatés sur place pendant plusieurs mois pour étudier la faisabilité du projet de Chambourcy. « La réalisation du nouveau centre n’est pas supportable financièrement par l’établissement », indique l’ARS. Alors que le coût de réalisation du futur équipement est estimé à 400 M€ pour environ 800 lits, le Chips qui est déjà fortement endetté aurait recours à l’emprunt pour mener à bien le dossier. De fait Claude Evin a décidé de stopper toutes les procédures engagées depuis 2008. « L’établissement doit redéfinir un nouveau projet qui réponde aux besoins », précise l’ARS.

Frédérik Bernard, le maire PS de Poissy et vice-président du conseil de surveillance du Chips, est plus que jamais favorable à l’idée émise par Claude Evin qui suggère une rénovation du site de Poissy, plutôt qu’une reconstruction ailleurs. « L’établissement moderne qui devait être construit à Chambourcy peut voir le jour à Poissy, confie-t-il. Le site renferme des problèmes sanitaires à cause de l’amiante et n’est pas aux normes de sécurité, mais une mise en conformité est possible. »

Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, est « révolté ». Il a défendu bec et ongles le projet de site unique. « Cette décision confirme le mépris de l’ARS pour les 700000 habitants du bassin de santé, s’emporte le parlementaire. Les terrains de Chambourcy ont été achetés 21 M€, c’est l’argent des contribuables qui est jeté par la fenêtre. »

Emmanuel Lamy, le maire UMP de Saint-Germain-en-Laye, a été sollicité par Arnaud Péricard, élu DVD d’opposition, hier, pour l’organisation d’un conseil municipal extraordinaire sur l’hôpital. « Il faut arrêter les querelles politiciennes et que les décideurs pensent aux habitants du bassin de santé, souligne Arnaud Péricard. Les patients ont besoin d’une offre de soins de qualité. » source : Le Parisien"

vendredi 28 janvier 2011 Chambourcy : il n’y aura pas de futur hôpital > Lotfi Hammoumraoui
Claude Evin, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Île-de-France, a demandé au CHI de Poissy-Saint Germain de mettre fin à la procédure actuelle de choix du prestataire en charge des études préparatoires à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy.

Cette décision a été expliquée aujourd’hui à une délégation représentant les professionnels de cet établissement. Elle est basée sur les conclusions de la mission d’appui et de conseil menée par deux conseillers généraux des établissements de santé depuis le mois de juillet dernier pour évaluer la capacité de l’établissement à réaliser un tel projet.
« Cette mission a constaté que cet établissement ne pouvait justifier le programme capacitaire qui prévoyait la création de 834 lits sur le site de Chambourcy. Aucune méthode d’élaboration de ce programme ni aucun projet médical pour le futur hôpital n’a pu être fourni par l’établissement » indique l’ARS dans un communiqué.

Pas de regroupement sur un site unique pour le CHI intercommunal L’analyse financière dans ce rapport met en évidence que le CHI de Poissy-Saint-Germain « n’a pas la capacité financière de construire un nouvel établissement dans les conditions envisagées » rapporte l’ARS.

Cette analyse révèle un déficit cumulé de près de 90 millions d’euros, la disparition des fonds propres, l’existence d’une trésorerie négative fin 2010 et un endettement de 106 millions d’€, constituant la quasi totalité des ressources stables qui s’élèvent à 117 millions d’€.

Dans ces conditions, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a demandé « à l’établissement de mettre fin à la procédure actuelle préparatoire à la construction d’un nouvel établissement sur le site de Chambourcy ». L’établissement de Chambourcy aurait dû regrouper en 2014 les hôpitaux de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye au lieu-dit « Les vergers de la plaine » entre l’autoroute A14 et la départementale RD 113.
source : mediaseine

"Poissy-Saint-Germain, SOS Hôpital Au centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain, l'intérêt du patient passe en second. Le directeur est débarqué.

Par François Malye et Jérôme Vincent L'hôpital n'est pas une entreprise. Pour l'avoir oublié, le directeur d'un des plus gros hôpitaux français, Gilbert Chodorge, patron du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain (Yvelines), va être débarqué. Ce professionnel respecté a certes réduit le déficit de son établissement de moitié depuis sa nomination il y a trois ans (de 35 à 19 millions d'euros) mais il n'a rien changé aux dysfonctionnements médicaux criants du CHI. Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), terminé en juin dernier et qui vient seulement d'être rendu public, est sans pitié. L'histoire mérite d'être racontée, car "l'hôpital de Poissy-Saint-Germain est un cas d'école", commente Jean Mallot, député UMP qui a dirigé l'an passé une mission d'information parlementaire sur le fonctionnement de l'hôpital en France. Ce CHI, né le 1er mai 1997 de la fusion sur le papier de deux établissements hospitaliers distants de 7 kilomètres, concentre tous les travers d'un bon nombre d'hôpitaux publics : une crise financière doublée d'un manque de qualité des soins prodigués, deux conséquences d'une très mauvaise organisation.
À Poissy et à Saint-Germain, les services de chirurgie sont "en mauvaise posture" et "la communauté médicale est toujours divisée". Les équipes des deux services d'orthopédie et leurs homologues de chirurgie digestive et viscérale, avec autant de chefs de service dont un a démissionné, n'ont aucun projet commun. Leur activité est globalement faible. Ce qui n'a pas empêché l'un des chefs, âgé de 66 ans, de solliciter sa prolongation pour trois ans, une demande acceptée. "Cette situation montre que les interventions politiques continuent à interférer dans les décisions internes de l'établissement", écrivent les inspecteurs de l'IGAS. Les deux services d'urgence sont toujours maintenus, ce qui "ne se justifie pas" au regard du nombre d'habitants autour des deux sites. Chaque établissement abrite encore un service de réanimation, celui de Poissy possédant de surplus une unité de soins continus. Les usagers et les professionnels ne se trompent pas : "Le recrutement des patients baisse" et le remplacement des infirmières commence à poser problème. Heureusement quelques activités sont de bon niveau, comme la maternité, la néonatalité et la pédiatrie, la chirurgie de la cataracte, la diabétologie, la prise en charge des maladies infectieuses et tropicales ou encore la chirurgie digestive simple sur le site de Poissy.
Petits intérêts entre médecins et élus locaux
Mais, en trois ans, aucune décision franche n'a été prise pour remédier à ces problèmes d'organisation médicale. Pire, des chances pour se redresser ont été gâchées, à cause de "l'absence de suivi" de deux dossiers clés. "La non-prise en considération des problèmes de partenariat public-privé survenus fin 2007, quelques mois après l'ouverture du centre de radiothérapie, a conduit après plusieurs dysfonctionnements à la suspension de l'autorisation" de cette activité pourtant cruciale pour le traitement des malades atteints de cancers. "Le retard à l'installation du Pet-Scan un équipement de pointe, dont peu ... va conduire à une perte de l'autorisation."
À l'origine de ces défaillances en série, qui durent maintenant depuis 14 ans et n'ont pas trouvé de solution avec Gilbert Chodorge, se cache la défense d'intérêts personnels de médecins et d'élus locaux au mépris de l'intérêt général. Les patients et leurs familles, 600.000 personnes réparties entre 60 communes du territoire de santé couvert par le CHI, apprécieront. La dernière proposition du CHI et d'élus - la dernière dérive selon certains - était de construire un nouvel hôpital à Chambourcy. Coût pour le contribuable : au moins 400 millions d'euros. Claude Évin, le directeur de l'Agence régionale de la santé, vient de mettre fin à cette illusion: "Il n'est pas sérieux de laisser cet établissement se lancer dans un projet aussi lourd, sans vision médicale, ce serait irresponsable."
source : le point

vendredi, janvier 28 2011

enquete nationale sur la formation des agents de sterilisation

L’AFASTE (Association des agents de stérilisation) lance une enquête nationale sur la formation des agents de stérilisation (document à télécharger en bas de page).

Aidez-nous en remplissant le questionnaire suivant.
Vous retrouverez les résultats de cette enquête sur notre site Internet : www.afaste.fr
Type d’établissement : ¨ Public ¨ Privé
Ville :
Qualification initiale : ¨ AS ¨ ASH ¨ IDE ¨ IBODE ¨ Autre

Postes occupés en stérilisation : ¨ Réception – tri ¨ Nettoyage¨ Recomposition ¨ Chargement - déchargement des autoclaves ¨ Encadrement
Nombre d’années d’exercice en stérilisation :

FORMATION INITIALE
Avez-vous bénéficié d’une formation initiale ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Formation théorique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Formation pratique ¨ par un organisme extérieur
¨ En interne
¨ Tutorat
Durée de la formation initiale :
¨ Moins d’une journée
¨ Une journée
¨ Deux jours
¨ Plus de deux jours
FORMATION CONTINUE
Bénéficiez-vous d’une formation continue ? ¨ Oui ¨ Non
¨ Tous les ans
¨ Tous les 2 ans
¨ Pas de périodicité


Est-elle réalisée : ¨ par un organisme extérieur ¨ en interne


De quand date votre dernière formation en stérilisation :
¨ Moins d’un an ¨ entre 1 et 3 ans ¨ entre 3 et 5 ans ¨ supérieur à 5 ans
Sur quels thèmes pensez-vous avoir besoin de formation ?
¨ Nettoyage des dispositifs médicaux ¨ Fonctionnement des équipements
¨ Recomposition ¨ Qualité
¨ Hygiène ¨ Autre : ……………………………..

VALIDATION DE LA FORMATION D’AGENT DE STERILISATION :
Que souhaiteriez-vous pour une reconnaissance du métier d’agent de stérilisation ?
¨ Diplôme ¨ Validation des acquis certifiante
A quel niveau diplômant estimez vous votre formation ?
¨ BEP ¨ BAC PRO
Merci d’envoyer votre réponse par fax au 0144735310
Ou par mail a infos@afaste.fr ou afaste.ste@laposte.net

questionnaire_formation_sterilisation.doc

dimanche, janvier 23 2011

Fractures de l’extrémité supérieure du fémur

Dans le même esprit que le billet sur la fracture bimalléolaire, quelques éléments d'information sur les fractures de l’extrémité supérieure du fémur :

"6.1 Definition, épidémiologie Véritable problème de santé publique, car leur incidence ne cesse de croître, les fractures de l’extrémité supérieure du fémur sont lourdes de conséquence. En effet elles mettent en jeu le pronostic vital chez les personnes âgées et le pronostic fonctionnel chez le sujet jeune.
Ces fractures sont extrêmement fréquentes, quotidiennes dans les services d’accueil des urgences.
Dans la forme typique il s’agit d’une fracture du sujet âgé, de sexe féminin (2/1) survenant au décours d’une chute de sa hauteur (parfois la fracture est spontanée et entraîne la chute). La population féminine est plus souvent atteinte car la principale cause de ces fractures est l’ostéoporose, plus fréquente en post-ménopausique. Chez le sujet jeune, il s’agit d’un accident violent à haute énergie, souvent dans le cadre d’un polytraumatisme.

6.2 Ce qu’il faut comprendre

6.2.1 Sur le plan anatomique

•Le col fémoral est le segment osseux reliant la tête fémorale aux massifs trochantériens. Ce col fémoral forme avec la diaphyse fémorale un angle de 130° (angle cervico-diaphysaire) dans le plan frontal, et de 10 à 15° vers l’avant dans le plan sagittal appelé antéversion.

•Le massif trochantérien comprend le grand trochanter, sur lequel s’insère le muscle moyen fessier, et le petit trochanter, sur lequel s’insère le muscle psoas. Ce massif osseux se situe juste en dessous du col fémoral. Il s’agit d’un os spongieux très bien vascularisé, donc exposant peu au risque de pseudarthrose et consolidant facilement.

6.2.2 Dans les fractures de l’extrémité supérieure du fémur il faut différencier deux types
•Les fractures du col du fémur (cervicales vraies).
•Les fractures pertrochantériennes.

Ces fractures sont opposées car elles ont des évolutions naturelles différentes.
En effet la face postérieure du col du fémur possède des rapports anatomiques intimes avec l’artère circonflexe postérieure, principal élément de vascularisation de la tête fémorale. Lors d’une fracture cervicale cette artère peut être lésée et entraîner une complication majeure : la nécrose aseptique de la tête fémorale.
Cette artère circonflexe postérieure n’est pas atteinte lors d’une fracture pertrochantérienne, n’exposant pas la tête fémorale à un risque de nécrose.
Une autre complication majeure pouvant survenir après le traitement orthopédique ou chirurgical, est la pseudarthrose du col fémoral, apanage des fractures cervicales vraies.
En effet les contraintes mécaniques auxquelles sont soumises ces deux régions sont opposées :
•Les forces mécaniques séparent les fragments au niveau du col fémoral, favorisant la pseudarthrose dans les fractures cervicales vraies.
•Alors qu’elles les impactent au niveau du massif trochantérien aidant ainsi la consolidation osseuse, parfois en cal vicieux dans les fractures pertrochantériennes.

6.2.3 Evolution naturelle L’évolution naturelle de ces fractures se fait vers des complications potentiellement mortelles chez les personnes âgées. Il n’est donc pas possible de laisser un blessé immobilisé pendant 3 à 6 mois, délai de consolidation de ces fractures. Dès lors le traitement chirurgical expose à moins de complication que l’abstention thérapeutique qui serait un véritable abandon thérapeutique et qui aboutirait au décès du blessé. Le but du traitement est donc de redonner au malade l’autonomie qu’il avait avant sa chute, le plus rapidement possible et d’éviter les complications de décubitus et les décompensations de tares qui mettent en jeu le pronostic vital du patient. Seule la chirurgie répond au mieux à cet impératif. Cet acte chirurgical doit être réalisé le plus précocement possible. Il s’agit d’une urgence chirurgicale. Ces patients âgés ne supporteraient pas plusieurs interventions, on ne peut donc pas proposer un traitement qui expose à des complications tardives nécessitant un nouveau traitement chirurgical, telles que l’ostéonécrose aseptique ou la pseudarthrose du col fémoral. Dès lors un remplacement prothétique de la tête fémorale s’impose. Chez les patients plus jeunes (avant 60 ans), la tête fémorale doit être conservée, même dans les fractures très déplacées, dans le but de préserver le capital osseux.

6.6 Traitement

6.6.1 Principes Le but du traitement est de redonner l’autonomie le plus rapidement possible. Pour cela, les principes thérapeutiques sont les suivants :
•Hospitalisation et traction collée à visée antalgique.
•Mise en condition du malade avant de l’opérer (arrêts des médicaments potentiellement toxiques pour une intervention : AVK, Aspirine, IEC ; réhydratation, équilibration d’un diabète, traitement d’une infection urinaire...)
•Bloc opératoire : traitement chirurgical.
•Remise en charge précoce quel que soit le montage, à l’aide d’un déambulateur ou de cannes béquilles.
•Rechercher la cause de la chute (AVC, IDM, PHC, excès médicamenteux...).
•Rééducation douce du membre inférieur, mobilisation de la hanche et du genou, aide à la marche.
•Prévention des complications de décubitus précédemment citées.
•Orientation vers un centre de convalescence.
• Prévention de la porose et de la malacie osseuse (alimentation, soleil, exercice, calcium et VitD, Fluor Etc...) et des chutes.

6.6.2 Méthodes
6.6.2.1 Traitement fonctionnel Encore appelé méthode de Lucas-Championnière. Traitement abandonné actuellement, qui était réservé aux patients en mauvais état général. Cette méthode consistait en des soins de nursing et une mise au lit-fauteuil afin d’éviter les complications de décubitus.
6.6.2.2 Traitement orthopédique Une traction collée peut être posée à titre antalgique, en attendant une chirurgie. Le traitement orthopédique consiste en une mise en décharge sans appui pendant 3 mois.
6.6.2.3 Traitement chirurgical
Ostéosynthèse :◦Vissage dans l’axe du col fémoral.
◦Vis-plaque (type DHS, THS), clou-plaque ou clou-gamma.
Sous anesthésie, le blessé est installé sur une table orthopédique. La réduction de la fracture est obtenue par traction dans l’axe et rotation interne du membre, contrôlée sous amplificateur de brillance. L’extrémité supérieure du fémur est alors abordée par voie externe. La fracture est synthésée par une vis qui suit l’axe du col et va se fixer dans la tête. Cette vis est ensuite solidarisée à une plaque fixée à la partie externe du fémur.
Prothèse cervico-céphalique monobloc type Moore ou prothèse intermédiaire à double mobilité.

6.6.3 Indications
6.6.3.1 Fractures cervicales
Fractures Garden 1 et 2Fractures stables et à faible taux d’ostéonécrose aseptique de la tête fémorale et de complication.•Ostéosynthèse : fixation en place (sans réduction) par deux vis axiales ou par une vis-plaque.
•Traitement orthopédique pour certains chez le sujet jeune.
Fractures Garden 3 et 4•Avant 60 ans : Ostéosynthèse.
Il faut tenter de préserver le capital osseux et donc conserver la tête fémorale chez ces patients jeunes.
•Après 70 ans : Prothèse.
Il faut traiter ces patients en un seul acte chirurgical et éviter de les exposer aux complications dues à la conservation de la tête fémorale, et à l’alitement prolongé.
•Entre 60 et 70 ans : Ostéosynthèse ou Prothèse.
Selon l’état physiologique du patient.
Cette présentation des indications est un peu schématique, en pratique le type de traitement envisagé dépend plus de l’âge physiologique que de l’âge civil
6.6.3.2 Fractures trochantériennes Ostéosynthèse quel que soit l’âge, dans l’immense majorité des cas.
Prothèse dans certains cas particuliers : fracture très instable ou grande ostéoporose car il existe un risque d’échec de l’ostéosynthèse (démontage, migration des vis céphaliques dans le cotyle).
6.7 Conclusions Fractures du sujet âgé ostéoporotique au décours d’une chute qu’il faut documenter, dont le pronostic est vital. Le traitement est résolument chirurgical pour redonner l’appui rapidement et sans risque de déplacement secondaire (synthèse solide ou prothèse).
En augmentation permanente du fait du vieillissement de la population : cela deviendra un vrai problème de santé publique à court terme (hospitalisation en court et moyen séjour de 3 mois quasi-systématique après traitement chirurgical). Il faudra à coup sur agir de manière préventive sur l’ostéoporose et l’ostéomalacie et sur la structure d’aval (moyens séjours de réadaptation fonctionnelle)."
source : http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.6.html

samedi, janvier 22 2011

Les bons instruments...

instruments-sterilisation.jpg

Dessin original sur http://blocstories.blogspot.com/2010/10/avoir-les-bons-instruments-de-chirurgie.html

vendredi, janvier 21 2011

Depart du directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips)

Après l'annonce du gel du nouvel hopital de Chambourcy, encore un nouvel épisode et de nouvelles incertitudes pour les soignants et les patients de l'hopital de Poissy / Saint Germain en Laye. Ce n'est encore pas un sujet essentiellement centré sur la stérilisation mais sur l'hopital public. Il y a de tels remous actuellement dans la santé publique et le secteur hospitalier que nous ne pouvons pas ne pas les évoquer :

POISSY - SAINT-GERMAIN-EN-LAYE L’annonce du départ du directeur de l’hôpital crée des remous | Réagir YVES FOSSEY | 17.01.2011, 07h00 En première ligne depuis plusieurs mois, Gilbert Chodorge, le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (Chips), va partir. Son départ a été confirmé par Claude Evin, le président de l’agence régionale de santé (ARS). Il devrait quitter ses fonctions le 24 janvier. Ainsi, aujourd’hui à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, lors de la cérémonie des vœux au personnel du site, l’ambiance risque d’être ternie par cette annonce.

Gilbert Chodorge, contacté samedi, n’a pas fait de commentaire. « Je pars en vacances », indique-t-il sans s’étendre. Il rappelle seulement qu’il bénéficie d’un contrat de quatre ans, dont l’échéance arrive à son terme en octobre. Il n’ira pas jusqu’au bout. Claude Evin le place « en recherche d’affectation ». « Je pense que, pour diverses raisons, il est préférable qu’il parte sur un autre projet, déclare le président de l’ARS. Je ne manquerai pas de l’aider. » Les deux hommes ont travaillé ensemble lorsque Claude Evin occupait le poste de ministre de la Santé de 1988 à 1991. Il avait été nommé par Michel Rocard, alors Premier ministre de François Mitterrand.



Gilbert Chodorge « en recherche d’affectation »



Mais si Gilbert Chodorge ne s’est pas exprimé samedi lors de la cérémonie aux personnalités du maire de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Morange, le député-maire UMP de Chambourcy, faisait part de sa stupéfaction. « Evin veut jouer le rôle d’un ministre de la Santé bis », lâche-t-il. Le parlementaire est très remonté contre le président de l’ARS, qui a décidé courant décembre de geler le projet d’implantation d’un centre hospitalier à Chambourcy pour remplacer les deux établissements aujourd’hui obsolètes. « Maintenant, il pousse vers la sortie un homme compétent, regrette-t-il. Je reste perplexe concernant ses motivations. »

Arrivé en 2007 en provenance de la Seine-Saint-Denis, Gilbert Chodorge, diplômé de l’Ecole nationale de la statistique et de l’Ecole nationale de santé publique, doit assainir les comptes du Chips. Les finances de l’établissement accusent un déficit de 37 M€. Fin 2010, ce montant a été ramené à 14 M€ après une vaste réorganisation des services. « Il a pris des coups et a fait le sale travail, insiste Pierre Morange. Il a agi selon les ordres de l’Etat. »
L’élu cherche à comprendre. Il évoque aussi les affaires judiciaires qui éclaboussent la gestion de l’établissement. Même si les faits, entre autres des irrégularités autour de marchés publics, sont antérieurs à l’arrivée de l’actuel directeur, Pierre Morange espère que Gilbert Chodorge « n’en fait pas les frais ». Et saluant l’efficacité de celui-ci, le député-maire entend demander à Claude Evin de « reconsidérer sa position ».
source :http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/l-annonce-du-depart-du-directeur-de-l-hopital-cree-des-remous-17-01-2011-1230066.php

Front uni pour l’hôpital à Chambourcy | Réagir LAURENT MAURON | 18.01.2011, 07h00 Le départ précipité de Gilbert Chodorge de la direction du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain-en-Laye était, hier à Saint-Germain, sur toutes les lèvres lors de la cérémonie des vœux au personnel, inquiet de cette annonce. Un soutien unanime est cependant apparu au projet d’implantation du futur centre hospitalier à Chambourcy.
« Je ne crois pas aux bidouillages sur Poissy ni aux ravaudages à Saint-Germain. Rénover de l’ancien coûte trop cher. Je me bats auprès de l’agence régionale de santé pour que le projet de Chambourcy soit compris », a déclaré Gilbert Chodorge. Emmanuel Lamy, maire UMP de Saint-Germain, lui a emboîté le pas. « Chambourcy est le choix le plus rationnel même si son dimensionnement est moins important que prévu. Il faut que les hésitations de la tutelle cessent », a-t-il affirmé.
Les praticiens et cadres de santé, réunis en assemblée générale à la mi-journée à Poissy, sont à l’unisson. « Chambourcy est indispensable pour répondre à l’offre de soins du bassin de population du nord des Yvelines », estime Hervé Outin, président de la commission médicale d’établissement (CME), qui ressent un personnel « très soudé » derrière ce projet. En privé, certains médecins vont jusqu’à déplorer une stratégie de « pourrissement » qualifiée « d’intolérable ».
« Tous les élus doivent rester unis pour qu’un projet d’hôpital, apte à répondre aux besoins de la population, voie le jour le plus vote possible », martèle Frédérik Bernard, maire PS de Poissy, qui a récemment rencontré Claude Evin, président de l’agence régionale de santé (ARS). « Ce ne sera pas une perte pour les habitants de Poissy si un établissement ultramoderne est construit à 200 m de notre ville », ajoute Frédérik Bernard. Quant aux syndicats SUD-Santé et CFDT, ils ont rencontré, hier après-midi à Chambourcy, Pierre Morange, député-maire UMP de la ville. Un communiqué commun a été élaboré dans la foulée et signé — c’est une première — par les personnels, les médicaux et les maires de Poissy, Saint-Germain et Chambourcy. Dans le texte, tous se disent « atterrés » par les annonces récentes et exigent tous que l’ARS « clarifie ses positions » sur « l’organisation des soins et la relance du projet » de Chambourcy. A noter enfin que la présidente du conseil de surveillance, Laéticia Laude soutient également cette initiative.
source : http://www.leparisien.fr/abo-yvelines/front-uni-pour-l-hopital-a-chambourcy-18-01-2011-1231692.php

Fracture bimalléolaire

Certaines interventions chirurgicales reviennent fréquemment sur le tableau des urgences et conditionnent notre activité de stérilisation. Afin de mieux comprendre l'utilisation des conteneurs d'instrumentation qui nous arrivent de ces salles d'opération, un petit aperçu sur une intervention d'orthopédie : la fracture bimalléolaire.

11.1 Définition C’est la fracture de la pince bimalléolaire constituée de la partie distale du péroné et du tibia qu’on appelle respectivement malléole externe et malléole interne.

11.2 Ce qu’il faut comprendre
•La stabilité de la cheville est assurée par des éléments osseux (les deux malléoles et le pilon tibial), par des éléments ligamentaires (les ligaments péronéo-tibiaux inférieurs antérieurs et postérieurs) et la membrane interosseuse.
•Les deux articulations qui existent entre le tibia et le péroné (articulation péronéo-tibial supérieure (PTS) et articulation péronéo-tibiale inférieure (PTI)) n’ont pas la même valeur mécanique quant à la stabilité de la cheville où la PTI joue un rôle fondamental.
•C’est une fracture articulaire où le traitement doit restituer une anatomie la plus parfaite possible pour espérer un bon résultat à moyen et long terme.
•Malgré une bonne réduction de ces fractures le pronostic est le plus souvent lié aux dégâts cartilagineux engendrés par le traumatisme.
•C’est une urgence thérapeutique surtout lorsque la fracture est associée à une luxation tibio-astragalienne.

11.4 - Formes cliniques
11.4.1 La fracture de Maisonneuve elle associe une lésion malléolaire interne et un trait de fracture sur le col du péroné. Elle s’accompagne de lésion majeure de la syndesmose étendue à la quasi-totalité de la membrane interosseuse.
Attention donc de ne pas passer à côté d’une fracture du péroné quand on a une lésion ligamentaire ou osseuse de la malléole interne. D’où l’obligation de demander une radiographie de la jambe entière devant une lésion de la malléole interne. Un examen soigneux de la mobilité et de la sensibilité est impératif pour mettre en évidence le cas échéant une atteinte du nerf péronier commun (nerf sciatique poplité externe).
11.4.2 La fracture par abduction-compression La fracture par abduction basse à trait très distal, sectionnant les deux malléoles dans le plan de l’interligne correspond à une fracture par abduction-compression dont le trait péronier comminutif coupe horizontalement la syndesmose.
11.4.3 Les équivalents de fracture bimalléolaire La fracture de la malléole externe représente la lésion la plus fréquente des fractures de la cheville. Cette fracture peut être isolée et représente alors 40 % de toutes les fractures de la cheville. Son association avec la lésion du ligament latéral interne définit la fracture équivalente bi-malléolaire qui représente 1/3 des cas des fractures de la pince tibio-malléolaire inférieure.
11.4.4 Les fractures trimalléolaires La fracture bimalléolaire est associée à une fracture marginale postérieure qui peut être plus ou moins importante et qui nécessite un traitement propre si elle représente plus du tiers de la surface articulaire et/ou si une marche d’escalier articulaire persiste après réduction de la fracture des deux malléoles.

11.5 - Traitement
C’est une urgence thérapeutique en raison de la souffrance cutanée et du risque d’ouverture secondaire.
11.5.1 Traitement orthopédique
1.Traitement orthopédique sans réduction : indiqué pour les fractures sans déplacement et stable avec un revêtement cutané normal. L’immobilisation est assurée par une botte plâtrée sans appui ou mieux par un plâtre cruro-pédieux. Le genou est fléchi à 20° et l’angle d’immobilisation de la cheville est de 90 degrés. C’est le cas le moins fréquent.
2.Traitement orthopédique avec réduction sous anesthésie loco-régionale ou générale sous contrôle radiologique en temps réel par un amplificateur de brillance. ce traitement est indiqué pour les fracture peu déplacées avec une peau d’aspect correct qui ne nécessite pas de surveillance étroite et qui supporte un plâtre bien moulé. La réduction doit être parfaite et l’immobilisation est assurée par un plâtre cruro-pédieux, genou fléchi à 20° et la cheville positionnée idéalement à angle droit mais le plus souvent en équin varus pour maintenir la réduction. Cette méthode est rarement utilisée car :◦Une surveillance hebdomadaire clinique et radiologique est impérative pendant la première période de l’immobilisation (6 semaines) pour vérifier l’absence de déplacement secondaire et/ou de complication cutanée.
◦Une longue immobilisation stricte de l’articulation du genou est nécessaire (6 semaines) et de la cheville (3 mois) avec risque d’amyotrophie et/ou de raideur.
◦Elle nécessite une très bonne collaboration du patient qui doit être discipliné.

3.Critères radiographiques de bonne réduction d’une fracture bimalléolaire par abduction :
Figure 4 : réduction de fracture bimalléolaire
◦Réduction satisfaisante sur une radio de face (A) :1.longueur de fibula respectée
2.bonne réduction de la malléole médiale
3.chevauchement normal de la fibula et du tubercule tibial antérieur. Interligne joue du talus-malléole médiale non élargi.
◦Mauvaise réduction sur une radio de face (B) :1.fibula ascensionnée
2.décalage des fragments malléolaires médiales
3.diastasis tibiofibulaire et élargissement de l’espace joue du talus-base de la malléole médiale
4.perte de parallélisme tibiotalien (enfoncement externe).
Le diastasis tibio-péronier témoigne d’une rupture des ligaments péronéo-tibiaux inférieurs :
élargissement de la pince bimalléolaire
une perte du parallélisme entre la poulie astragalienne et la mortaise péronéo-tibiale.
◦Mauvaise réduction sur une radio de profil (C) :1.subluxation postérieure de l’astragale
2.ascension du fragment marginal postérieur.

11.5.2 Traitement chirurgical C’est le traitement de choix pour les fractures déplacées et instables car on contrôle bien la réduction de la surface articulaire de la malléole interne et on redonne la longueur à la malléole externe. Ce traitement doit permettre une réduction anatomique des fractures car le résultat à moyen et à long terme en dépend. La réduction à ciel ouvert est obtenue en abordant les deux foyers de fracture par une voie externe et une voie interne en manipulant très doucement les berges de l’incision pour éviter les gestes agressifs qui compromettent la vascularisation du tissu cutané.
Une fois la réduction de la fracture de la malléole externe obtenue, la synthèse est faite idéalement par une plaque vissée ou parfois par des vis selon le degré de comminution. La synthèse par broches centro-médullaires avec ou sans cerclage n’est pas recommandée car souvent la réduction n’est pas parfaite et le cerclage peut altérer la vascularisation osseuse.
La synthèse de la facture de la malléole interne est faite par une vis ou mieux par 2 vis qui ont une direction antéro-postérieure et ascendante.

Les suites opératoires :
Une attelle postérieure est remplacée après l’ablation des redons par une botte plâtrée qui sera bivalvée pour permettre la rééducation de la cheville sans appui pendant 6 semaines puis un appui partiel est autorisé selon l’évolution de la consolidation osseuse. Dans le cas d’une synthèse sur un os ostéoporotique, l’immobilisation de la cheville sera assurée par une botte plâtrée fermée sans appui pendant 6 semaines.

source : http://www.chups.jussieu.fr/polys/orthopedie/polyortho/POLY.Chp.11.html

samedi, janvier 15 2011

RFID et tracabilité des instruments de chirurgie re-sterilisables

Ci dessous, le document intégral au format powerpoint du billet Traçabilité des instruments de chirurgie re-stérilisables : apport de la technologie RFID par Damien Talon, pharmacien à l’Hôpital Bichat Claude Bernard de Paris

De l'usage unique pour poser une prothese de hanche ? L'avis d'un chirurgien

Ci dessous, la contribution de Christophe Fornasieri, chirurgien, sur le thème « Utilisation et avantages d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche », lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

avis chirurgien sur ancillaire a usage unique
Résumé :
Christophe Fornasieri, Chirurgien à la Clinique Générale d’Annecy, a fait part de son expérience sur « Utilisation et avantages d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « Les avantages sont multiples et concernent tous les maillons de la chirurgie : l'instrumentation (absence d'usure et d'oxydation), le chirurgien (instrumentation toujours à disposition, sans défaut de stérilisation), les unités de stérilisation et chirurgicales (légèreté des boîtes, limitation des manipulations), l'établissement (gain de temps, d'énergie et d'espace, diminution des coûts), le patient (innocuité, sécurité). »

sterilisation hopital obtient la certification des sites de santé HON HAS

Comme le logo en bas de page en atteste, le site stérilisation hopital a été certifié aujourd'hui.
"HONcode est le plus ancien et le plus utilisé code de déontologie fiable pour l'information médicale et relative à la santé disponible sur Internet. Le HONcode est conçu pour trois types d’audience : le grand public, les professionnels de santé et l'éditeur web, faisant participer activement le responsable du site en cours de certification.
HON est une organisation non gouvernementale, internationalement connue pour son travail pilote dans le domaine de l'éthique de l'information médicale en ligne, notamment pour l'établissement de son code de conduite de déontologie, le HONcode."
source : http://www.hon.ch/HONcode/Webmasters/Visitor/visitor_f.html

"La certification des sites de santé en France résulte d’une disposition réglementaire.
La fondation Health On the Net (HON), Organisation Non Gouvernementale, effectue l'activité de certification des sites de santé depuis 1996. HON est l’organisme de certification accrédité par la Haute Autorité de Santé (HAS) en novembre 2007 pour certifier les sites de santé en France."
source : http://www.hon.ch/HONcode/Pro/visitor_safeUse3_f.html

vendredi, janvier 14 2011

Ancillaire à usage unique pour la prothese de hanche, l'avenir selon Biomet

Ci dessous, la contribution de Muriel Benedetto-Marmilloud, laboratoire BIOMET, exposant la « conception et la validation d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche », lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

instrumentation usage unique prothèse de hanche
Résumé :
Muriel Benedetto-Marmilloud, directeur R&D au sein de BIOMET, a abordé la « conception et la validation d’une instrumentation à usage unique pour la pose d’une prothèse fémorale de hanche » : « L’idée est d’apporter une solution aux problèmes de stérilisation pour la pose d’une prothèse de hanche avec l’usage unique. Une première phase a été réalisée et validée avec 50 interventions « test ». La phase de finalisation a permis d’introduire de nouveaux instruments et d’améliorer l’ergonomie. Une étude environnementale et un travail sur le packaging sont en cours. ».
Idée : Développer une instrumentation complète à usage unique pour l’arthroplastie de la hanche. Remplacer intégralement l’utilisation d’un ancillaire métallique
Exigences générales : Bio-compatibilité Résistance à la stérilisation Gamma et vapeur Possibilité d’obtention d’état de surface lisse évitant la rétention de polluants Grande ténacité pour éviter les bris d’instruments et risques d’abandon de débris dans le patient Stabilité fonctionnelle : conserver dans le temps l’aspect, la morphologie, les propriétés d’usage
Exigences particulières : La fonction de l’instrument détermine des exigences mécaniques particulières : Râpe : résistance à l ’usure (éviter les débris), grande qualité de coupe ou résistance à l’abrasion, aux déformations et aux risques de rupture, malgré une géométrie parfois complexe Impacteurs: résistance aux chocs, au matage Autres : résistance à la déformation , au matage
Composition renforcée à base de polyarylamide Très haute rigidité Module d’élasticité > 23GPa Forte résistance aux contraintes mécaniques Résistance en flexion peut atteindre 400 Mpa Facilité de mise en œuvre, également en parois minces et formes complexes Faible retrait au moulage, très reproductible Excellent fini de surface Très résistant aux rayons Gamma et à la stérilisation vapeur
Essais et validations : Caractérisation physico-chimique complète Essais mécaniques Analyses de biocompatibilité Incidence de la stérilisation et stabilité dans le temps Validations :Injection Nettoyage final Conditionnement Stérilisation Gamma
Biocompatibilité : Matériau sans antécédent pour une application similaire Données toxicologiques limitées Caractérisation chimique fournie par le fabricant insuffisante Or, Polymère, type considéré comme à risque les râpes sont en contact direct avec l’os, mais aussi le sang hypothèse : possible casse ou relargage de débris => contact permanent Cytotoxicité NF EN ISO 10993-5 Toxicité systémique aigue NF EN ISO 10993-11 Test d’irritation cutanée NF EN ISO 10993-10 Test maximalisé de sensibilisation NF EN ISO 10993-10 Hémolyse NF EN ISO 10993-4 Génotoxicité : test d’AMES NF EN ISO 10993-3 Toxicité subchronique par implantation sous-cutanée - 28 jours Essai d’implantation NF EN ISO 10993-6 Caractérisation physico-chimique complète ISO 10993-18 & -19
Tests de performance : Simulation de transport, Simulation de stockage en conditions extrêmes Test de maintien de la stérilité Test de maintien de la présentation aseptique
Prochaines étapes : Etude environnementale en cours Comparaison ancillaire 2U et traditionnel Analyse du cycle de vie Bio Intelligence service Travail sur le conditionnement des instruments Ergonomie Design Image

dimanche, janvier 9 2011

l'avis sur l'externalisation de la stérilisation de Luc Kerboull, en tant que chirurgien du CMC Paris V

Ci dessous, la contribution de Luc Kerboull, CMC Paris V, exposant « Le point de vue du chirurgien orthopédiste utilisateur de la prestation de stérilisation Sterience", lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

L'externalisation de la sterilisation selon Luc Kerboull, chirurgien
Résumé :
Luc Kerboull, CMC Paris V, a exposé « Le point de vue du chirurgien utilisateur » : « Nous coopérons avec Sterience depuis 2004. Nous travaillons avec deux rotations quotidiennes : une le matin et une le soir. Nous avons constaté de nombreux avantages : d’abord un gain de place et de temps. Le personnel peut être employé à autre chose. Tout est parfaitement sécurisé et la traçabilité est parfaite. Quel est le coût véritable ou plutôt le surcoût véritable ? On ne le sait pas vraiment. Il faut se montrer rigoureux dans l’utilisation des boîtes. Les vrais problèmes rencontrés : défauts dans la recomposition des boîtes, défaut d'application des filtres des couvercles. L’éducation des équipes chirurgicales concerne surtout l'uniformisation des boîtes de base et la nécessité de réaliser un tri à la fin de l'intervention. Enfin le problème des urgences est double : définir un stock de matériel nécessaire à la prise en charge des urgences de l'établissement dont il faut définir la typologie et sur un autre plan avoir une procédure de stérilisation en urgence en dehors des rotations programmées pour pouvoir faire face à l'imprévu. »
Le document ci- dessus évoque également la sécurité ("le syndrome «Clinique du Sport» la certification est sous la responsabilité de la société prestataire Elle assume la responsabilité du traitement et du transport Elle assume éventuellement la maintenance et le remplacement des instruments") , les problèmes et les façons d'y remédier.

La stérilisation externalisée selon Sterience

Ci dessous, la contribution de Bertrand Couton, Directeur des opérations chez Sterience, faisant le point sur l’externalisation de la stérilisation chez Sterience, lors de la 1ère édition d’ Aseptic Surgery Forum, au format ppt.

Externalisation de la sterilisation selon Sterience
Résumé :
Bertrand Couton, Directeur des opérations chez Sterience, a fait un point sur « L’externalisation de la stérilisation » : « Le 1er site Sterience a été ouvert à Lyon en 2001. Les services attendus des chirurgiens : obtention de l’état stérile conforme aux normes et à la règle, une réponse pharmaceutique, une traçabilité du process, la garantie d’un niveau de sécurité pour le patient, une adaptabilité aux pics d’activité des établissements de soin, être innovants. Il a brossé les pistes d’amélioration : des boîtes complètes, une identification individuelle et une traçabilité totale des instruments, une gestion « just in time », un véritable partenariat. » Le document ci-dessus part du concept ("L’approvisionnement SECURISE des DMR STERILES nécessaires à l’activité de soins des établissements (Bloc opératoire et Services) par la réalisation de stérilisations externalisées ou in situ et la mise à disposition de prestations personnalisées.") pour terminer par les facteurs de réussite ("Présence régulière du prestataire au bloc opératoire Accompagnement des évolutions de l’établissement de soins Un stock tampon de DM sur le centre de stérilisation La transmission des plannings opératoires Pour les ancillaires systématiquement des listings et des photos Une réelle prise en compte de l’étape de pré désinfection dans l’établissement de soins Une application de la circulaire HAS (check list") et conclure que "La qualité finale de la stérilisation des DM dépend du niveau de qualité de chacune des étapes".

samedi, janvier 8 2011

Gilles Orgeret, un kinésithérapeute passionné

Ce billet peut ne pas sembler ciblé "stérilisation" et pourtant, l'importance d'une bonne hygiène posturale, des préoccupations ergonomiques et la prise en compte du mal de dos est cruciale dans ce service médico-technique, au moins autant que dans les services de soins.
Par là au moins, les nombreux livres de Gilles Orgeret et sa démarche pédagogique de sensibilisation et de formation des personnels hospitaliers à la prévention des douleurs dorsales (notamment), justifieraient déjà largement sa mention ici.
Pourtant, c'est bien à titre personnel que je tiens à remercier ce kinésithérapeute d'exception qui se dévoue sans compter à l'hôpital pour ses patients et le service public. Je sais que si ma capsulite rétractile évolue favorablement, ce sera en très grande partie grace à lui. Merci.

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